Coprésidentes du groupe de travail :
Liz Haugh
Lorna Larsen
Membres du groupe de travail :
Diane Shrott
Nancy Summers
Lia Swanson
Connie Wowk
Consultante en santé mentale :
Cindy Rose
Rédactrice pour le groupe de travail :
Elizabeth Berry
Correctrice-réviseure :
Diane Finkle Perazzo
Le Groupe de travail sur le Document d'orientation sur la santé génésique aimerait remercier les personnes suivantes pour leur contribution au projet.
Nous remercions également les membres du Comité directeur du projet ainsi qu’Action Cancer Ontario et le ministère de la Promotion de la santé de l’Ontario: leur orientation stratégique et leur soutien à la rédaction ont été d’une aide inestimable.
Liz Haugh
Lorna Larsen
Coprésidentes
Conformément à l’article 7 de la Loi sur la protection et la promotion de la santé (LPPS), le ministre de la Santé et des Soins de longue durée a publié les Normes de santé publique de l’Ontario (NSPO) à titre de lignes directrices relativement à l’offre de programmes et de services de santé obligatoires. Les 36 conseils de santé de l’Ontario sont responsables de l’application des normes du programme, y compris les protocoles qui y sont intégrés. En vertu d’un décret en conseil, le ministère de la Promotion de la santé (MPS) a la responsabilité de quatre de ces normes : a) Santé génésique, b) Santé de l’enfant, c) Prévention des blessures et du mésusage de substances et d) Prévention des maladies chroniques. Le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse (MSEJ) est quant à lui responsable, par décret également, de l’administration des normes relatives à la santé de la famille qui ont trait au programme « Bébés en santé, enfants en santé ».
Les NSPO (1) reposent sur quatre principes : le besoin, l’effet, la capacité ainsi que le partenariat et la collaboration. Une norme fondamentale couvre quatre aspects précis : a) l’évaluation de la santé de la population, b) la surveillance, c) la recherche et l’échange de connaissances et d) l’évaluation des programmes.
Le MPS a travaillé en collaboration avec des spécialistes locaux en santé publique afin d’élaborer une série de documents d’orientation ayant pour but d’aider les conseils de santé à définir les questions et les approches nécessitant un examen local et à appliquer les normes. Bien que les NSPO et les protocoles connexes publiés par le ministère conformément à l’article 7 de la LPPS aient force obligatoire, la loi ne prévoit pas la mise en œuvre obligatoire des documents d’orientation qui ne sont pas incorporés par renvoi aux NSPO. Ils constituent des ressources visant à aider les professionnels au service des conseils de santé locaux à planifier et à accomplir les tâches dont ils sont responsables aux termes de la LPPS et des NSPO. Les documents traitent également des déterminants sociaux de la santé et de l’importance du bien-être mental.
Les employés des ministères de la Santé et des Soins de longue durée, des Services à l’enfance et à la jeunesse, des Transports et de l’Éducation ont été consultés dans le cadre de l’élaboration des documents d’orientation. Le ministère de la Promotion de la santé a publié sept documents en appui à l’application des normes du programme dont il est responsable, soit :
Le présent document d’orientation contient des indications précises sur les exigences des NSPO en lien avec la santé génésique.
La Section 2 de ce document d’orientation contient de l’information générale sur la santé génésique. Elle traite notamment de l’importance de cette question de santé publique et du fardeau qu’elle représente. Elle comprend également un bref aperçu de l’orientation des politiques provinciales, des arguments et des raisonnements à l’appui de cette orientation et des stratégies visant à alléger le fardeau. On s’y penche également sur le bien être mental et les déterminants sociaux des problèmes de santé.
La Section 3 contient le libellé de chaque exigence du programme contenue dans les NSPO (1) et traite des pratiques fondées sur des données probantes, des innovations et des priorités dans le contexte de l’évaluation de la situation, des politiques, des programmes et du marketing social, ainsi que de l’évaluation et de la surveillance. On y trouvera des exemples sur ce qui a été fait en Ontario et ailleurs.
La Section 4 explique et examine les sphères d’intégration avec les exigences des normes relatives à d’autres programmes, notamment la détermination d’occasions de partenariat à différents échelons avec des suggestions de rôles à chaque échelon(conseils de santé, organismes communautaires et autres aux échelons provincial et municipal), ainsi que la recherche de possibilités de collaboration avec d’autres stratégies et programmes comme la stratégie Ontario sans fumée et le programme« Bébés en santé, enfants en santé ».
Enfin, la Section 5 présente les principaux outils et ressources pouvant aider le personnel des conseils de santé locaux à appliquer les normes de leurs programmes et à évaluer ses interventions. Quant à la Section 6, elle renferme la conclusion.
Ce document d’orientation vise à servir d’outil définissant les principaux concepts et ressources pratiques pouvant être utilisés par les employés du secteur de la santé publique aux fins de planification de la promotion de la santé. Il offre aux directeurs et au personnel de première ligne des conseils et des directives concernant une approche globale de promotion de la santé afin de répondre aux exigences des NSPO de 2008 relatives aux programmes Santé des enfants, Prévention des maladies chroniques, Prévention des blessures et du mésusage de substances et Santé génésique.
Le programme Santé génésique a pour but de « permettre aux personnes et aux familles d’atteindre un niveau de santé optimal avant une grossesse, de vivre une grossesse en santé, d’avoir des bébés le plus en santé possible et de se préparer au rôle parental » (1). La réalisation de cet objectif nécessite une interaction complexe de facteurs internes et externes bien avant la conception, tout au long de la grossesse jusqu’à l’accouchement, et au-delà. Par conséquent, la norme relative à la santé génésique est axée sur trois pôles : la santé avant la grossesse, des grossesses en santé et la préparation au rôle parental.
Pour atteindre les résultats sociétaux, les résultats attendus des conseils de santé et le but général du programme Santé génésique, il faut satisfaire à toutes les exigences de la norme fondamentale et de la norme relative à la santé génésique contenue dans les NSPO. Les exigences du programme Santé génésique sont décrites dans ce document d’orientation et dans le Protocole Bébés en santé, enfants en santé, 2008.
En cas de contradiction entre ce document d’orientation et les Normes de santé publique de l’Ontario, 2008, ces dernières auront préséance.
Investir dans la santé génésique, c’est investir dans l’avenir. Autrement dit, une femme qui est en santé avant sa grossesse aura de meilleures chances d’être en santé pendant sa grossesse; une grossesse en santé donnera de meilleures chances d’aboutir à une naissance en santé; une naissance en santé et la préparation au rôle parental contribueront à la bonne santé de l’enfant et de sa famille.
Des problèmes à la naissance entraîneront des problèmes à court et à long terme au niveau de la croissance et du développement du nourrisson et de l’enfant. Ces conséquences négatives risquent d’avoir des répercussions sur toute la vie de l’enfant et peuvent causer une augmentation des coûts et du stress pour les familles et pour la société en général. En outre, les problèmes à la naissance peuvent représenter des coûts importants pour le réseau des services de santé (séjours plus longs et plus fréquents à l’hôpital, soins primaires, etc.), les systèmes d’éducation et de justice, les organisations sans but lucratif et tous les ordres de gouvernement.
Le Tableau 1 : Information sur la santé génésique, reproduit dans les pages qui suivent, contient des données et des conclusions tirées de la documentation illustrant l’importance de différentes questions et préoccupation relatives à la santé génésique qui ont des répercussions sur la santé publique.
FACTEUR santé | DONNÉES |
IMPACT |
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Accès aux soins primaires |
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Décision d’allaiter |
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Risques liés au milieu de vie |
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D’après une étude, les coûts sociaux et économiques annuels cumulés aux États-Unis et au Canada se situeraient entre 568 et 793 milliards de dollars pour un éventail de maladies chez les adultes et les enfants qui sont considérées comme ayant pu être causées par des facteurs environnementaux (9). |
Trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) |
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Le coût annuel du TSAF au Canada s’élève à 5,3 milliards de dollars
Le coût annuel pour chaque enfant atteint de TSAF (entre 0 et 53 ans) est de 21 642 $ (14). |
Acide folique |
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Le coût économique à vie que représente une personne atteinte de spina-bifida pour la société se chiffre à 258 000 USD (16). |
Saine alimentation, poids santé et activité physique pendant la grossesse |
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Dynamique familiale saine Violence faite aux femmes |
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La violence faite aux femmes pourrait coûter plus de 4,2 milliards de dollars par année (en dépenses liées aux services sociaux et de formation, à la santé et à la médecine, à la justice criminelle et à l’emploi) (31). |
Faible poids à la naissance
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Les coûts hospitaliers liés aux soins d’un bébé hypotrophe en 2005-2006 étaient d’environ 11 fois plus élevés que ceux engagés pour les bébés dont le poids à la naissance était normal (37). |
Âge de la mère |
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Niveau de scolarité de la mère |
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Statut socioéconomique de la mère |
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Santé mentale
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On estime à 2 953 par année le nombre de femmes enceintes qui souffrent de dépression en Ontario, qui abandonnent le traitement aux antidépresseurs et qui connaissent ensuite une rechute. Tous les ans, on estime à 20 546 982 $ la somme dépensée en Ontario pour la dépression maternelle non traitée pendant la grossesse. Pour calculer ce montant, on soustrait le coût des risques associés à la dépression qui fait l’objet d’un traitement pendant la grossesse (3 144 053 $) (42). |
Santé bucco-dentaire |
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Rôle parental positif |
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Tabagisme
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«Le poids à la naissance est le déterminant le plus important de la santé périnatale, néonatale et post-néonatale. Une croissance insuffisante pendant la période intra-utérine augmente le risque de mortalité périnatale et infantile et de morbidité pendant toute la vie (30). » [traduction] Les bébés dont le poids à la naissance est normal courent moins de risques de complications immédiatement après la naissance et ont plus de chances de jouir d’une croissance et d’un développement normaux pendant toute leur vie. Même si la majorité des bébés ayant un faible poids à la naissance survivent et sont en bonne santé, globalement ils sont exposés à un risque accru de souffrir de problèmes neurologiques et développementaux (comme des difficultés d’apprentissage, des résultats cognitifs inférieurs, des retards dans le développement de la motricité et des aptitudes sociales), des maladies d’enfance (comme les infections de l’appareil respiratoire, l’asthme et les otites), et la réadmission à l’hôpital pour des problèmes médicaux connexes (33–36). Les bébés de poids élevé à la naissance sont également exposés à un risque (l’asthme, la leucémie infantile) (48, 49).
Les bébés hypotrophes sont exposés à un risque plus élevé de mortalité et de morbidité à toutes les étapes de leur vie. La mortalité périnatale chez les bébés de faible poids à la naissance est de 10 à 20 fois plus élevée que chez les bébés dont la croissance est normale (50).
