Les Normes de santé publique de l’Ontario (les « normes ») et les protocoles intégrés présentent les normes minimales liées à la prestation de programmes et de services de santé publique par les conseils de santé. Ce document d’orientation sert d’appui seulement; il ne faut pas oublier que ce sont les normes et leurs protocoles qui articulent les exigences. L’information fournie aux présentes n’est pas imposée par la loi et n’a pas force obligatoire, à moins de précision contraire dans les normes du programme ou les protocoles dentaires.
Objectif
Objectifs
Ce document comporte quatre sections, une pour chacun des protocoles dentaires. Le renvois aux lois et aux règlements pertinents qui sont associés aux tâches et aux responsabilités assumées en vertu des normes ont été inclus, le cas échéant. Il contient également des définitions explicatives tirées de sources crédibles (p. ex. l’Organisation mondiale de la santé), des liens vers des sites Web de partenaires du gouvernement (p. ex. Statistique Canada), des données de recherches scientifiques récentes et des pratiques exemplaires d’autres territoires de compétences.
Ce document contient de l’information sur des questions et des sujets généralement abordés par le personnel dentaire de la santé publique. Il ne couvre pas toutes les questions et tous les sujets susceptibles d’intéresser le personnel. Au fur et à mesure des mises à jour de ce document, de nouveaux sujets seront traités.
Ce document ne remplace pas les exigences de la loi ou les exigences réglementaires, ni les normes ou les manuels de politiques et de méthodes des circonscriptions sanitaires. Il s’agit uniquement d’un document d’appui.
Les normes et les protocoles intégrés présentent les exigences minimales liées à la prestation des services. Le personnel doit faire appel à son jugement professionnel au moment de déterminer l'admissibilité des patients aux services préventifs. Le programme de votre circonscription sanitaire offre peut-être des services à une clientèle plus vaste d’enfants que celle prévue dans les normes minimales du protocole.
Les exigences qui figurent à la rubrique Fonctions et responsabilités opérationnelles du Protocole concernant les services de santé bucco-dentaire préventifs, 2008 (ou la version en vigueur) tiennent compte des considérations suivantes :
Alinéa 2 a) « offrir une application topique de fluor par un professionnel aux enfants qui répondent à deux ou plus des critères suivants : i) la concentration de fluor dans l’eau est inférieure à 0,3 ppm (…) » Les gestionnaires des programmes dentaires doivent s’assurer que le personnel détient l’information sur les concentrations de fluor dans l'eau, qu’il s’agisse de l’eau des municipalités auxquelles du fluor a été ajouté ou du fluor naturel dans le réseau d’alimentation en eau et les puits municipaux.
Alinéa 3 a) « proposer un soin de scellement des puits et fissures aux enfants en fonction de l’évaluation des risques de carie individuels. » L’évaluation individuelle du risque de carie dentaire doit se fonder, sans s’y limiter, sur les antécédents de carie, la morphologie dentaire, le nombre actuel de caries, les pratiques actuelles d’hygiène bucco-dentaire, l’état de l'eau quant à la fluoration, l’alimentation, les antécédents médicaux ou dentaires, l’incapacité physique et les connaissances sur les dents.
Avant d’offrir un soin préventif, le personnel doit revoir le formulaire de consentement signé par le parent ou le tuteur de l’enfant et le formulaire d’antécédents médicaux dûment signé. Si le parent est à la clinique ou s’il est joint par téléphone, le consentement et les antécédents médicaux peuvent être recueillis verbalement, puis le formulaire sera signé et consigné au dossier de l'enfant.
Pour obtenir des modèles de formulaires d’antécédents médicaux ou de l’information sur les antécédents médicaux, consultez le site Web de l’Ordre royal des chirurgiens dentistes de l'Ontario à l’adresse www.rcdso.org et celui de l’Ordre des hygiénistes dentaires de l'Ontario à l’adresse www.cdho.org.
Tous les soins préventifs doivent être offerts en conformité avec les normes de pratique du milieu communautaires dans lequel exerce le fournisseur de services.
Prestation de services : Lorsqu’un enfant est admissible à un ou plusieurs soins préventifs de la liste, le conseil de santé assurera la prestation des services et fera un effort raisonnable pour informer la famille des bienfaits associés aux soins offerts et qu’elle y ait accès.
CHOIX DE TRAITEMENTS PRÉVENTIFS
Le choix des matières utilisées doit être fondé sur les données les plus récentes sur la rentabilité et l’efficacité et sur des considérations liées à l’innocuité.
À la demande du conseiller principal en soins dentaires du ministère de la Santé et des Soins de longue durée, la Community Dental Health Services Research Unit (unité de recherche sur les services de santé dentaire communautaires) de la faculté de médecine dentaire de l’université de Toronto a remis les deux rapports suivants, fondés sur l’expérience clinique :
JOKOVIC, A. et D. LOCKER. Evidence-based Recommendations for the Use of Pit and Fissure Sealants in Ontario 's Public Dental Health Programs, Quality Assurance, no 21, 2001.
HAWKINS, R. J. et D. LOCKER. Evidence-based Recommendations for the Use of Professionally Applied Topical Fluorides in Ontario's Public Health Dental Programs, Quality Assurance, no 20, 2000.
DÉTARTRAGE
Les hygiénistes dentaires autorisés doivent se conformer aux règles de l’Ordre des hygiénistes dentaires de l'Ontario concernant les actes qu’ils accomplissent de leur propre initiative (Règl. de l'Ont. 501/07, Partie III intitulée Prescribed Contraindications to Scaling Teeth and Root Planing, Including Curetting Surrounding Tissue, on Member’s Own Initiative(disponible en anglais seulement à l’adresse suivante : http://www.cdho.org/reference/english/Contraindications.pdf). Les manuels de politiques et de méthodes du conseil de santé doivent tenir compte des hygiénistes dentaires qui sont autorisés à accomplir de leur propre initiative l’acte suivant : « le détartrage des dents et le polissage des racines, y compris le curetage des tissus avoisinants » (Loi de 1991 sur les hygiénistes dentaires) et ceux qui ne le sont pas.
CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ D’ORDRE FINANCIER
Prestation ontarienne pour enfants
L’information ci-dessous a été tirée du site du ministère des Services sociaux et communautaires le 24 juillet 2009. Elle est également affichée dans le site Web des Services à l’enfance et à la jeunesse : http://www.children.gov.on.ca/htdocs/French/topics/financialhelp/index.aspx.
Qu’est-ce que la Prestation ontarienne pour enfants?
La Prestation ontarienne pour enfants est une aide financière que les familles à faible revenu peuvent recevoir pour subvenir aux besoins de leurs enfants.
Environ 465 000 familles, soit 960 000 enfants, reçoivent tous les mois la Prestation ontarienne pour enfants dont le montant peut atteindre 1 100 $ par enfant par année. Lorsque la mise en œuvre du programme sera terminée, plus de 600 000 familles à faible revenu recevront jusqu’à 1 310 $ par enfant, par année.
Aux fins de la détermination de la Prestation ontarienne pour enfants à laquelle vous avez droit, voici la définition du revenu familial net :
Le montant du revenu net figurant à la ligne 236 de votre formulaire de déclaration de revenus de l’Agence du revenu du Canada (et celui de votre conjoint ou conjointe de droit ou de fait, le cas échéant) moins tout versement fédéral au chapitre de la Prestation universelle pour la garde d’enfants.
Pour toucher la Prestation ontarienne pour enfants, vous devez produire une déclaration de revenus pour l’année précédente et vous inscrire pour recevoir la Prestation fiscale canadienne pour enfants. L’Agence du revenu du Canada étudiera automatiquement votre admissibilité à la prestation. Pour obtenir des renseignements complémentaires sur le processus de déclaration, consultez le site Web de l’Agence du revenu du Canada.
Les critères d’admissibilité à la Prestation ontarienne pour enfants sont les mêmes pour toutes les familles de l’Ontario. Votre conjoint ou conjointe de droit ou de fait, et vous devez produire une déclaration de revenus et présenter une demande de Prestation fiscale canadienne pour enfants pour avoir droit à la Prestation ontarienne pour enfants.
Même si vous n’êtes pas normalement tenue de produire une déclaration de revenus, vous devez le faire pour obtenir la Prestation ontarienne pour enfants. Pour continuer de recevoir la prestation, votre conjoint ou conjointe de droit ou de fait, et vous devez produire une déclaration de revenus chaque année.
Pour obtenir de l’information générale sur le programme de Prestation ontarienne pour enfants, communiquez avec Service Ontario au 1 866 821-7770.
Comment puis-je m’assurer que la famille de l'enfant reçoit la Prestation ontarienne pour enfants?
La Prestation ontarienne pour enfants apparaît sur l’Avis de Prestation fiscale canadienne pour enfants et de Prestation ontarienne pour enfants envoyé au client par l’Agence du revenu du Canada en juillet. L'en-tête de cet avis porte le logo du gouvernement du Canada et celui du gouvernement de l’Ontario, à gauche ou à droite du titre Avis de Prestation fiscale canadienne pour enfants et de Prestation ontarienne pour enfants. Une description de la Prestation ontarienne pour enfants (POE) apparaît sous la description de la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE). Le nom et la date de naissance des enfants admissibles apparaissent dans le corps du texte de l’Avis, tout comme l’acronyme POE.
Pour les familles qui ont souscrit au dépôt direct et celles qui reçoivent un chèque mensuel, la Prestation ontarienne pour enfants apparaît sur le talon de chèque. L'en-tête de cet avis porte le logo du gouvernement du Canada et celui du gouvernement de l’Ontario, à gauche ou à droite de la rubrique Avis de Prestation fiscale canadienne pour enfants et de Prestation ontarienne pour enfants. Le nom et la date de naissance des enfants admissibles apparaissent dans le corps du texte de l’Avis, tout comme l’acronyme POE.
Statistique Canada, seuils de faible revenu (SFR)
Les seuils de faible revenu (SFR) constituent une échelle mise au point par le gouvernement fédéral pour cerner les familles à faible revenu.
L’information ci-dessous a été tirée du site Web de Statistique Canada le 21 octobre 2008. Pour obtenir un complément d’information, consultez la page principale du SFR de Statistique Canada : http://www.statcan.gc.ca/bsolc/olc-cel/olc-cel?catno=13-551-XIB&lang=fra
Les Seuils de faible revenu (SFR) sont des seuils, établis à partir de l'analyse des données sur les dépenses des familles, en deçà desquels les familles consacrent une part plus importante de leur revenu aux nécessités, soit l'alimentation, le logement et l'habillement, que ne le fait la famille moyenne. Afin de rendre compte des différences de coûts des nécessités entre les diverses tailles de communauté et de famille, les SFR sont calculés pour cinq tailles de communauté et sept tailles de famille.
D'autre part, les Mesures de faible revenu (MFR) sont uniquement une mesure relative du faible revenu correspondant à 50 % du revenu familial médian rajusté. Ces mesures sont différenciées selon le nombre d'adultes et d'enfants présents dans la famille afin de refléter les économies d'échelle attribuables à la taille ainsi qu'à la composition de la famille. Cette publication comprend une description détaillée des méthodes utilisées pour établir chacune de ces mesures. Elle contient aussi une explication de la définition des années de base ainsi que de la mise à jour des SFR en utilisant l'Indice des prix à la consommation.
Statistique Canada, N° 75F0002M au catalogue – No 004, ISBN 978-0-662-04153-5
Les seuils de faible revenu de 2007 et les mesures de faible revenu de 2006
Page 19
|
Régions rurales |
Régions urbaines |
|||
|---|---|---|---|---|---|
|
|
Moins de |
$30 000 à |
$100 000 |
$500 000 |
1 personne |
11,745 |
13,441 |
14,994 |
15,184 |
17,954 |
2 personne |
14,295 |
16,360 |
18,250 |
18,480 |
21,851 |
3 personne |
17,800 |
20,370 |
22,725 |
23,011 |
27,210 |
4 personne |
22,206 |
25,414 |
28,352 |
28,709 |
33,946 |
5 personne |
25,287 |
28,940 |
32,285 |
32,691 |
38,655 |
6 personne |
28,044 |
32,095 |
35,805 |
36,225 |
42,869 |
7 personnes ou plus |
38,801 |
35,250 |
39,324 |
39,819 |
47,084 |
1. Comprend les villes dont la population se chiffre entre 15 000 et 30 000 habitants et les petites régions urbaines (moins de 15 000 habitants).