La prématurité est un des problèmes de santé périnatale les plus graves en Ontario. Les bébés qui naissent prématurément sont exposés à un risque plus élevé de mort périnatale, de problèmes médicaux graves et d’invalidité de longue durée (47). L’âge plus avancé de la mère et le recours à des technologies de reproduction assistée sont également vus comme des facteurs ayant contribué à la hausse du nombre de naissances multiples et prématurées au cours des 20 dernières années (50).
La prévalence d’anomalies du tube neural (ATN) a baissé (2), mais des bébés naissent encore atteints de telles anomalies. Un aperçu des conséquences des ATN mentionne plusieurs problèmes de santé pouvant réduire la qualité de vie et entraîner des invalidités chroniques et des fardeaux sociaux, financiers et psychologiques pour l’enfant et la famille. Les conséquences peuvent être légères ou graves, et inclure une hausse de la mortalité infantile et des invalidités physiques et mentales à vie (15).
Les anomalies congénitales liées à la consommation de drogues ou d’alcool, telles que le trouble du spectre d’alcoolisation du fœtus (TSAF), peuvent entraîner des retards de développement et des problèmes de santé qui durent toute la vie. Les bébés qui ont été exposés à l’alcool avant leur naissance risquent de subir des dommages cérébraux, des troubles visuels et auditifs, un ralentissement de la croissance, des handicaps physiques tels que des problèmes des reins et des organes internes, des anomalies squelettiques telles qu’une malformation faciale, des difficultés d’apprentissage, des difficultés à se souvenir et à comprendre les conséquences des actions, la dépression, le trouble obsessionnel-compulsif, des problèmes avec la justice, la toxicomanie ou l’alcoolisme ainsi que la difficulté à vivre de façon autonome et à conserver un emploi (52).
Les facteurs psychosociaux peuvent améliorer la santé avant la grossesse et la santé prénatale ainsi que la préparation au rôle parental ou y nuire. D’après l’Institut canadien de l’information sur la santé (ICIS) (50), une bonne santé mentale fait partie de la santé globale, du bien-être et de la qualité de vie.
Plusieurs facteurs, notamment les différends conjugaux, la violence infligée par le partenaire intime, le chômage, la pauvreté, l’isolement social et le manque de temps peuvent contribuer aux symptômes de dépression et à la diminution du bien-être mental. Pour certains de ces facteurs et pour les femmes qui ont des problèmes de santé mentale préexistants, la grossesse peut, en fait, amplifier le risque. On a également remarqué que les femmes enceintes qui ont des problèmes de santé mentale préexistants ne reçoivent, la plupart du temps, pas de traitement adéquat ou approprié pendant leur grossesse (53).
Les organismes de santé publique s’intéressent particulièrement aux enjeux de la santé génésique qui sont susceptibles d’être influencés par des interventions globales de promotion de la santé au niveau communautaire. Les enjeux en question comprennent le faible poids à la naissance, les naissances prématurées, les infections congénitales et les anomalies congénitales évitables comme l’ATN ou le TSAF.
L’approche axée sur la santé de la population atteint son objectif d’amélioration de la santé de l’ensemble de la population en tenant compte des déterminants de la santé et stratégies visant à réduire les inégalités entre les groupes concernant l’état de santé (54). La sous-scolarisation de la mère, un faible statut socioéconomique, les différences sociales et raciales et les conditions défavorables dans le milieu de vie sont tous mentionnés parmi les facteurs clés qui sont systématiquement reliés à des effets défavorables sur le plan de la santé génésique (naissance prématurée, hypotrophie, mortinatalité, mortalité infantile) et à des comportements maternels nuisibles pour la santé (tabagisme, exposition à la fumée secondaire, taux moins élevés d’allaitement maternel et de prise de suppléments d’acide folique avant la grossesse) (2, 30). On trouvera une orientation pratique relativement à ce projet dans Steps to Equity: Ideas and Strategies for Health Equity in Ontario, 2008–2010 (56).
Les professionnels de la santé publique reconnaissent que les effets sur la santé, les pratiques en matière de santé, de stratégies parentales et d’allaitement maternel sont influencés par des facteurs externes (l’économie, un milieu social favorable et sécuritaire, l’accessibilité des services et l’exposition aux facteurs environnementaux) qui influencent le cours de la vie des gens. L’exposition à une variété de risques environnementaux (polluants, pesticides, etc.) est également associée à plusieurs problèmes touchant la santé génésique, depuis la période précédant la conception jusqu’à la fin de la grossesse (8, 30).
La réduction de l’exposition aux substances potentiellement toxiques dans l’environnement exige des interventions de santé publique sur plusieurs volets. Cela peut comprendre, entre autres, la diffusion des connaissances auprès du personnel au sujet des risques associés aux dangers environnementaux pour la santé avant, pendant et après la grossesse.
La portée des NSPO relatives à la santé génésique englobe des activités auprès de la population qui sont conçues pour favoriser la santé publique et la collaboration avec des partenaires communautaires afin de travailler sur les déterminants globaux de la santé et de réduire les inégalités à cet égard (1). Les facteurs de risque externes peuvent inclure la pauvreté, l’exposition à des substances environnementales et les effets psychosociaux de la pauvreté (l’isolement, la violence, la dépression).
Les activités comprennent le travail avec des partenaires communautaires en vue d’influencer l’élaboration et la mise en œuvre de politiques propices à la santé et la création ou l’affermissement de milieux de vie propres, favorables et sécuritaires afin d’améliorer l’état de santé avant la grossesse et de santé prénatale, la préparation au rôle parental et la diffusion de l’information auprès des groupes prioritaires.
Une approche axée sur la santé de la population pour réduire le fardeau que représente une mauvaise santé génésique permet d’optimiser la santé et le bien-être des gens en âge de procréer (notamment les personnes qui planifient une grossesse), les femmes enceintes, leurs fœtus et les enfants qu’ils deviendront. Conformément à la définition de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) concernant une approche axée sur la santé de la population (54), des stratégies intégrées de soins de santé, de prévention, de protection, de promotion de la santé et d’action sur les déterminants élargis de la santé sont requises dans différents contextes.
Outre les approches axées sur la population, des approches universelles visant à améliorer les résultats en santé génésique, la diffusion auprès des groupes prioritaires et les programmes ciblés sont importants si l’on veut répondre aux besoins particuliers des populations les plus vulnérables (comme les mères adolescentes, les femmes enceintes qui fument, qui boivent ou qui prennent des drogues ou les femmes qui n’ont pas de fournisseurs de soins primaires).
Alors que l’approche axée sur la santé de la population permet d’envisager la population tout entière au chapitre des résultats pour la santé, cela peut également comprendre une approche ciblée auprès des populations spécifiques si l’on constate des iniquités sur le plan de la santé ou si un sous-groupe de la population est défavorisé sur le plan des résultats en santé. Dans les NSPO, ces groupes sont appelés les « groupes prioritaires » (1). Par exemple, les interactions et les activités d’aiguillage du programme « Bébés en santé, enfants en santé » comprennent des interventions universelles et ciblées auprès des familles présentant un risque élevé.
L’accent mis sur les groupes prioritaires dans le cadre d’une approche axée sur la santé de la population exige des praticiens du secteur de la santé publique qu’ils améliorent l’accessibilité de l’intervention à certains sous-groupes ou, dans d’autres cas, qu’ils développent des stratégies spécifiques visant à réduire les inégalités entre les déterminants sociaux de la santé touchant certains groupes.
Les stratégies communautaires qui assurent un accès équitable aux soins de santé primaires et aux soins dentaires et de meilleures pratiques de santé durant la période précédant la grossesse et la période prénatale parmi les professionnels de la santé, sont des aspects importants pour améliorer la santé à ce moment-là. Toutefois, il existe une limite à l’impact que les seules interventions cliniques peuvent avoir pour améliorer plus encore les résultats en santé génésique et réduire les taux d’hypotrophie et de prématurité (20).
D’importantes mesures sur le plan de la santé publique sont axées sur les facteurs modifiables de risques individuels qui sont associés à la naissance de bébés dont la santé sera déficiente. Les facteurs de risque individuels peuvent inclure les comportements de la mère sur le plan de la santé (tabagisme, mauvaise nutrition, activité physique, mésusage de substances, prise de supplément d’acide folique) ou les caractéristiques liées à la santé maternelle (infection maternelle, hypertension, âge, prise de poids avant la grossesse et poids de la mère à sa naissance) (50, 57). Les activités comprennent notamment des stratégies de communication sur la santé ainsi que des stratégies de changement de comportement telles que l’offre de ressources de formation sur la santé, des programmes d’acquisition de compétences en groupe et des interventions ou des services individuels.
Les stratégies axées sur les comportements individuels ne suffisent pas; les services de santé publique doivent également travailler avec d’autres partenaires sur les déterminants sociaux plus larges et réduire les inégalités qui en résultent au niveau de la santé. En collaboration avec des partenaires communautaires, les organismes de santé publique peuvent également orienter leurs activités sur des stratégies de prévention secondaire telles que des recommandations visant l’élaboration de politiques afin de soutenir le dépistage universel régulier de la violence faite aux femmes par leur partenaire intime (29), des efforts pour identifier et traiter la dépression pendant la grossesse (2) ou des lignes directrices cliniques à appliquer, à chaque contact, afin de jauger l’état la santé mentale des femmes enceintes qui ont déjà eu un problème de santé mentale (58).
Dans le cadre du programme Santé génésique, des activités efficaces de promotion de la santé mentale devraient inclure l’acquisition du savoir, des forces, des atouts et des ressources nécessaires à la santé mentale (bonnes stratégies d’adaptation, création de relations saines, soutien émotionnel et social, estime de soi, disponibilité de ressources personnelles, satisfaction des besoins fondamentaux et accès aux ressources communautaires).
Les efforts déployés afin d’améliorer la santé avant et pendant la grossesse, les résultats sur le plan de la santé génésique et la préparation au rôle parental présentent des avantages à long terme pour la population de l’Ontario. Dans le document du cadre stratégique Des Ontariennes et des Ontariens en santé, un Ontario en santé, le ministère de la Promotion de la santé (MPS) souligne que ses efforts porteront en priorité sur les enfants et les adolescents. « Nous conservons toute notre vie les comportements et les attitudes adoptés pendant notre enfance. Des enfants actifs et en santé deviendront des adultes actifs et en santé. Nous bâtirons une génération d’Ontariens et d’Ontariennes en meilleure santé (59). »Cette priorité vient étayer les normes relatives aux programmes de santé familiale des Normes de santé publique de l’Ontario (NSPO), dont le programme Santé génésique.
Le cadre stratégique 2008-2012 du ministère des Services à l’enfance à la jeunesse, intitulé Réaliser le potentiel de nos enfants, de nos jeunes et de notre avenir (http://www.children.gov.on.ca/htdocs/French/documents/about/StrategicFramework.pdf) (60) imagine un Ontario où tous les enfants et les jeunes ont les meilleures chances de réussite et les meilleures occasions de réaliser leur plein potentiel. Les stratégies provinciales (comme la Stratégie de réduction de la pauvreté de l’Ontario, (http://www.children.gov.on.ca/htdocs/French/breakingthecycle/index.aspx) aident également à optimiser l’atteinte des objectifs en matière de santé génésique des NSPO.
Des partenariats interministériels et des politiques publiques saines aident à optimiser le soutien par rapport à la santé avant la grossesse, à la santé prénatale et la préparation au rôle parental. Le programme « Bébés en santé, enfants en santé »est un aspect des programmes Santé génésique et Santé des enfants qui est conçu pour donner aux enfants le meilleur départ possible dans la vie. Le ministère des Services à l’enfance et la jeunesse (MSEJ) gère le programme dont les différents volets sont mis en œuvre par les bureaux de santé publique. Les programmes Santé génésique et Santé des enfants sont soutenus par le ministère de la Promotion de la santé, et les résultats sont obtenus grâce à la mise en œuvre de tous les volets du programme Santé génésique.
Les bureaux de santé publique sont responsables de l’application des Normes de santé publique de l’Ontario, dont les exigences du programme Santé génésique (1). Ces exigences, ainsi que celles du programme Santé des enfants, composent les normes relatives aux programmes de santé familiale. À chaque norme correspondent des résultats sociétaux et des résultats attendus des conseils de santé afin d’atteindre un but global en matière de santé génésique.
Une mise en œuvre efficace du programme Santé génésique exige la collaboration entre plusieurs programmes de santé publique (Santé des enfants, Prévention des maladies chroniques, Santé sexuelle, Hygiène du milieu, Prévention et contrôle des maladies infectieuses). La Section 4 contient des précisions sur l’intégration.
La période avant la grossesse est le moment de prendre des décisions sur la grossesse et le rôle parental et d’atteindre un état de santé optimal avant la conception pour éviter les problèmes pendant la grossesse et améliorer la santé du bébé à la naissance (62). Toutefois, la période avant la grossesse n’est pas une période exactement définie et les occasions d’améliorer les résultats sur le plan de la santé génésique sont souvent manquées. Souvent, la grossesse n’est pas planifiée, aussi la femme ne sait-elle pas qu’elle est enceinte pendant les premières semaines, très importantes, qui suivent la conception. Même lorsqu’elles planifient leur grossesse, de nombreuses futures mères attendent qu’elle soit confirmée avant d’adopter un mode de vie sain ou d’obtenir des soins primaires, et il risque alors d’être trop tard pour remédier à certains facteurs de risques modifiables. Par conséquent, les stratégies de promotion de la santé avant la grossesse doivent accroître la proportion de grossesses planifiées et le nombre de personnes en âge de procréer qui prennent des mesures conscientes pour améliorer leur santé avant la grossesse (62).
Les stratégies de santé prénatale prennent la relève des stratégies de santé avant la grossesse. Les issues favorables de la grossesse associées à une bonne santé prénatale comprennent un accouchement à terme et sans complications, un poids normal à la naissance, un moindre risque d’anomalies congénitales et un développement normal du cerveau pour le nourrisson. La préparation au rôle parental doit avoir lieu longtemps avant la naissance du bébé. La transition au rôle parental est une période de grands changements pour les personnes concernées, pour leur relation de couple et pour la dynamique de l’unité familiale.
Une enquête nationale portant sur les parents de jeunes enfants (45) a constaté qu’avant la naissance du premier bébé, seulement 44 % des parents se sentaient prêts à assumer un rôle parental; après la naissance du bébé, ce pourcentage chutait à 18 %. Ces résultats sont significatifs, car la recherche indique que les connaissances et la confiance relativement au rôle parental ont une corrélation positive avec la santé et le bien-être des enfants (45, 63).
En plus des ressources et du soutien au rôle parental et aux soins à apporter aux nourrissons pour les futurs parents, il faudrait être attentif au niveau de stress accru, aux nouvelles responsabilités et à l'évolution des rôles et des relations entre les partenaires et/ou les membres de la famille (64, 65). La capacité d’effectuer une transition saine du rôle de partenaire à celui de parents solidifie les liens dans le couple, aide à créer un milieu sain et attentionné pour le nouveau-né et permet aux couples de participer à un processus d’apprentissage adaptatif qui favorisera un rôle parental positif au fil du temps.
En ce qui concerne l’alimentation du nourrisson, de nombreux facteurs influencent la décision d’une famille au sujet de l’allaitement maternel (66). « La recherche indique que près de la moitié des femmes prennent leurs décisions relativement à l’alimentation du nourrisson avant la grossesse et jusqu’à la moitié d’entre elles prennent ces décisions pendant la grossesse » (5). L’allaitement maternel exclusif pendant six mois et l’utilisation d’aliments complémentaires sécuritaires et appropriés accompagnant la poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de deux ans et plus sont considérés comme le choix le plus favorable à la santé de la mère et du nourrisson (67–69). La formation prénatale sur l’allaitement maternel est considérée comme ayant une incidence positive sur les taux d’initiation et de persistance, surtout chez les femmes qui n’ont aucune expérience à cet égard (6). Les initiatives de formation sur les bienfaits de l’allaitement maternel, les meilleures pratiques à cet égard et les services de soutien disponibles doivent faire partie de la préparation avant la grossesse et la naissance dans le cadre des stratégies de préparation au rôle parental avant la grossesse et avant l’accouchement (5).
Remarque : L’exigence n° 7 des NSPO (programme « Bébés en santé, enfants en santé ») n’est pas traitée dans ce document d’orientation. On trouvera le lien menant au protocole dans cette section, sous l’exigence n° 7.
Le conseil de santé doit effectuer une analyse épidémiologique des données de surveillance et examiner l’évolution des tendances au fil du temps, les nouvelles tendances et les groupes prioritaires, conformément au Protocole d’évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur), concernant ce qui suit :
Les sources de données et d’informations nationales aident les conseils de santé à contrôler les données sur la surveillance pour les secteurs couverts par le programme Santé génésique. Par exemple :
Des rapports sur des sondages ponctuels fournissent également des indicateurs des résultats du programme Santé génésique. Par exemple :
(http://www.beststart.org/resources/preconception/index.html).
Même si ce n’est pas un rapport de sondage, l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) a publié Réduction des écarts en matière de santé : un regard sur le statut socioéconomique en milieu urbain au Canada (37) (http://secure.cihi.ca/cihiweb/dispPage.jsp?cw_page=PG_1690_F&cw_topic=1690&cw_rel=AR_2509_F). C’est un exemple des ressources nationales qui établissent un lien entre les données sur le statut socioéconomique et les répercussions et comportements en matière de santé.
Le Système ontarien de surveillance en matière de soins périnatals(47) (http://www.apheo.ca/resources/events/08/meetingdocs/20081121%20OPSS%20Presentation.pdf) est un système de surveillance périnatale qui regroupe les données de cinq sources (base de données périnatales Niday, base de données du Fetal Alert Network, base de données du Programme ontarien de coordination des services de sages-femmes, Programme de dépistage des maladies chez les nouveau-nés de l’Ontario et la base de données du programme de dépistage Ontario Multiple Marker Screening) afin de permettre la constitution d’un système de surveillance périnatale à l’échelle provinciale.
La liste des indicateurs de base de la santé publique en Ontario (http://www.apheo.ca/index.php?pid=55) indique les sources de données qui aident aussi les conseils de santé à surveiller les données relatives à la santé génésique au fil du temps. Les indicateurs fondamentaux possibles liés à la santé génésique comprennent actuellement la prise de suppléments d’acide folique et le tabagisme pendant la grossesse. L’annexe A contient un exemple de sources de données disponibles pour les bureaux de santé qui veulent faire le suivi des indicateurs fondamentaux.
L’Ontario réunit également des données sur la santé génésique par l’intermédiaire de ServiceOntario et du Bureau du registraire général de l’état civil. Ces informations sont traitées et fournies par le truchement des rapports de Statistique Canada sur les statistiques de l’état civil (comme les naissances vivantes, les fausses couches, la mortalité, le poids à la naissance, l’âge gestationnel). Le personnel des bureaux de santé publique (c’est-à-dire des épidémiologistes et des analystes) peut recevoir une formation sur savoirSANTÉ ONTARIO et y avoir accès. Il s’agit d’une application Web qui permet à l’utilisateur de faire des recherches dans les ensembles de données administratives cliniques de l’Ontario qui sont détenus par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée dans la Base de données provinciale de planification des services de santé (BDPPSS).
Le mécanisme actuel de collecte de données, le site du Système rapide de surveillance des facteurs de risque (RRFSS) (http://www.rrfss.ca/) (72), qui s'adresse seulement à quelques bureaux de santé en Ontario, permet de faire le suivi des modules locaux de santé génésique. L’utilisation du Système d’information sur les services intégrés pour enfants (SISIE) et de certaines collections de la base de données périnatales Niday permet de doter les programmes de santé génésique comme le programme « Bébés en santé, enfants en santé » de plus d’information locale.
Les rapports locaux faisant le point sur la santé génésique aident les conseils de santé à surveiller les données et les indicateurs à l’échelle locale au fil du temps. Parmi les exemples récents, mentionnons la série The Health of Toronto’s Young Children (73) (http://www.toronto.ca/health/hsi/hsi_young_children.htm) et Reproductive Health Status in Oxford County (74). Les exemples présentent notamment une approche globale par rapport à la préparation de rapports sur les indicateurs locaux de santé génésique, les résultats et les facteurs liés au mode de vie.
Les enquêtes menées à l’échelle locale peuvent également contribuer à la collecte de données. À titre d’exemple, le Bureau de santé de Peterborough a élaboré un sondage visant les adolescents de 14 à 19 ans pour faire le point sur l’état de leurs connaissances au sujet de la santé avant la grossesse.
Les NSPO, et en particulier la norme fondamentale, exigent que les bureaux de santé publique identifient les groupes prioritaires au moyen de données de surveillance, d’analyses épidémiologiques ou d’autres formes de recherche, notamment des consultations auprès de la collectivité et des autres parties prenantes (1). Le document intitulé Why We Need to Work with Priority Populations and How this Relates to Population Health, disponible à l'adresse suivante : (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf) (75), décrit les démarches à effectuer pour identifier et décrire les preuves des inégalités au chapitre de la santé et de l’état de santé.