Page 25
|
Régions rurales |
Régions urbaines |
|||
|---|---|---|---|---|---|
|
|
Moins de |
$30 000 à |
$100 000 |
$500 000 |
1 personne |
14 914 |
16 968 |
18 544 |
18 659 |
21 666 |
2 personne |
18 567 |
21 123 |
23 084 |
23 228 |
26 972 |
3 personne |
22 826 |
25 968 |
28 379 |
28 556 |
33 159 |
4 personne |
27 714 |
31 529 |
34 457 |
34 671 |
40 259 |
5 personne |
31 432 |
35 760 |
39 081 |
39 322 |
45 662 |
6 personne |
35 452 |
40 331 |
44 077 |
44 350 |
51 498 |
7 personnes ou plus |
39 470 |
44 903 |
49 073 |
49 377 |
57 336 |
1.Comprend les villes dont la population se chiffre entre 15 000 et 30 000 habitants et les petites régions urbaines (moins de 15 000 habitants).
Ajout de 20 % aux SFR
|
Régions rurales |
Régions urbaines |
|||
|---|---|---|---|---|---|
|
|
Moins de |
$30 000 à |
$100 000 |
$500 000 |
1 personne |
14 094 |
16 129 |
17 993 |
18 221 |
21 545 |
2 personne |
17 154 |
19 632 |
21 900 |
22 176 |
26 221 |
3 personne |
21 360 |
24 444 |
27 270 |
27 613 |
32 652 |
4 personne |
26 647 |
30 497 |
34 022 |
34 451 |
40 735 |
5 personne |
30 344 |
34 728 |
38 742 |
39 229 |
46 386 |
6 personne |
33 653 |
38 514 |
42 966 |
43 470 |
51 443 |
7 personnes ou plus |
46 561 |
42 300 |
47 189 |
47 783 |
56 501 |
1.Comprend les villes dont la population se chiffre entre 15 000 et 30 000 habitants et les petites régions urbaines (moins de 15 000 habitants).
|
Régions rurales |
Régions urbaines |
|||
|---|---|---|---|---|---|
|
|
Moins de |
$30 000 à |
$100 000 |
$500 000 |
1 personne |
17 897 |
20 362 |
22 253 |
22 391 |
25 999 |
2 personne |
22 280 |
25 348 |
27 701 |
27 874 |
32 366 |
3 personne |
27 391 |
31 162 |
34 055 |
34 267 |
39 791 |
4 personne |
33 257 |
37 835 |
41 348 |
41 605 |
48 311 |
5 personne |
37 718 |
42 912 |
46 897 |
47 186 |
54 794 |
6 personne |
42 542 |
48 397 |
52 892 |
53 220 |
61 798 |
7 personnes ou plus |
47 364 |
53 884 |
58 888 |
59 252 |
68 803 |
1.Comprend les villes dont la population se chiffre entre 15 000 et 30 000 habitants et les petites régions urbaines (moins de 15 000 habitants).
« Guide to Community Preventive Services, Systematic Reviews and Evidence Based Recommendations, Centres for Disease Prevention and Control, Economic Evaluations : Cost Effectiveness ratio (CER) or Program Cost Per Averted Decayed, Missing or Filled Tooth Surfaces (DMFS) », American Journal of Preventive Medicine, supplément de juillet 2002 (Am J Prev Med. 2002: 23 (1S) – Evidence, findings and expert commentaries.
Consulter le site à l’adresse www.thecommunityguide.org/oral/ pour obtenir les différents articles.
Pour obtenir des données de recherche permettant de prendre des décisions éclairées, consultez le site à l’adresse suivante : http://www.donneesprobantes-sante.ca/?language=fr.
MMWR. Recommendations for Using Fluoride to Prevent and Control Dental Caries in the United States, [En ligne]. [http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/rr5014a1.htm]. (Consulté le 17 août 2001
Toutes proportions gardées, les mesures liées au fluor sont rentables pour les personnes qui présentent un risque élevé de caries dentaires. Les personnes qui présentent un faible risque ayant peu de caries, les avantages associés à la prise de mesures de prévention de la carie additionnelles, outre la fluoration de l'eau et l’utilisation de dentifrice au fluor, sont limités, même si elles se sont révélées efficaces chez les populations qui présentent un risque élevé. [Traduction]
CDC Guide to Community Preventive Services, Systematic Reviews and Evidence-Based Recommendations, [En ligne]. [http://www.thecommunityguide.org/oral/].
Des programmes offerts à l’école ou liés à l’école et le scellement des puits et des fissures à l’aide de résine ont entraîné une réduction médiane des caries occlusales de l’ordre de 60 % sur les dents postérieures des enfants âgés de 6-17 ans. Les tableaux d’analyse économique illustrent le coût par dent cariée, manquante ou obturée (DCMO) évitée (de 70 à 139 $US en 1997), comparativement au coût de la résine de scellement par personne (y compris le personnel, les coûts indirects, les biens d’équipement et le matériel de scellement) (22,82 $US en 1981).
Health Partners Dental Group and Clinics’ Caries guidelines. Offre des recommandations sur les processus d’évaluation, d’analyse de risques et d’interventions en matière de caries chez les enfants. Ces lignes directrices offrent un résumé des traitements recommandés et les données statistiques connexes : http://www.guideline.gov/summary/summary.aspx?view_id=1&doc_id=12538.
L’American Dental Association Council on Scientific Affairs a publié des recommandations fondées sur l’expérience clinique concernant l’utilisation de résine pour scellement des puits et fissures :
American Dental Association Council on Scientific Affairs. « Evidence-Based Clinical Recommendations for the Use of Pit-and-Fissure Sealants : A Report of the American Dental Association Council on Scientific Affairs », J Am Dent Assoc, vol. 139, no 3, pp. 257-268, [En ligne]. [http://jada.ada.org/cgi/content/short/139/3/257].