Le conseil de santé doit collaborer avec les partenaires communautaires en utilisant une approche globale de la promotion de la santé afin d’influencer l’élaboration et la mise en œuvre de politiques favorisant la santé ainsi que la création de milieux favorables en rapport avec ce qui suit :
Le conseil de santé doit notamment :
a. évaluer la situation conformément au Protocole d’évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur);
b. examiner, adapter et fournir des ressources et des programmes favorisant un changement de comportement. Il peut s’agir notamment de ressources appuyant le programme scolaire (dans les jardins d’enfants, les écoles, etc.), de soutien destiné aux lieux de travail ou de possibilités de formation ou d’acquisition de compétences.
Dans le cadre du programme Santé génésique, il est primordial que les bureaux de santé publique collaborent avec des partenaires communautaires en vue d’influencer l’élaboration et la mise en œuvre de politiques propices à la santé ainsi que la création ou l’affermissement de milieux favorables afin d’améliorer l’état de santé avant la grossesse et la préparation au rôle parental et de favoriser des grossesses en santé. Ces stratégies consistent notamment à examiner, adapter et fournir des ressources et des programmes favorisant un changement de comportement. Cela peut comprendre aussi des ressources appuyant le programme scolaire dans les jardins d’enfants, les écoles, etc., le soutien destiné aux lieux de travail ou les possibilités de formation ou d’acquisition de compétences.
La Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé (76) souligne bien que les stratégies visant à élaborer des politiques sanitaires dépassent la portée du programme de santé et doivent intégrer tous les secteurs et tous les niveaux où les auteurs de politiques interviennent : « Il s’agit d’une action coordonnée qui conduit à la santé, et de politiques fiscales et sociales favorisant une plus forte égalité » (76).
Une politique de santé exige des efforts pour influencer les politiques, les procédures d’exploitation, ainsi que les règles, règlements et lois qui ont un impact direct sur la santé. En ce qui concerne la création d’un milieu favorable, la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé énonce également que « l’évolution des schèmes de la vie, du travail et des loisirs doit être une source de santé pour la population, et la façon dont la société organise le travail doit permettre de la rendre plus saine » (76).
Les politiques de promotion de la santé et les stratégies visant la création d’un milieu favorable peuvent être axées sur des problèmes particuliers liés à la santé, ou viser des déterminants sociaux à plus vaste échelle. Parmi les exemples de telles activités de plus vaste échelle, mentionnons la mise en valeur de rapports entre la santé génésique et un faible revenu afin d’élaborer des stratégies de réduction de la pauvreté, de défense des droits et de soutien d’enjeux tels que la sécurité alimentaire et la création de services de garde d’enfants à coût raisonnable, l’établissement de réseaux sociaux entre les futurs parents qui sont isolés, la participation à des stratégies de prévention de la violence familiale, la collaboration entre collectivités et secteurs pour répondre aux besoins économiques des groupes prioritaires et offrir des outils, des ressources et un soutien sans lien de dépendance à des groupes communautaires qui s'organisent autour de vastes questions touchant la santé génésique (développement et habilitation communautaires).
Les bureaux de santé peuvent également collaborer à la création de milieux favorables qui minimisent les risques posés par le milieu de vie. On peut citer par exemple la distribution d’eau potable aux collectivités où les niveaux de nitrates sont très élevés (ce qui met en danger la vie des nourrissons de moins de six mois). Les bureaux de santé pourraient envisager la création de comités consultatifs communautaires et la promotion de dispositions législatives fédérales ou provinciales.
La réalisation d’une évaluation de situation pour se conformer aux exigences du programme Santé génésique nécessite la collecte et l’analyse de données afin d’effectuer une évaluation explicite d'un organisme ou d'un programme dans son contexte. Dans la deuxième étape de son outil de planification Online Health Promotion Planner, l’organisme The Health Communication Unit (THCU) (77) donne une définition complète d’une évaluation de situation pour les besoins de la santé publique (voir (http://www.thcu.ca/).
Les ressources suivantes créées par le Bureau de santé de la région de Waterloo pourraient aider à inclure les groupes prioritaires dans les évaluations de situation :
Why We Need to Work with Priority Populations and How this Relates to Population Health (2009) (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf) (75)
Evidence and Practice Planning Framework for Addressing Health Inequities (2009) (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf) (78)
Process to Determine Priority Populations (2008) (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf) (79)
Process to Determine Priority Neighbourhoods (2008) (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf) (80)
Il existe différents organismes qui offrent et soutiennent la promotion de la santé génésique et la prestation directe de services. Au moment d’entamer une évaluation de la situation, la collaboration avec les partenaires internes et externes du bureau de santé, provenant des secteurs de la santé, des services sociaux et de l’enseignement, devrait être envisagée (cliniques de santé sexuelle, écoles secondaires et postsecondaires, centres de développement de la petite enfance de l’Ontario, Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP), volet de visites à domicile du programme « Bébés en santé, enfants en santé », etc.). L’examen des mandats de partenaires externes, des politiques, des groupes servis ou de la portée de la pratique et de la perception de l'enjeu de santé génésique identifié peut enrichir l’évaluation de la situation et révéler des zones d’alignement propices à la collaboration. Les partenaires de ressources provinciales sont notamment le Centre de ressources Meilleur départ (http://www.beststart.org) et Motherisk (http://www.motherisk.org).
Lorsqu’on évalue la situation, il est bon de réaliser un examen de la documentation sur la santé génésique afin de mieux comprendre les enjeux spécifiques touchant la santé, cerner le groupe visé et réunir des arguments en faveur des stratégies devant être mises en œuvre. Il existe également des sources de données de surveillance qui permettent d’établir des comparaisons nationales, provinciales et locales pour aider à discerner le degré de priorité de l’enjeu.
Les lignes directrices liées aux meilleures pratiques en matière de santé génésique contiennent des recommandations tirées d’un examen des publications et des opinions d’experts. Des exemples extraits de la ligne directrice Breastfeeding Best Practice Guideline for Nurses (6) de l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (RNAO) comprennent les directives La cessation du tabagisme : intégration dans la pratique quotidienne des soins infirmiers(81) et Client Centre Care et Breastfeeding. Les recommandations des Centers for Disease Control, Recommendations to Improve Preconception Health and Health Care --- United States (82), constituent un autre exemple, disponible à (http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/rr5506a1.htm)
En plus de la collaboration avec les organismes locaux et les autres bureaux de santé, on peut solliciter les groupes prioritaires locaux en les invitant à participer à des groupes d’étude, à des enquêtes ou au processus, ce qui permettra de faire reposer le plan de promotion de la santé sur des fondements éclairés.
Une fois l’évaluation de la situation terminée, l’analyse de toute l’information, le résumé des constatations et la communication des résultats aideront à cibler la vision globale du programme afin de choisir les actions les plus appropriées.
L’outil Online Health Promotion Planner (http://www.thcu.ca/) (77) du THCU peut aider à poursuivre le développement du projet, y compris l’établissement de buts, d’objectifs et de décisions quant aux stratégies.
Les activités d’élaboration de politiques qui font la promotion de la santé avant la grossesse, de la santé prénatale et de la préparation au rôle parental peuvent également être mises en œuvre dans le conseil de santé (comme l’outil Routine Universal Comprehensive Screening (RUCS) ou la directive de la RNAO sur les meilleures pratiques) (29). Les conseils de santé peuvent également aider les partenaires communautaires à élaborer des politiques de santé génésique et à créer des milieux favorables au sein de l’organisation partenaire ou entre plusieurs organismes communautaires (comme des partenariats PCNP, la distribution de suppléments vitaminiques prénatals, des directives médicales).
Des politiques devraient être élaborées pour s’attaquer aux défis posés par les questions d’équité, d’accès et de diversité. Toutes les interventions du programme Santé génésique devraient être adaptées aux besoins et aux capacités des groupes prioritaires. Les organismes de santé publique doivent collaborer avec les réseaux communautaires et les parties prenantes afin d’élaborer des politiques qui permettent d’assurer que les services de santé génésique sont faciles d’accès pour les groupes prioritaires et offrent un soutien global qui apporte des solutions aux facteurs contribuant aux situations d’inégalité en matière de services de santé.
Des exemples d’outils qui aident les conseils de santé à tenir compte de la diversité, de l’accès et de l’équité dans l’ensemble de leurs programmes sont notamment ceux du Bureau de santé de la région de Waterloo, (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf), et ceux du Bureau de santé publique de Toronto : Toronto Public Health Practice Framework (83), Assuring Access and Equity through Diversity Competence, un modèle de formation pour tous les membres du personnel (84) et TPH Practice Framework Program Planning Kit #1–4 (85).
L’étude des risques environnementaux est un nouveau point d’intérêt pour l’élaboration de politiques de santé publique à l’appui des résultats en santé génésique. Des exemples précis seraient, entre autres, les métaux, les diphényles polychlorés, les pesticides, l’air, l’eau potable et les contaminants alimentaires. Le Partenariat canadien pour la santé des enfants et de l’environnement (PCSEE) est une ressource utile au sujet des contaminants environnementaux (voir (http://www.healthyenvironmentforkids.ca).
Voici d’autres exemples de ressources utiles pour l’élaboration de politiques :
Voici des exemples d’élaboration de politiques et de ressources et programmes permettant de favoriser un changement de comportement qui contribue à la création de milieux favorables dans des collectivités et partenariats spécifiques :
i) Les écoles secondaires (d'orientation sur la santé en milieu scolaire)
Au moment d’évaluer les activités visant à contribuer à l’élaboration de politiques et à la création de milieux favorables au sein des organismes communautaires ou d’un organisme à l’autre, les partenaires communautaires doivent intervenir dès le début, à la table de planification. En plus d’examiner l’évolution désirée des résultats dans le groupe cible (changements de l'état de santé, des comportements, des attitudes), les évaluations doivent tenir compte de l’impact sur les groupes prioritaires (changements à l’accessibilité et aux inégalités sur le plan de la santé). Les évaluations peuvent également englober les indicateurs qui touchent les processus (changements aux pratiques des fournisseurs, satisfaction des clients, indicateurs ACQ, degré d’élaboration et d’adoption des politiques).
Partenaires possibles du programme Santé génésique pour l’élaboration de politiques :
Liens possibles entre les programmes de santé publique et le programme Santé génésique pour l’élaboration de politiques:
Les programmes Santé des enfants (dont les programmes de santé bucco-dentaire et « Bébés en santé, enfants en santé »), Prévention des maladies chroniques (dont les activités dans les écoles en milieu de travail), Santé sexuelle et infections transmissibles sexuellement ou par le sang, Prévention et contrôle des maladies infectieuses, Maladies évitables par la vaccination et Hygiène du milieu, comme la préparation aux risques sanitaires et la préparation.
Le conseil de santé doit sensibiliser davantage le public à la santé avant la grossesse, aux grossesses en santé et à la préparation au rôle parental. Pour ce faire, il doit :
Une approche de marketing social est la clé de l'élaboration d'une stratégie de communication qui soutient les initiatives de sensibilisation du public axé sur la santé avant la grossesse, les grossesses en santé et la préparation au rôle parental. French et Blair-Stevens (91) ont défini le marketing social lié aux questions de santé comme « l'application systématique de concerts et de techniques de marketing afin d'atteindre des objectifs comportementaux précis, d'améliorer la santé et de réduire les inégalités en matière de santé ». [traduction] (Cité par le National Social Marketing Centre) (92). Le National Social Marketing Centre du Royaume-Uni offre des outils et modèles très utiles pour soutenir le marketing social dans le site suivant : (http://www.nsmcentre.org.uk/component/remository/NSMC-Publications/Its-Our-Health-(Full-report)/) (132).
Pour Clanz, Rimer et Viswanath (93), les canaux de communication sont les moyens utilisés pour diffuser les messages, y compris les médias de masse, les supports interpersonnels et la communication électronique. En voici quelques exemples :
Une évaluation ciblée de la situation (voir l'exigence n° 2a des NSPO) est un bon départ pour la planification des stratégies de communication. Pendant le processus de planification, il faut faire particulièrement attention à l'identification du public spécifiquement ciblé et des groupes prioritaires. On trouvera des outils utiles pour cerner les groupes prioritaires dans le site suivant : (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf).
L'un des défis dans l'élaboration de stratégies de communication efficaces pour la santé avant la grossesse, c'est que les gens qui ne planifient pas une grossesse (un segment inévitable du public ciblé) ne sont, la plupart du temps, pas conscients que le message s'adresse à eux. Les CDC, par exemple, dans leur publication Recommendations to Improve Preconception Health and Health Care --- United States (82), recommandent que la promotion de la santé avant la grossesse ne s'appuie pas uniquement sur des campagnes de promotion de la santé visant à réduire les risques associés au mode de vie dans l’ensemble de la population (réduction du tabagisme, violence par les partenaires intimes, abus d'alcool, etc.), car avant la grossesse, le public ne comprendra pas en quoi ces facteurs et d'autres liés au mode de vie influencent la santé génésique. En fait, cet organisme recommande que la promotion de la santé avant la grossesse « soit axée sur une sensibilisation générale parmi les hommes et les femmes concernant la santé génésique et les risques pour la procréation (82) ». [traduction] Il est plus facile d'élaborer des stratégies de communication pour sensibiliser les gens à l'égard des grossesses en santé et de la préparation au rôle parental, parce que la population ciblée est facile à identifier.
L'évaluation des stratégies de communication doit dépasser le niveau des résultats des processus (comme le nombre d'affiches, le temps en onde des annonces à la télévision, etc.) et viser également les résultats à court et à long terme. Les buts et résultats du modèle logique d'un projet doivent être clairs afin qu'on puisse évaluer leur efficacité. Pour citer un exemple, dans le cas d'une stratégie de lutte contre le TSAF, s'agit-il de modifier le comportement de femmes qui présentent un risque élevé, d'éviter toute consommation d'alcool chez toutes les femmes pendant la grossesse ou simplement de sensibiliser le public à l'égard de ce problème? L'évaluation doit également comprendre le public visé par le message, surtout par rapport aux groupes prioritaires identifiés.
Il est important de cerner les stratégies de communication pertinentes qui existent aux échelons fédéral, provincial et local, y compris les publics ciblés, les groupes prioritaires visés, les messages clés, les canaux de communication, le moment de diffusion et la durée des messages, l'organisme responsable et l'existence ou non d'une évaluation. Pour avoir une utilisation plus efficace des ressources, les stratégies et ressources pertinentes qui existent aux échelons provincial et fédéral doivent être adaptées ou complétées dans la mesure du possible, et les ressources provinciales disponibles, comme celles produites par le Centre de ressources Meilleur départ (http://www.beststart.org), doivent être exploitées au maximum. Par ailleurs, une collaboration doit être envisagée avec les partenaires communautaires ou les autres bureaux de santé ou partenaires régionaux. Il est important de diffuser des messages clés uniformes et d'envisager la création d'une image de marque ou d'un style homogène dans tous les messages connexes afin de renforcer la crédibilité, la clarté et la sensibilisation du public
Les partenariats en matière de stratégies de communication peuvent comprendre, sans s'y limiter, le Comité canadien pour l’allaitement, Santé Canada, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le Centre de ressources Meilleur départ, The Health Communication Unit, la Folic Acid Alliance Ontario, les Équipes Santé familiale, les milieux de travail, les fournisseurs de soins primaires, les médias et partenaires de marketing et les centres de développement de la petite enfance de l'Ontario.
Le Centre de ressources Meilleur départ a mis au point des ressources utiles de planification des stratégies de communication, nommément A Checklist for the Development of Resources on Preconception, Prenatal and Child Health (94), Health Fairs and Preconception, Prenatal and Child Health (95) et Les clés du succès d'une campagne de communication sur la consommation d'alcool durant la grossesse (96).
Le rapport de l’Agence de la santé publique du Canada, Ce que nous avons appris : campagnes de sensibilisation canadiennes importantes à l'égard de l’ETCAF (97), préparé par le Centre de ressources Meilleur départ, peut également s'avérer utile.
Le tableau suivant contient la liste des différents sujets concernant la santé avant la grossesse, les grossesses en santé et la préparation au rôle parental pour lesquels on peut élaborer des stratégies de communication de façon autonome ou en association avec d'autres sujets.
Sujet |
Santé avant la grossesse |
Grossesses en santé |
Préparation au rôle parental |
|---|---|---|---|
Consommation d'alcool ou de drogues |
X |
X |
X |
Services communautaires |
X |
X |
X |
Santé bucco-dentaire |
X |
X |
|
Toxines environnementales |
X |
X |
X (FTA*) |
Violence familiale |
X |
X |
X |
Acide folique |
X |
X |
|
Antécédents, dépistage, examens |
X |
X |
|
Milieu familial |
X |
X |
X |
Nutrition |
X |
X |
X |
Trouble périnatal de l'humeur |
X |
X |
X |
Activité physique |
X |
X |
X |
Préparation à l'allaitement maternel |
X |
X |
X |
Soins primaires génésiques |
X |
X |
|
Signes et symptômes de l'accouchement prématuré |
X |
X |
|
Tabagisme |
X |
X |
X |
Transition au rôle parental |
X |
X |
X |
Milieu de travail |
X |
X |
X |
* FTA : fumée de tabac ambiante
Il ne faut pas oublier que les stratégies de communication ne sont qu'un volet d'une approche globale de promotion de la santé. Elles doivent donc être utilisées en conjonction avec d'autres stratégies telles que la formation, la création de milieux favorables et l'élaboration de politiques afin d’accroître l'efficacité. Par exemple, le Bureau de santé de Peterborough a mené une méta-analyse sur la transition au rôle parental. À partir du résultat de cet exercice, les chercheurs ont examiné les inquiétudes et besoins en information de futurs parents qui n'avaient reçu aucune formation prénatale. Ils ont ensuite entrepris des activités dans les médias, élaboré des programmes d'étude et des expositions concernant la santé prénatale, offert une formation aux membres du personnel des organismes de santé publique et des organismes communautaires partenaires et diffusé des ressources auprès des parents afin de répondre aux questions soulevées.
Les stratégies de communication suivantes sont conçues pour divers publics cibles, utilisent différentes approches et abordent une variété de sujets associés à la santé avant la grossesse et à la santé prénatale ainsi qu’à la préparation au rôle parental.
D'autres ressources pour les stratégies de communication seraient notamment Folic Acid Alliance Ontario, qui propose du matériel imprimé sur (http://www.folicacid.ca, les ressources de Motherisk ((http://www.motherisk.org/women/) et le Centre de ressources Meilleur départ ((http://www.beststart.org/resources/breastfeeding/) (101).
Avant la grossesse
Foires de la santé avant la grossesse et de la santé prénatale
Avant l’accouchement
Le TSAF
Acide folique
Activité physique
Tabagisme (y compris la fumée de tabac ambiante)
Signes et symptômes d’accouchement prématuré
Préparation au rôle parental
Préparation à l’allaitement maternel
Violence familiale
Partenaires possibles de la stratégie de communication du programme Santé génésique :
1. Niveau national
Santé Canada, Agence de la santé publique du Canada, Comité canadien pour l’allaitement, INFACT Canada, TSAF, Folic Acid Alliance Ontario
2. Niveau provincial
Centre de ressources Meilleur départ, The Health Communication Unit
3. Niveau local
Fournisseurs de soins de santé, de services sociaux et de services de formation, réseaux de services à l’enfance et à la jeunesse, petites et grandes entreprises, médias et partenaires de marketing, etc.
Liens possibles avec les programmes de santé publique dans le cadre des stratégies de communication du programme Santé génésique :
Programmes Santé des enfants (dont le programme « Bébés en santé, enfants en santé »), Prévention des maladies chroniques (y compris les activités dans les écoles et en milieu de travail), Prévention des blessures et du mésusage de substances, Santé sexuelle et Hygiène du milieu.
Le conseil de santé doit offrir, en collaboration avec les partenaires communautaires, du soutien, des programmes et des services prénatals comprenant ce qui suit :
Même si cette exigence concerne essentiellement le soutien, les programmes et les services prénatals, les résultats de recherches montrent que les stratégies de promotion de la santé et de prévention des risques avant la grossesse constituent des éléments d’intervention essentiels pour améliorer les résultats en santé génésique. Dans bien des cas, la grossesse n'est pas prévue ou planifiée, et la femme ne sait pas toujours qu'elle est enceinte pendant les premières semaines après la conception, une période critique.
L'adoption d'un mode de vie sain et les consultations en soins primaires sont souvent reportées jusqu'au moment où la grossesse est confirmée, lorsqu'il sera peut-être trop tard pour prévenir certains risques modifiables associés à des problèmes touchant la santé de l'enfant à naître.
Pour cette raison, Les soins à la mère et au nouveau-né dans une perspective familiale : lignes directrices nationales, 4e édition (66) (http://www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/publications/smpf07-fra.php) et les Recommendations to Improve Preconception Health and Health Care --- United States (82) des Centers for Disease Control (CDC) (http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/rr5506a1.htm) soulignent le besoin d'intégrer les initiatives de santé avant la grossesse à un vaste éventail de programmes de formation à la santé et de promotion de la santé, de matériels et d’initiatives de communication ainsi qu’à toutes les rencontres avec des fournisseurs de soins tant que la femme est en âge de procréer. L'intensité du processus de consultation, d'évaluation et d'orientation varie selon l'existence ou non d'une maladie chronique, d'un problème associé à une grossesse antérieure ou d'un facteur de risque comportemental, et il faudra peut-être envisager différents modèles d'intégration aux programmes et services existants.