Ces lignes directrices offrent une évaluation critique, un résumé des données scientifiques et des recommandations visant la prise de décisions cliniques éclairées sur l’utilisation de résine pour le scellement des puits et des fissures présentés dans un tableau facile à consulter : http://www.guideline.gov/summary/summary.aspx?view_id=1&doc_id=12991.
American Dental Association Council on Scientific Affairs. « Professionally Applied Topical Fluoride : Evidence-based Clinical Recommendations ». JADA, vol. 137, p. 1151. Août 2006, [En ligne] [http://www.ada.org/].
Les circonscriptions sanitaires doivent faire preuve de discrétion lorsqu’elles décident de modifier des protocoles de dépistage en raison des particularités de certains milieux, y compris, mais sans s’y limiter, les écoles intermédiaires (où il n’y a pas de deuxième année pour déterminer le degré de risque) et les petites écoles privées.
Lorsque le personnel d’une circonscription sanitaire se voit refuser l'accès à une école, des efforts raisonnables doivent être faits pour informer les familles les programmes et les services de la circonscription sanitaire et sur la façon de s’en prévaloir. Cette mesure peut être prise par l’intermédiaire d’une combinaison de stratégies de communication, y compris, mais sans s’y limiter, l’affichage dans le site Web, les bulletins, les médias, le publipostage et les affiches.
L’accès aux clients âgés de 14 à 17 ans peut être difficile. Le dépistage courant n’est pas obligatoire aux termes des normes. C’est pourquoi d’autres stratégies, comme celles mentionnées ci-dessus, devront être prises en considération.
Un « point d'entrée à l’extérieur de l’école » est un lieu autre qu’une école où le dépistage dentaire peut être effectué. Par exemple, un centre de développement de la petite enfance de l'Ontario, une banque d’alimentation ou une clinique de la circonscription sanitaire.
Alinéa 2 d) « effectuer un examen annuel de dépistage de la santé bucco-dentaire auprès de tous les élèves de 2e année dans toutes les écoles. Ce dépistage doit comprendre une notation « d + D »(…) et e) « appliquer les définitions suivantes (…) ». Les résultats « d + D » des élèves de deuxième année de l'année scolaire précédente ou de l'année scolaire en cours peuvent être utilisés à la discrétion de la circonscription sanitaire. Lorsque les statistiques de l'année précédente sont utilisées et que les statistiques actuelles révèlent que la clientèle de l’école présente un risque élevé, la circonscription sanitaire devrait songer à offrir un dépistage additionnel si ses ressources le permettent et si les parents ont été avisés de cette nouvelle intervention.
Alinéa 3 a) « SISB ou toute autre méthode indiquée par le Ministère ». Il s’agit du Système d'information sur la santé buccodentaire (SISB), soit la base de données actuelle, et de tout autre logiciel qui sera créé par le Ministère pour remplacer ou complémenter le SISB.
Les données recueillies dans les écoles par les circonscriptions sanitaires et entrées dans le module de dépistage du SISB seront téléchargées dès que possible vers le serveur central. Idéalement, le délai maximal de téléchargement est de un jour, mais il peut être plus long dans les régions éloignées où le personnel est parfois à l’extérieur du bureau durant de longues périodes.
Quels renseignements doit comprendre l'avis envoyé aux parents avant la visite de la circonscription sanitaire à l’école de leur enfant en vue du dépistage dentaire, conformément à l’exigence en matière de santé de l’enfant no 10?
Un avis doit être envoyé aux parents chaque année, et ceux-ci doivent être informés du processus à suivre pour exempter leur enfant du dépistage en santé bucco-dentaire ou pour se prévaloir de ce service. Cet avis doit comprendre le nom et les coordonnées de la personne à joindre pour prendre ces mesures. Il doit également stipuler que la circonscription sanitaire communiquera avec les parents des enfants qui ont des problèmes dentaires nécessitant une prise en charge urgente ou qui sont admissibles à un des services préventifs décrits dans les Normes de santé publique de l’Ontario.
Indice de fluorose
(Remarque : Pour imprimer cette page séparément, cliquez ici)
N. B. : Il s’agit d’un champ facultatif.
Champ à un caractère. La fluorose se manifeste de façon bilatérale sur des paires de dents qui se développent en même temps (p. ex. la 11 et la 21). Pour conclure à la fluorose, les deux dents de la paire doivent être touchées de la même façon. Attribuez une cote à la paire bilatérale de dents homologues permanentes dont l’atteinte est la plus grave. La fluorose est un défaut de formation de l’émail attribuable à l’exposition à des concentrations élevées de fluor au cours du développement des dents. Les manifestations cliniques de la fluorose varient de petites taches blanches presque invisibles (exposition à de faibles concentrations de fluor) à la perte importante d’émail extérieur (exposition à des concentrations élevées de fluor).
Cependant, il existe d'autres causes d’hypoplasie de l’émail (p. ex. trauma et troubles métaboliques, entre autres). Dans les cas légers, il peut être difficile de poser un diagnostic différentiel, surtout si des antécédents clairs d'exposition au fluor ne peuvent être établis. Les cas graves sont généralement plus faciles à distinguer.
Les opacités qui ne sont pas causées par l'exposition au fluor se trouvent généralement au centre des surfaces lisses de dents isolées. Ces opacités sont d’ordinaire circulaires ou ovales et se démarquent clairement de l’émail normal adjacent. N’importe quelle dent peut être touchée, mais normalement, seules quelques dents présentent des taches (plus précisément de une à trois dents). Les lésions sont courantes sur les dents temporaires et sur les surfaces labiales des incisives inférieures. Il se peut que l’examen de l’émail à la sonde exploratrice révèle une surface rugueuse. Les lésions sont généralement plus visibles à la lumière vive, surtout à un angle légèrement perpendiculaire à la surface de la dent.
Les lésions de fluorose touchent souvent la pointe des cuspides ou les bouts incisifs et prennent souvent la forme d’arêtes parallèles aux lignes incrémentales de l’émail qui se confondent imperceptiblement dans l’émail normal avoisinant. Ces lésions touchent des paires de dents bilatérales (p. ex. la 11 et la 21). Les canines, les prémolaires, les deuxièmes et les troisièmes molaires sont les foyers les plus courants de ces lésions. Les lésions de fluorose touchent rarement les incisives inférieures et presque jamais la première dentition. Lorsqu’elles sont légères, les lésions ont un aspect papyracé (qui à l’apparence du papier). L’examen des dents touchées à la sonde exploratrice révèle un émail lisse, et les marques sont souvent invisibles à la lumière vive.
Le diagnostic différentiel des cas légers de fluorose étant difficile à poser, attribuez la cote 0 si vous êtes dans le doute. Si, selon vous, le fluor est réellement à l’origine des lésions observées, attribuez une cote en fonction de la paire bilatérale de dents homologues dont l’état est le plus grave, selon vos observations. Si une seule dent est touchée (et non une paire de dents), vous ne pouvez conclure à la lésion de fluorose.
0 = Aucune tache
1 = Tache blanche parcheminée couvrant moins de 1/3 de la surface de l’émail
2 = Tache blanche parcheminée couvrant plus de 1/3, mais moins de 2/3 de la surface de l’émail
3 = Tache blanche parcheminée couvrant 2/3 ou plus de la surface de l’émail
4 = Tache et (ou) érosion en association avec 1, 2 ou 3
Diagramme pour l’établissement de l’indice de fluorose
N. B. : Il s’agit d’un champ facultatif.
Examen visuel seulement, sans toucher. Ce champ à un caractère sert à déterminer la présence de gingivite autour d’une ou plusieurs dents.
0 = Aucune dent touchée
1 = Oui (inflammation bien définie, rougeur, bouffissure, altération de la texture autour d’une ou de plusieurs dents)
9 = Valeur manquante (la valeur par défaut sera automatiquement attribuée par le SISB à moins que vous n’entriez 0 ou 1)
Dents temporaires cariées, extraites ou obturées/Dents permanentes cariées, manquantes ou obturées
N. B. : La composante « d + D » de cet indice est obligatoire. Les composantes « e + M » et « f + F » sont facultatives.
Utilisation de sondes exploratrices : Les hygiénistes dentaires utilisent des sondes exploratrices ponctuellement et dans des contextes précis. Aucune exploration sous-gingivale n’est effectuée à la sonde. Les sondes exploratrices ne sont pas utilisées pour sonder (en utilisant de la force) la surface de la dent.
L’utilisation de la sonde exploratrice à bout arrondi par l’hygiéniste dentaire doit être réservée aux contextes suivants :
La sonde exploratrice stérilisée à bout arrondi est la seule sonde qui doit être utilisée pour réaliser l'examen visant à déceler les dents temporaires cariées, extraites ou obturées ou les dents permanentes cariées, manquantes ou obturées. La pression exercée pour diagnostiquer les caries doit être légère, comme si la pointe de la sonde exploratrice était appuyée sur un ongle sans causer une blancheur de la peau sous-jacente.
Voici la définition de l’Organisation mondiale de la Santé sur laquelle se fonde le diagnostic de la lésion carieuse.
« Présence d’une lésion dans un puits ou une fissure ou sur la surface lisse d’une dent, associée à une cavité franche, une altération de l’émail ou un ramollissement décelable de la paroi. Les dents temporairement obturées ou les dents scellées (…) qui sont cariées doivent également être incluses dans cette catégorie. Dans les cas où la couronne dentaire est détruite par la carie et où il ne reste que la racine, on estime que la carie a pris naissance dans la couronne. Le diagnostic est donc celui d’une carie de la couronne dentaire. En cas de doute, il ne faut pas poser un diagnostic de carie dentaire. » [Traduction]
[ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. Oral Health Surveys, Basic Methods,4e édition, 1997, p. 41].
L’utilisation d’abréviations et d’acronymes est acceptable, pourvu que l’uniformité des dossiers soit assurée et qu’il s’agisse d’une terminologie répandue qui pourra être comprise par le personnel de toutes les circonscriptions sanitaires. Veuillez consulter la terminologie acceptable ci-dessous.