Les membres du personnel des bureaux de santé publique sont bien placés pour mettre en œuvre ces meilleures pratiques du fait de leurs contacts avec des personnes en âge de procréer dans le cadre d'autres programmes et services et de leur collaboration avec les partenaires communautaires. Les partenaires communautaires possibles comprennent notamment les centres de santé communautaire, les nutritionnistes, les Équipes Santé familiale, les fournisseurs de soins primaires, les fournisseurs de services après l’accouchement (visites à domicile, soins postnatals), les écoles, les conseils scolaires et les établissements postsecondaires.
Voici quelques exemples de possibilités d'intégrer les consultations, évaluations et orientations avant la grossesse dans le travail des bureaux de santé et des partenaires communautaires :
Les outils servant à évaluer le bien-être mental des futurs parents peuvent aider le personnel des bureaux de santé dans leur travail. Des exemples d'outils pouvant être utilisés auprès d'adultes ou d'adolescents sont ceux qu’emploie le Bureau de santé publique de Toronto, à savoir Mental Wellness Assessment for Adult/Adolescent et User Guidelines (103), qui sont intégrés dans ses programmes, tout comme Warwick-Edinburgh Mental Well-being Scale et User Guide-Version 1, ainsi que les études à l'appui (104).
Des occasions similaires de consultation, d'évaluation et d'orientation sont également utiles quand le personnel du bureau de santé interagit avec des femmes enceintes et leurs partenaires. D'autres exemples de stratégie prénatale concernant la consultation, l'évaluation et l'orientation qui sont intégrés aux volets individuels du soutien, des programmes et des services prénatals de groupe, ainsi que des interventions individuelles particulières, comprennent :
Une évaluation des stratégies de consultation, d'évaluation et d'orientation devrait tenir compte des buts et objectifs principaux qui sont visés. Certains exemples de buts ou d'objectifs pourraient inclure la santé optimale de toutes les femmes enceintes exposées à des risques, avant la grossesse et avant l’accouchement, des services et du soutien coordonnés, efficaces et intégrés pour la santé avant la grossesse et la santé prénatale, un meilleur accès au soutien et aux services appropriés, une utilisation accrue des services fondés sur les besoins de femmes exposées à un risque de mauvais résultats en santé génésique ou une proportion accrue de femmes à risque qui ont de bons résultats en santé génésique.
Les activités d'évaluation pourraient inclure des tests de validation des outils utilisés pour évaluer ou dépister les femmes considérées comme étant à risque, l'évaluation des changements apportés aux résultats en santé génésique, la connaissance des problèmes de santé avant la grossesse ou de santé prénatale ou des changements des comportements à risque, la portée de l'intégration des services avant la grossesse ou de services prénatals, la disponibilité des services et leur utilisation par celles qui en ont besoin et une meilleure intégration des services.
L'évaluation doit également considérer qui utilise les activités de consultation, d'évaluation et d'orientation et qui ne les utilise pas, surtout par rapport aux groupes prioritaires identifiés. Les résultats de l'évaluation doivent produire des recommandations visant à améliorer la portée des services et à adapter les interventions afin d'améliorer l'efficacité, surtout pour les groupes prioritaires, car cela entraînera une amélioration des résultats pour la santé en général.
On trouvera des ressources pour soutenir la modification des interventions en santé publique afin de répondre aux besoins et capacités uniques des groupes prioritaires se trouvent à (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf).
Le soutien, les programmes et les services prénatals dans le cadre de cette exigence comprennent des séances de groupe. Celles-ci donnent l'occasion de dispenser une formation et d'améliorer les capacités, l'estime de soi et la confiance en soi, de promouvoir les modes de vie sains, d'améliorer la dynamique familiale, de contribuer à la préparation au rôle parental et à l'allaitement maternel, d'améliorer la communication entre la femme et les fournisseurs de soins et de développer des soutiens sociaux pour les futurs parents.
Les stratégies axées sur des modes de vie sains éclipsent souvent celles qui visent à améliorer la dynamique familiale et à préparer les clients à leur rôle parental. La recherche révèle qu'il existe un besoin insatisfait à cet égard, car la majorité des futurs parents manquent de confiance en leurs capacités parentales (56 %), surtout après la naissance de l'enfant (82 %) (45).
Dans l’Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants(106) on peut lire : « parmi les facteurs de risque impliqués dans le développement des problèmes comportementaux et affectifs des enfants, la qualité des conduites parentales est le plus important des facteurs pouvant potentiellement être modifiés ».
Pour aider les futurs parents à partir du bon pied, les programmes Santé génésique et Santé des enfants devraient collaborer avec les partenaires communautaires afin d’appuyer la préparation au rôle parental. Des partenaires communautaires possibles sont le Programme canadien de nutrition prénatale(PCNP), les sociétés d'aide à l'enfance (SAE), les foyers pour personnes sans abri, les centres de santé communautaire, les hôpitaux, les fournisseurs de soins primaires, les centres de développement de la petite enfance de l'Ontario et les cuisines communautaires.
Votre évaluation de la situation doit comprendre un survol de tous les programmes, les services et le soutiens prénatals existants, y compris les aspects de leur contenu, le principe ayant guidé leur formation, les segments de la population de femmes enceintes et de leurs partenaires ou personnes de soutien qui y participent ou qui n'y participent pas, etc. Savoir qui n'y participe pas est essentiel, car il faut que l'évaluation de la situation identifie les groupes prioritaires en fonction des déterminants sociaux des données sur la santé énoncés à (http://www.health.gov.on.ca/transformation/providers/information/resources/profiles/profile_waterloo.pdf).
Dans les deux volets de cette exigence (consultation, évaluation et orientation et sessions de groupe), les bureaux de santé doivent collaborer avec les partenaires communautaires pour mettre au point les politiques et processus suivis pour les aiguillages d'organismes externes vers leurs programmes et services, du bureau de santé vers des organismes externes et entre différents programmes du bureau de santé. Cela peut comprendre les conventions de services, les politiques opérationnelles, les politiques et les protocoles de programmation pour le partage de l'information. On utilise les données recueillies lors des évaluations situationnelles et d'autres critères qui permettront d'identifier les programmes, soutiens et services vers lesquels les clients seront orientés.
Le bureau de santé doit également envisager les critères d'admissibilité aux programmes, aux services et aux soutiens, et avoir une politique est un processus pour assurer l'accès, l'équité et la diversité. Du matériel et des processus de communication sont également nécessaires pour faire la promotion des programmes, des services et des soutiens du bureau de santé auprès du principal public cible (comme les futurs parents) et des groupes prioritaires au sein de ce public (comme les adolescentes enceintes à faible revenu) ainsi qu’auprès des partenaires communautaires et d'autres intervenants qui peuvent les inciter à utiliser les services et les programmes. Des processus seront également nécessaires pour tenir à jour les informations sur les programmes, les services et les soutiens qui sont disponibles par l'entremise de partenaires communautaires (voir l'exigence 5).
Les séances de groupe prénatales comprennent notamment la formation parentale. La plupart de ces sessions incluent l'information sur la préparation au rôle parental. D'autres stratégies seraient, par exemple, les foires sur la santé prénatale.
Bien que « les avantages de la participation à un programme de formation prénatale sont difficiles à étayer de façon systématique », les directives Les soins à la mère et au nouveau-né dans une perspective familiale : lignes directrices nationales continuent de soutenir la formation prénatale pour toutes les femmes enceintes et leurs familles dans différents contextes (66). Les lignes directrices (http://www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/prenatal/fcmc1-fra.php) recommandent également que la formation prénatale s’inspire des préceptes directeurs de l’enseignement aux adultes et adopte une perspective axée sur l’apprenant (66).
L'Initiative des amis des bébésMC comprend des recommandations concernant les programmes de formation prénatale fondées sur les meilleures pratiques afin de faire la promotion de l'allaitement maternel (5). Le manuel du Centre de ressources Meilleur départ, Prenatal Education in Ontario – Better Practices (107), contient une méta-analyse et un aperçu des types de formation prénatale offerts en Ontario, une liste de sujets pouvant être traités, différentes pratiques efficaces et une liste de ressources. Le document Abuse in Pregnancy : Information and Strategies for the Prenatal Educator, également offert par le centre, peut également s'avérer utile (108).
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a publié le manuel Grossesse en santé … Bébé en santé - Une nouvelle vie (109) et adapté le contenu pour en faire un programme prénatal en ligne, Une nouvelle vie ((http://www.unenouvellevie.cipanb.ca/fr.php). Compte tenu du nombre d’excellentes ressources pour un programme de formation prénatale, les bureaux de santé qui veulent réviser leurs programmes devraient envisager d'utiliser du matériel existant avant d'en créer du nouveau. Les cours prénatals en ligne représentent une activité de formation pouvant couvrir les mêmes sujets que les cours en classe, mais ils ne remplissent pas les critères des séances de groupe.
La plupart des bureaux de santé offrent des cours prénatals en classe pour des publics variés (toutes les femmes enceintes, les adolescentes enceintes, les femmes en début de grossesse, etc.), à des moments et à des endroits différents (certains bureaux de santé offrent des cours des centres de développement de la petite enfance de l'Ontario dès le début de la grossesse afin que les familles connaissent les centres et les utilisent après la naissance du bébé) et en couvrant des contenus différents.
Voici quelques autres exemples de cours prénatals de groupe :
Lorsqu'on évalue les séances de groupe prénatales, les indicateurs doivent dépasser le cadre du processus (nombre et durée des séances de groupe offertes, nombre de participants, atteinte du public cible, nombre d'orientations par des partenaires communautaires, listes d'attente et autres données sur l'accessibilité) et de la satisfaction des clients.
En fait, les indicateurs de résultats devraient inclure ceux qui visent les changements de comportement, les connaissances et les pratiques (y compris la préparation au rôle parental ainsi que les avantages et les techniques de l'allaitement maternel), la connaissance des ressources pouvant aider à adopter des pratiques favorables à la santé (y compris la préparation au rôle parental et à l'allaitement maternel) et le suivi de cette connaissance au besoin, l'évolution de l'estime de soi et de la confiance en soi, l’affermissement des relations familiales, l'amélioration des communications entre la femme et ses fournisseurs de soins et le développement de soutiens sociaux.
L'évaluation doit également englober l'accessibilité et les avantages du programme pour les groupes prioritaires identifiés. Il faudra donc examiner les données sur lesquelles se fonde le choix des groupes prioritaires (à partir de l'évaluation de la situation) et évaluer si le programme a réussi à enseigner à ces groupes et s'il a été efficace pour améliorer les résultats visés.
Partenaires communautaires possibles dans le cadre du programme Santé génésique :
Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP), services sociaux (sociétés d'aide à l'enfance [SAE]), services de santé (centres de santé communautaire [CSC], Équipes Santé familiale ou fournisseurs de soins primaires) et services d'éducation (écoles et conseils scolaires).