Nomenclature de la Fédération dentaire internationale (FDI)
Supérieur droit |
17 16 15 14 13 12 11 |
21 22 23 24 25 26 27 |
Supérieur gauche |
|---|---|---|---|
|
55 54 53 52 51 |
61 62 63 64 65 |
|
|
85 84 83 82 81 |
71 72 73 74 75 |
|
Inférieur droit | 47 46 45 44 43 42 41 |
31 32 33 34 35 36 37 |
Inférieur gauche |
Ainsi, la dent
17 = est la deuxième molaire permanente dans le premier quadrant, ou quadrant supérieur droit
16 = est la première molaire permanente dans le premier quadrant, ou quadrant supérieur droit
15 = est la deuxième prémolaire permanente dans le premier quadrant, ou quadrant supérieur droit
14 = est la première prémolaire permanente dans le premier quadrant, ou quadrant supérieur droit
13 = est la canine maxillaire permanente dans le premier quadrant, ou quadrant supérieur droit
12 = est l’incisive latérale maxillaire permanente dans le premier quadrant, ou quadrant supérieur droit
11 = est l’incisive centrale maxillaire permanente dans le premier quadrant, ou quadrant supérieur droit
75 = est la deuxième molaire temporaire dans le septième quadrant, ou quadrant inférieur gauche
74 = est la première molaire temporaire dans le septième quadrant, ou quadrant inférieur gauche
73 = est la canine temporaire dans le septième quadrant, ou quadrant inférieur gauche
72 = est l’incisive latérale mandibulaire temporaire dans le septième quadrant, ou quadrant inférieur gauche
71 = est l’incisive centrale mandibulaire temporaire dans le septième quadrant, ou quadrant inférieur gauche
Définitions pour l’utilisation du SISB
À extraire = AE
À rappeler = AR
Abcès = ABS
Absent = Abs
Aide à l'égard d'enfants qui ont un handicap grave = AEHG
Amalgame = Am
Appel téléphonique = AT
Assistant dentaire agréé = ADA
Aucun changement aux antécédents médicaux = ACAM
Aucun résultat significatif = ARS
Aucun soin requis (aucun traitement ou soin préventif) = ASR
Avis aux parents (PSDE) = AP
Buccal (voir « vestibulaire »)
Caries de la petite enfance = CPE
Centre de développement de la petite enfance de l'Ontario = CDPEO
Cliché céphalométrique = CEPH
Consentement = cons
Couronne = CR
Couronne d’acier inoxydable = CAI
Dans les limites normales = DLN
Défaut de l’émail = DE
Dent surnuméraire = 99
Dents permanentes cariées, manquantes ou obturées = DCMO
Dents temporaires cariées, extraites ou obturées = dceo
Détartrage = Dt
Directive d’hygiène bucco-dentaire = DHB
Docteur en chirurgie dentaire = DDS
Docteur en médecine dentaire = DMD
Extra-oral (p. ex. un examen) = EO
Fluor = FL
Fluor topique appliqué par un professionnel = FTAP
Fluorose = Fl
Formulaire de demande de règlement du PSDE = FDP
Gingivite = Gng
Gingivite ulcéreuse nécrosante aiguë = GUNA
Grand, gros = gr
Hygiéniste dentaire autorisé = HDA
Incisive = I
Intra-oral (p. ex. un examen) = IO
Labial (voir « vestibulaire »)
Large = lg
Lingual = L
Loi sur la protection et la promotion de la santé = LPPS
Mandibulaire = Md
Manquante = M (dans le contexte des dents permanentes cariées, manquantes ou obturées, ou DCMO)
Maxilllaire = Mx
Message vocal = MV
Message vocal laissé = MVL
Ministère de la Promotion de la santé = MPS
Ministère de la Santé et des Soins de longue durée = MSSLD
Ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse = MSEJ
Ministère des Services sociaux et communautaires = MSSC
Mobile/Mobilité = I, II ou III
Motif de consultation = MC
Nombre total de dents temporaires cariées, extraites ou obturées + nombre total de dents permanentes cariées, manquantes (en raison de la carie dentaire) ou obturées = dceo + DCMO
Non admissible = NA
Non urgent = Non u
Normes de santé publique de l’Ontario = NSPO
Obturée = O
Ontario au travail = OT
Ordonnance = Rx
Ordre des hygiénistes dentaires de l'Ontario = OHDO
Palatin (voir lingual)
Périapical (peut qualifier une radiographie ou la région périapicale) = PA
Périodontique ou parodontologie = perio
Préscolaire = Pre-s
Programme de soins dentaires pour enfants = PSDE
Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées = POSPH
Prophylaxie = prophy
Prothèse complète = PC
Prothèse inférieure complète = PIC
Prothèse partielle = PP
Prothèse supérieure complète = PSC
Quadrant = 1, 2, 3 ou 4 pour la dentition permanente et 5, 6, 7 et 8 pour la dentition temporaire
Radiographie panoramique = PAN
Radiographie rétrocoronaire = RC ou BW
Régime de soins dentaires spéciaux = RSDS (pour prestataires de l’aide sociale admissibles)
Résine composite = Comp
Restauration temporaire = Temp
Ordre royal des chirurgiens dentistes de l'Ontario (Royal College of Dental Surgeons of Ontario) = RCDS of Ontario
Scellant pour puits et fissures = SPF
Sensible à la percussion = SP
Services préventifs seulement = SPS
Société d'aide à l'enfance = SAE
Soins d’urgence pour les enfants (enfant admissible au PSDE en raison de son âge et de son état de santé bucco-dentaire). Admissibilité financière à déterminer = SUE
Soumis au dépistage = D
Surface antérieure = A (dans le contexte de l’anatomie dentaire)
Surface distale = D
Surface occlusale = O
Surface vestibulaire (au lieu de « B » pour « buccal », « L » pour « labial » et « F » pour « facial
») = V
Système d’information sur la santé buccodentaire = SISB
Tartre = Tart
Traitement = Tx
Traitement de canal = TC
Va rappeler = VR
À la demande du conseiller principal en soins dentaires du ministère de la Santé et des Soins de longue durée, la Community Dental Health Services Research Unit de la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Toronto a élaboré et testé un outil de dépistage des problèmes dentaires chez les enfants destiné aux parents et aux fournisseurs de soins.
Prakash, P., A. JOKOVIC, et D. LOCKER. Development and Validation of a Pediatric Dental Screening Instrument, Health Measurement and Epidemiology report no 22, Toronto, ON, Université de Toronto, Community Dental Health Services Research Unit, 2006. Disponible sur le site de collaboration du SISB.
Cette unité de recherche a également rédigé trois rapports sur l’évaluation des programmes de dépistage :
LOCKER, D. et coll. Evaluation of Ontario's Dental Screening Program for Schoolchildren, Program Evaluation, report no 7, Toronto, ON, Université de Toronto, Community Dental Health Services Research Unit, 2001.
LOCKER, D. Evaluation of Ontario's Dental Screening Program for Schoolchildren, Program Evaluation, report no 5, Toronto, ON, Université de Toronto, Community Dental Health Services Research Unit, 2001.
LOCKER, D. Evaluation of Ontario's Dental Screening Program for Schoolchildren, évaluation de Program Evaluation, report no 4, Toronto, ON, Université de Toronto, Community Dental Health Services Research Unit, 2001.
DÉTERMINATION DU DEGRÉ DE DIFFICULTÉ FINANCIÈRE DANS LE CADRE DE L’ACCÈS AU psde
L’information suivante vise à éclaircir le sens du terme « difficulté financière ». Elle sert d’appui aux circonscriptions sanitaires dans les situations ci-dessous.