Liens possibles entre le programme Santé génésique et les autres programmes de santé publique :
Santé des enfants (dont le programme de santé bucco-dentaire et le programme « Bébés en santé, enfants en santé »), prévention des maladies chroniques (cessation du tabagisme, nutrition) et santé sexuelle.
Le conseil de santé doit fournir des conseils et des renseignements pour faire le lien entre les gens et les programmes et services communautaires portant sur ce qui suit :
À l'instar de ce qui est prévu dans l'exigence n° 4, l'évaluation de la situation doit inclure un examen de tous les programmes et services communautaires existants qui concernent la période avant la grossesse, la santé prénatale et la préparation au rôle parental (y compris l'allaitement maternel). Cela comprend les types d'activités et d'enjeux couverts, les principes sur lesquels ils reposent, les groupes ciblés (comme les personnes en âge de procréer, les personnes qui planifient une grossesse, les femmes enceintes et leurs partenaires ou personnes de soutien) et les groupes prioritaires au sein de ces groupes qui sont admissibles ou qui reçoivent les services, ainsi que les données sur l'accessibilité (temps d'attente, obstacles relatifs à la langue ou à la littératie, obstacles physiques à l'accessibilité, dispositions de garde d'enfants, accessibilité par transport en commun, horaires de fonctionnement).
En tenant compte des obstacles spécifiques et d'autres enjeux liés à l'accessibilité, les interventions pourront mieux agir sur les résultats des groupes prioritaires et de la population dans son ensemble.
Les bureaux de santé doivent collaborer avec les partenaires communautaires pour élaborer des processus et politiques visant à tenir à jour l’inventaire ou le répertoire des programmes et services disponibles dans la collectivité. Si la collectivité dispose d'un système d'information tel que le 211 à Toronto, un inventaire peut être effectué rapidement en fonction de la recherche. Les listes de membres de réseaux communautaires élargis peuvent également servir d'un genre d'inventaire (comme le réseau Prenatal Network of Niagara créé par le Bureau de santé de la région de Niagara (http://www.niagararegion.ca/living/health_wellness/pregnancy/pnon-background.aspx).
Un processus ou une politique peut également être nécessaire pour aider les bureaux de santé à offrir aux clients des conseils et des renseignements afin qu’ils puissent entrer en contact avec les programmes et les services communautaires et pour que les services communautaires puissent faire le lien entre leurs clients et le bureau de santé qui les a recommandés. Étant donné que cette exigence n'est pas aussi explicite que le processus d'orientation prévu à l'exigence n° 4, des politiques opérationnelles sont probablement suffisantes. On utilise les données réunies pendant l'évaluation de la situation et tout autre critère utilisé pour identifier les programmes et les services vers lesquels les clients seront orientés. Encore une fois, il faut tenir compte de l'accessibilité et de la pertinence des programmes et des services. En cernant les groupes prioritaires qui ne sont pas servis, les bureaux de santé pourront recommander les services qui répondent le mieux à leurs besoins. Le matériel et les processus de communication décrits à l'exigence n° 4 seront nécessaires pour promouvoir les programmes, le soutien et les services offerts par les bureaux de santé auprès des partenaires communautaires afin que ces derniers orientent leurs clients vers le bureau de santé.
Voici quelques exemples de la façon dont le personnel des services de santé publique peut offrir des conseils et des renseignements afin de mettre les gens en contact avec les programmes et les services communautaires :
Partenaires communautaires possibles dans le cadre du programme Santé génésique :
Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP), services sociaux (sociétés d'aide à l'enfance [SAE]), services de santé (centres de santé communautaire [CSC], Équipes Santé familiale ou fournisseurs de soins primaires) et services d'éducation (écoles et conseils scolaires).
Liens possibles entre le programme Santé génésique et les services de santé publique :
Santé des enfants (dont le programme de santé bucco-dentaire et le programme « Bébés en santé, enfants en santé »), prévention des maladies chroniques (cessation du tabagisme, nutrition) et santé sexuelle.
Le conseil de santé doit fournir, en collaboration avec les partenaires communautaires, des services d’éducation et de sensibilisation aux groupes prioritaires afin qu’ils aient accès à des renseignements, des programmes et des services.
Dans le cadre de l’approche universelle et représentative de la population du programme Santé génésique visant à améliorer la santé génésique, la prestation de services aux groupes prioritaires et des programmes ciblés sont primordiales pour aider les personnes vivant dans des conditions à risque. Les activités destinées à définir les groupes prioritaires, à modifier les interventions de santé publique selon les besoins et les capacités uniques de ces groupes et à collaborer avec la collectivité pour examiner et/ou prôner les politiques tenant compte des déterminants socio-économiques de la santé doivent être intégrées à toutes les exigences relatives au programme Santé génésique et pas seulement l’exigence n° 6.
Pour cette exigence ainsi que pour les autres, les données recueillies dans le cadre de l’évaluation de la situation et l’exigence n° 1 faciliteront la définition des groupes prioritaires dans la région. Il faudra établir un processus et/ou des critères pour aider les bureaux de santé (et leurs partenaires communautaires) à prendre des décisions sur la façon de définir ou de choisir les groupes prioritaires à servir à l’échelon local. Des ressources sont disponibles par l'intermédiaire du Bureau de santé de la région de Waterloo (75, 78-80).
Les groupes prioritaires peuvent être déterminés dans le groupe ciblé. Conformément à la définition de « groupes prioritaires » des Normes de santé publique de l’Ontario (NSPO), ce document d’orientation définit les groupes prioritaires comme les « groupes à risque [de souffrir de mauvaise santé génésique] pour lesquels il est raisonnable de croire que des interventions en santé publique [avant la grossesse et avant l’accouchement] auraient des effets importants à l'échelle de la population » (1).
Dans le groupe cible, on observera aussi des groupes de personnes ayant différents besoins en matière de communication, de programmes ou d’accessibilité (par exemple, mariages entre personnes de même sexe, Franco-Ontariens ou francophones, personnes vivant dans des collectivités rurales éloignées), mais n’étant pas nécessairement à risque en ce qui a trait au développement et à la santé génésique. Des groupes peuvent aussi être à risque de présenter de mauvais résultats en santé génésique, sans pour autant avoir accès à des interventions efficaces du secteur de la santé publique (par exemple les femmes enceintes de 35 ans ou plus).
Le Tableau 3 ci-dessous donne des exemples de groupes prioritaires visés par le programme Santé génésique à l’échelle de l’Ontario et des ressources qui appuient les interventions auprès des groupes prioritaires identifiés.
Groupe prioritaire (comprend les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes sauf avis contraire) |
Ressources de planification utiles disponibles auprès du Centre de ressources Meilleur départ |
|---|---|
Femmes en situation socioéconomique défavorable |
The Impact of Poverty on Pregnant Women: A Guide for Program Managers (2003); Socioeconomic Status & Pregnancy Fact Sheets (2002) |
Femmes sans abri (y compris celles qui font appel aux cuisines communautaires ou aux banques alimentaires) |
|
Femmes ayant des comportements à risque (tabagisme, mésusage de substances, poids malsain, risque nutritionnel) |
|
Femmes souffrant de maladies chroniques de troubles de santé mentale |
|
Femmes socialement isolées (nouvelles venues en Ontario, non anglophones) |
Giving Birth in a New Land – Strategies for Service Providers Working with Newcomers (2009); |
Femmes victimes de violence par leurs partenaires intimes |
Abuse in Pregnancy: Information and Strategies for the Prenatal Educator (2002) |
Femmes ayant déjà eu des problèmes de santé génésique |
Preterm Births: Making a Difference (2002) (Nota : les stratégies ne visent pas seulement les femmes qui ont déjà connu un accouchement prématuré) |
Adolescentes enceintes (et leurs partenaires) |
Teen Pregnancy Prevention: Exploring Out-of-school Approaches (2008), Subsequent Teen Pregnancies: Exploring the Issues, Impact and Effectiveness of Prevention Strategies (2009) et Update Report on Teen Pregnancy Prevention (2007) |
Femmes qui ont des comportements sexuels à risque élevé |
|
Femmes ayant des problèmes cognitifs |
Souvent, de multiples facteurs de risque peuvent être présents dans les mêmes groupes prioritaires (par exemple, les adolescentes enceintes à faible revenu qui fument et ont un faible poids avant leur grossesse). Parmi les ressources du Centre de ressources Meilleur départ présentant des études, des perspectives et des stratégies efficaces en matière de planification des interventions et/ou d’extension des services aux groupes prioritaires susmentionnés, on trouve les guides Populations at Higher Risk: When Mainstream Approaches Don’t Work (110), Réduire l'impact : Travailler auprès de femmes enceintes qui connaissent une situation de vie difficile (111) et Self-Help/Peer Support Strategies in Maternal, Newborn and Child Health : Exemples from the Provincial Landscape (112).
Les groupes de discussion de participants ou d’autres stratégies faisant intervenir le groupe prioritaire visé seront essentiels à l’évaluation de la situation dans le cadre de la planification des services et des stratégies d’approche du bureau de santé.. Un exemple d'un tel travail est donné dans Project Report: Support for At-Risk Homeless Pregnant and Parenting Women Project Focus Groups and Survey Results (113) du Bureau de santé publique de Toronto.
L’apport des femmes qu'on veut rejoindre permettra de définir plus facilement l’information et les ressources pratiques requises et aidera les fournisseurs de services à comprendre le contexte de leur vie et de leurs attitudes ainsi qu’à adopter des approches qui les aideront à autonomiser et à soutenir ces femmes afin qu’elles puissent mieux composer avec leur situation et atteindre de meilleurs résultats pour elles et leurs futurs enfants en matière de santé. La participation des groupes prioritaires au-delà de l’étape de la planification est également déterminante, notamment dans les domaines de la prestation et de l’évaluation. L’engagement des clients constitue une forme d’autonomisation pouvant aider les personnes à s’aider elles mêmes, augmenter l’estime personnelle et le soutien social ainsi que rendre les autres participants plus à l’aise.
L’approche des groupes prioritaires est par ailleurs essentielle, car les femmes à risque font face à de nombreux obstacles personnels et structurels pour ce qui est de l’accès à des ressources ou services communautaire, notamment des soins prénatals. Par conséquent, les stratégies devraient envisager des moyens de surmonter ces problèmes d’accessibilité (par exemple, transport, capacité financière, langue, milieu accueillant et attitudes non critiques, soins aux enfants, stress/épuisement, connaissance des ressources offertes). Les stratégies d’approche et de promotion devraient également être axées sur la façon la plus efficace de servir le groupe prioritaire défini ainsi que sur le meilleur lieu pour le faire.