Le but du PSDE est d’éviter les « difficultés financières » aux familles dont un ou plusieurs enfants nécessitent des soins dentaires d’urgence. Les familles admissibles au programme sont celles qui connaîtraient des « difficultés financières » si elles assumaient les frais des soins dentaires requis (par les enfants admissibles au PSDE en vertu de leur état de santé bucco-dentaire, conformément à l'examen d’un membre du personnel de la circonscription sanitaire). Ces « difficultés financières » se traduiraient par l’une des conséquences suivantes :
Si a) une famille demande ce que signifie le terme « difficulté financière » ou b) une plainte est déposée concernant une famille qui se prévaut des services du PSDE alors qu’elle a peut-être les moyens d'assumer les frais des traitements (c.-à-d. un cas où une enquête sur un client du PSDE s’imposerait), voici des questions que vous pourriez poser au parent ou au tuteur pour déterminer si l’enfant est admissible au programme en vertu de la situation financière de sa famille.
Si la réponse à l’une ou plusieurs des cinq premières questions est « oui », vous devez expliquer que le PSDE a été conçu pour appuyer les familles qui vivent de telles situations.
Si la réponse aux cinq premières questions est « non » ou si la réponse à la dernière question est « oui », vous pouvez :
Tenue des dossiers
La consignation au dossier de notes détaillées et exactes sur les échanges avec les clients constitue l’un des aspects les plus importants des tâches à assumer en vertu des normes. Le Système d'information sur la santé buccodentaire (SISB) permet au personnel de prendre des notes détaillées sur les conversations avec les clients, les parents ou les tuteurs et les autres professionnels des soins dentaires qui interviennent dans la prise en charge des patients. La tenue rigoureuse des dossiers est une responsabilité professionnelle, éthique et juridique pour les professionnels de la santé bucco-dentaire. Elle favorise l’innocuité des traitements offerts aux patients, la continuité des soins dentaires et la protection du fournisseur de soins. L’Ordre royal des chirurgiens dentistes de l'Ontario (RCDS of Ontario) et l’Ordre des hygiénistes dentaires de l’Ontario (OHDO ) ont tous deux des lignes directrices qui doivent être suivies pour veiller à ce que tous les dossiers soient complets et exacts.
Renseignements personnels sur la santé
L’information ci-dessous est tirée des pages 9 et 10 du document intitulé Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels sur la santé : Présentation à l’intention des dépositaires des renseignements personnels sur la santé, ministère de la Santé et des Soins de longue durée, août 2004. Toute référence à un numéro d’article renvoie à un article de la Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels sur la santé (LPRPS).
Que sont les « renseignements personnels sur la santé »?
Les « renseignements personnels sur la santé » comprennent des renseignements verbaux ou écrits concernant un particulier, si les renseignements :
• ont trait à la santé physique ou mentale du particulier, notamment les renseignements relatifs aux antécédents de santé de sa famille;
• ont trait aux soins de santé apportés au particulier, notamment à l’identification d’une personne comme fournisseur de soins de santé pour ce particulier;
• constituent un programme de services au sens de la Loi de 1994 sur les soins de longue durée pour ce particulier;
• ont trait aux paiements relatifs aux soins de santé fournis au particulier ou à son admissibilité à ces soins;
• ont trait au don d’organes ou de substances corporelles par ce particulier, ou s’ils sont dérivés des tests effectués sur ces organes ou substances;
• représentent le numéro de carte santé de ce particulier;
• permettent d’identifier le mandataire spécial du particulier : paragraphe 4 (1).
Les renseignements sont « identificateurs » lorsqu’ils permettent d'identifier un particulier ou lorsqu'il est raisonnable de penser, dans les circonstances, qu'ils peuvent être utilisés, seuls ou avec d'autres renseignements, pour identifier le particulier : paragraphe 4 (2). Il n’est pas nécessaire que le particulier soi nommé pour que les renseignements soient considérés comme des renseignements personnels sur la santé.
Les « renseignements personnels sur la santé » comprennent également d’autres renseignements d’identification contenus dans le même dossier que les renseignements décrits ci-dessus : paragraphe 4 (3). C’est ce que l’on appelle un « dossier mixte ».
Règle générale, les « renseignements personnels sur la santé » ne contiennent pas de renseignements d’identification détenus par les dépositaires de renseignements sur la santé en tant qu'employeurs; c.-à-d., les renseignements personnels sur la santé concernant un employé et gardés principalement dans un but autre que de fournir des soins de santé à cet employé : paragraphe 4 (4). Par exemple, les renseignements contenus dans le dossier des ressources humaines concernant une infirmière employée par l’hôpital ne seraient pas considérés comme des renseignements personnels sur la santé, même s’ils contenaient des renseignements permettant d’identifier l'infirmière ou toute autre personne (p. ex., dans le but d’accommoder un handicap, pour proposer un congé de maladie ou pour superviser la performance de l'employée offrant des soins aux patients). Si cette employée ou infirmière était traitée en tant que patiente de l’hôpital cependant, les renseignements présents dans son dossier médical seraient considérés comme des renseignements personnels sur la santé.
Il est à noter que la LPRPS ne s'applique pas aux renseignements personnels sur la santé d’un particulier après un délai de 120 ans suivant la création du dossier ou de 50 ans suivant le décès du particulier : paragraphe 9 (1).
Loi de 1990 sur les services à l'enfance et à la famille
Loi de 1991 sur les professions de la santé réglementées
Loi de 1991 sur les hygiénistes dentaires
Loi de 1991 sur les dentistes
Qualifications du personnel des conseils de santé, Règl. de l’Ont. 566 (Loi sur la protection et la promotion de la santé)
Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels sur la santé
Loi de 1990 sur l'accès à l'information municipale et la protection de la vie privée
Les sites Web de l‘Ordre royal des chirurgiens dentistes de l'Ontario www.rcdso.org/ et de l’Ordre des hygiénistes dentaires de l’Ontario http://www.cdho.org/ contiennent de l’information concernant les normes de pratique professionnelle (la consignation de notes aux dossiers, le consentement éclairé, les mesures de lutte contre les infections, etc.)
Vous trouverez ci-dessous des définitions applicables aux exigences qui figurent à la rubrique Rôles et responsabilités opérationnels du Protocole de surveillance des concentrations de fluorure dans les réseaux communautaires, 2008 (ou la version en vigueur).
En ce qui a trait à l’alinéa 2 ii) Avis – L’avis est transmis par les voies de communication ordinaires de votre circonscription sanitaire (site Web, bulletins à l’intention des fournisseurs de soins, communiqués de presse, etc.)
Il faut attendre 90 jours pour aviser les fournisseurs de soins et la collectivité lorsque les concentrations de fluorure sont inférieures au seuil thérapeutique parce qu’il faut tenir compte des interruptions causées par l’entretien périodique de l’équipement de fluoration et l’entretien ponctuel en cas de bris d’une pièce ou d’accès interrompu à la source d’approvisionnement en fluorure.
L’acide fluorosilicique est une solution aqueuse transparente et incolore (elle peut varier de limpide à jaune blé) utilisée à différentes fins, l’utilisation principale étant le traitement de l’eau pour la fluoration (définition de la National Sanitation Foundation [NSF], site Web de la Public Health and Safety Company : http://www.nsf.org/business/water_distribution/pdf/NSF_Fact_Sheet.pdf. Consulté le 8 décembre 2008).
Les termes ci-dessous sont définis dans le Règlement sur les réseaux d’eau potable (Règlement de l’Ontario 170/03) de la Loi de 2002 sur la salubrité de l'eau potable, (disponible sur le site Lois-en-ligne à l’adresse http://www.e-laws.gov.on.ca/navigation?file=home&lang=fr),
Les Normes de qualité de l’eau potable de l’Ontario forment le Règlement de l’Ontario 169/03.
Parmi les passages pertinents pour le personnel dentaire se trouvent l’Annexe 7, Vérifications de fonctionnement (l’article 7.4 traite de la fluoration) l’Annexe 13, Échantillonnages et analyses chimiques (l’article 13-9 traite de la fluoration), l’Annexe 15, Échantillonnages et analyses chimiques (l’article 15-6 traite du fluor), l’Annexe 16, Rapport des résultats d’analyse insatisfaisants et d’autres problèmes (l’article 16-1 traite des concentrations de fluor excédant 1,5 mg/L).
Document d'aide technique pour les normes, directives et objectifs associés à la qualité de l'eau potable en Ontario, juin 2003 (révisé en juin 2006) (ou la version actuelle)
Loi de 2002 sur la salubrité de l'eau potable
Normes de qualité de l’eau potable de l’Ontario, Règlement de l’Ontario 169/03, (Loi de 2002 sur la salubrité de l'eau potable)
Réseaux d'eau potable, Règlement de l'Ontario 170/03 (Loi de 2002 sur la salubrité de l'eau potable)
Drinking Water Testing Services, Règlement de l’Ontario 248/03 (Loi de 2002 sur la salubrité de l'eau potable) (en anglais seulement)
Pour en savoir plus sur le fluor (p. ex. les suppléments, le dentifrice, la fluoration de l'eau), veuillez consulter les sites Web suivants :
L’Association dentaire canadienne (foire aux questions sur le fluorure)
Santé Canada, Bureau du dentiste en chef
Santé Canada (Votre santé et vous)
Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, Centers for Disease Control and Prevention – Water Fluoridation (contexte, rapports et articles choisis, rentabilité, revues systématiques et revues fondées sur l’expérience clinique, recommandations du directeur du Service de santé publique des États-Unis sur la fluoration de l'eau potable)
Le PSDE a été créé pour assurer le traitement des enfants souffrant d’affections dentaires nécessitant une prise en charge urgente si leurs parents ou tuteurs n’ont pas d’assurance-soins dentaires et ne peuvent pas assumer les frais des traitements.
Prise en charge urgente ou indispensable – Ces termes sont définis dans le Guide des services dentaires et des tarifs du Programme de soins dentaires pour enfants (PSDE), à la section intitulée Définitions visant à déterminer l’admissibilité médicale (dentaire) au PSDE.
Urgent – Se dit d’un cas admissible au PSDE en raison de l’état de santé bucco-dentaire de l’enfant. Voir la définition du terme « Prise en charge indispensable » dans le document Guide des services dentaires et des tarifs du PSDE.
Non urgent – Se dit d’un cas qui ne nécessite pas une prise en charge urgente ou indispensable, conformément à la définition de ces termes dans le document Guide des services dentaires et des tarifs (PSDE). Il se peut qu’un enfant présente une ou plusieurs affections bucco-dentaires qui ne répondent pas aux critères du PSDE, mais que le fournisseur de soins dentaires recommande tout de même un traitement. Cette recommandation dépasse la portée du PSDE. Le personnel du programme doit informer le parent du fait que le PSDE ne couvre pas les frais du traitement recommandé, ce qui ne signifie pas que celui-ci n’est pas nécessaire.
L’acide fluorosilicique est la forme de fluor la plus couramment utilisée dans la fluoration de l'eau. Consultez l’usine locale de traitement de l'eau pour confirmer le type de fluor utilisé dans votre région.
AFTP = application de fluor topique par des professionnels
SPF = scellant pour puits et fissures
Nous remercions la faculté de médecine dentaire de l’Université de Toronto pour l’autorisation visant l’utilisation du contenu suivant.
Explication des symboles pour la consignation de notes au dossier
Dent inclinée
Hypocalcification
Dents basculées
Contect intermitent
Contact ouvert
Couronne (p. ex. restauration céramo-métallique
Migration
Abrasion
Attrition
Extrusion
Dent à éruption partielle
Dent incluse
Inclusion
disto-angulaire
Érosion
Hypoplasie
Dent manquante
Obturation du canal radiculaire
Récession
Caries
Restauration (p. ex. Am ou couronne)
Radiographie du canal radiculaire - court
Débordement
Couronne fracturée
Translucide à la radiographie périapicale
Atteinte de furcation
Implant
Pont
MOBILITÉ (0-3)
RÉCESSION
palatial
saignement lors de l’examen à la sonde
profondeur du sillon
profondeur du sillon
saignement lors de l’examen à la sonde
RÉCESSION
NO DOSSIER :
Maxillaire
QUANTITÉ DE GENCIVE ATTACHÉE