Les bureaux de santé (ou partenaires communautaires) offrant des services directs aux groupes prioritaires devraient établir des politiques et des processus pour définir les critères d’admissibilité. Un exemple d'un tel processus serait le programme Healthiest Babies Possible du Bureau de santé publique de Toronto (114, 115). Le personnel du programme a défini son groupe prioritaire, puis a élaboré un processus de meilleures pratiques fondées sur des données probantes pour effectuer le dépistage et l'évaluation de l'admissibilité dans ce groupe. Des stratégies de soutien devraient aussi être mises en place pour les clients des groupes prioritaires en attente de services (comme le système de listes d'attente prioritaire du programme Healthiest Babies Possible) (114). Les questions de durabilité devraient être abordées aux premières étapes de la planification, de telle sorte que les groupes prioritaires qui réussissent à surmonter les nombreux obstacles liés à la recherche et à l’acceptation de ressources ne soient pas laissés à eux-mêmes.
Quoique nécessaires, les stratégies d’approche et les services directs ne suffisent pas à améliorer les résultats liés à la santé génésique dans les groupes prioritaires. Les activités doivent être liées aux stratégies de sensibilisation, d’action communautaire et de changement social de haut niveau définies dans l’exigence n° 2b. Le secteur de la santé publique et les partenaires communautaires ne doivent pas seulement s’atteler au fardeau des inégalités en matière de santé, mais aussi participer à des initiatives sociétales de vaste portée pour remédier aux conditions qui contribuent à cette situation.
Le personnel aura besoin d’information à jour et adéquate pour conseiller les groupes prioritaires et les diriger vers les bonnes ressources communautaires et les bons services pratiques. Des exemples de politiques appuyant ces activités sont présentés dans les exigences nos 4 et 5. Les recommandations ou liaisons peuvent prendre la forme d’interactions directes (par exemple, lignes d’assistance téléphonique, lignes d’approche sur la santé familiale, programmes individuels ou de groupe, recommandation d’autres fournisseurs de services et d’établissements tels que des cliniques de santé familiale et de santé sexuelle, des refuges, des centres de santé communautaire) ou d’interactions indirectes (affiches, dépliants et inscriptions sur des sites Web).
Outre le programme Healthiest Babies Possible du Bureau de santé publique de Toronto, un autre exemple de travail individuel auprès de groupes prioritaires est le programme Homeless At-Risk Prenatal (HARP), de ce même bureau de santé. Il s’agit d’ un programme unique qui offre un soutien individuel intensif aux adolescentes et aux femmes enceintes sans abri. Bien qu’il fasse partie du programme « Bébés en santé, enfants en santé », il est plus intensif, étant doté de six membres du personnel infirmier et de deux diététistes. Il a été mis sur pied à l'aide du financement consacré au développement de la petite enfance à la suite de l'enquête de Jordan Heikamp.
Les bureaux de santé peuvent également offrir des programmes collectifs à des groupes prioritaires, comme le font les nombreux bureaux de santé qui travaillent en partenariat avec le PCNP. Le programme Teen Prenatal Supper Club est un exemple, parmi d’autres, de partenariat entre la coalition pour la santé Meilleur départ de Peel et le Bureau de santé publique de Peel. Financé par ce dernier et par le PCNP, le programme s'adresse aux adolescentes qui n'auraient normalement pas accès aux cours prénatals traditionnels.
Les adolescentes reçoivent un soutien nutritionnel, des conseils, de l'information sur la santé et une orientation vers d'autres services dans un cadre confortable où un repas est préparé et servi. En participant au programme, les adolescentes reçoivent une formation prénatale et une formation post-partum anticipée sur la grossesse en santé et la nutrition, l'accouchement et l'allaitement maternel. Pour encourager leur participation au programme, les adolescentes reçoivent des billets d'autobus, des vitamines pour femmes enceintes et des bons alimentaires. Les initiatives Pregnancy Circle de Santé publique Ottawa constituent un autre exemple de séances spécialement conçues pour les femmes enceintes vulnérables et leurs partenaires afin d'accroître leurs connaissances et leurs compétences sur la grossesse, l’accouchement et les premiers rapports parent-enfant. Les séances de groupe sont dirigées par les participants avec l'aide d'une infirmière en santé publique. À l'heure actuelle, il existe trois groupes et trois autres sont projetés : les centres de santé communautaire, les centres de santé autochtones, les programmes PCNP, le centre de ressources en santé et en communauté et les écoles secondaires alternatives (ces programmes ne sont offerts en continu, mais plutôt à la demande de l'école)
L’évaluation des initiatives destinées aux groupes prioritaires comporte de nombreux obstacles. Par exemple, les bureaux de santé devront souvent travailler avec un petit nombre de participants, tandis que les coûts liés à la dotation individualisée, au transport, aux bons alimentaires, aux soins aux enfants et aux suppléments vitaminiques peuvent être élevés.
Des problèmes comme la sous-déclaration et la confidentialité des renseignements des clients peuvent se poser lorsqu’on évalue les questions délicates (par exemple, la consommation d’alcool ou de drogues ou la violence. Les évaluations devraient tenir compte des indicateurs allant au-delà des changements dans les résultats et les comportements, comme le renforcement du soutien social, l’estime personnelle, la collaboration communautaire et la rétroaction qualitative des participants. Les évaluations des processus (qui comprennent la rétroaction des participants) s’avéreront également importantes pour préciser et éclairer le travail des autres intervenants auprès d’un groupe prioritaire similaire.
Partenaires communautaires possibles dans le cadre du programme Santé génésique :
Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP), services sociaux (sociétés d'aide à l'enfance [SAE], programme Ontario au travail), services de santé (centres de santé communautaire [CSC], Équipes Santé familiale et fournisseurs de soins primaires).
Liens possibles entre le programme Santé génésique et les autres programmes de santé publique :
Santé des enfants (programme « Bébés en santé, enfants en santé ») et Santé sexuelle.
Le conseil de santé doit assurer la prestation de tous les volets du programme « Bébés en santé, enfants en santé », conformément au Protocole Bébés en santé, enfants en santé, 2008 (ou à la version en vigueur) (ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse). « Même si le programme « Bébés en santé, enfants en santé » comporte des volets portant sur la promotion de la santé et l’élaboration de politiques, on l’a inclus dans la section sur la prévention des maladies étant donné qu’il met l’accent sur les services de dépistage, d’évaluation, d’orientation et de soutien. » (NSPO, note de bas de page no 16).
Voir le Protocole Bébés en santé, enfants en santé
(http://www.health.gov.on.ca/french/providersf/programf/pubhealthf/oph_standardsf/ophsf/progstdsf/protocolsf/hbhcf.pdf)
Les trois volets clés du programme Santé génésique (la santé avant la grossesse, la santé prénatale et la préparation au rôle parental), de même que tous les facteurs liés à ceux-ci, doivent être intégrés aux autres exigences dans le cadre des NSPO et à d’autres stratégies et programmes. Certains domaines d’intégration sont évidents et accroîtront l’efficacité et l’efficience de la planification et de la mise en œuvre des programmes. Par exemple, les programmes Santé génésique et Prévention des maladies chroniques devraient collaborer aux stratégies de promotion de la santé et de prévention des maladies auprès des personnes en âge de procréer et des femmes enceintes atteintes de maladies chroniques ou présentant des facteurs de risque connexes (mauvaise alimentation, obésité, tabagisme, inactivité physique et alcoolisme).
Les programmes Santé génésique et Santé sexuelle et infections transmissibles sexuellement ou par le sang devraient également intégrer des stratégies visant à réduire les comportements sexuels à risque élevé, de promouvoir les grossesses planifiées et d'améliorer la santé avant la grossesse des populations ciblées. De même, les responsables des programmes Santé génésique et Santé des enfants devraient se concerter pour promouvoir l’allaitement maternel, un rôle parental positif et une dynamique familiale saine comme moyens d’améliorer les résultats liés à la santé des enfants.
Dans d'autres domaines, les possibilités d'intégration sont moins évidentes (par exemple en hygiène du milieu). L’annexe B présente les liens entre chaque exigence relative à la santé génésique et les autres exigences des NSPO..
Il peut en outre être utile pour les bureaux de santé de déterminer le niveau d’intégration requis pour une planification, des programmes et une évaluation les plus efficaces et efficients. Le continuum d’intensité des liens (116) fournit des définitions communes et attribue un chiffre (de 1 à 6) correspondant au niveau d’intégration.
Nous avons utilisé ce continuum pour remplir les tableaux suivants en guise d’exercice type d’intégration : le tableau 4 (Niveau d’intégration type entre les programmes Santé génésique et Santé des enfants et d’autres programmes visés par les NSPO) et le tableau 5 (Niveau d’intégration type entre les volets des programmes de santé familiale et de promotion de la santé en milieu scolaire). Ces outils peuvent aider les bureaux de santé à entreprendre un dialogue avec les chefs et le personnel des autres programmes pour voir si tous s’entendent sur le niveau d’intégration requis pour planifier et mettre en œuvre leurs exigences et pouvoir ensuite déterminer quelles mesures doivent être prises à l’interne pour maximiser les chances de réussite.
Le continuum d’intensité des liens
Norme | Santé familiale |
Santé génésique |
Santé des enfants |
|---|---|---|---|
Maladies chroniques et blessures |
Prévention des maladies chroniques |
4 - minimum et 5 - meilleures pratiques |
4 - minimum et 5 - meilleures pratiques |
Prévention des blessures et du mésusage de substances |
4 - minimum et 5 - meilleures pratiques |
4 - minimum et 5 - meilleures pratiques |
|
Maladies infectieuses |
Santé sexuelle, infections transmissibles sexuellement et infections transmissibles par le sang |
4 |
4 |
Prévention et contrôle des maladies infectieuses |
2 |
2 |
|
Prévention et contrôle de la tuberculose |
1 |
2 |
|
Prévention et contrôle de la rage |
1 |
1 |
|
Maladies évitables par la vaccination |
2 |
3 |
|
Hygiène du milieu |
Salubrité des aliments |
2 |
2 |
Salubrité de l’eau |
3 |
3 |
|
Prévention et gestion des risques sanitaires |
4 |
4 |
|
Préparation aux situations d’urgence |
Préparation aux situations d'urgence en santé publique |
1 |
1 |
Santé familiale |
Santé génésique |
Santé des enfants |
Protocoles liés à la santé bucco dentaire |
Programme « Bébés en santé, enfants en santé » |
Santé globale dans les écoles |
|---|---|---|---|---|---|
Santé génésique |
x |
4* |
1 |
4 |
2 |
Santé des enfants |
4 |
X |
2 |
4 |
2–3* |
Protocoles liés à la santé bucco dentaire |
1 |
2 |
X |
2 |
1 |
Programme « Bébés en santé, enfants en santé » |
4 |
4 |
2 |
X |
2 |
Santé globale dans les écoles |
2 |
2-3* |
1 |
2 |
X |
* Représente un niveau d’intégration minimum; des niveaux plus élevés peuvent être présents à l’échelon des bureaux de santé locaux.
Le besoin d’intégration s’étend au-delà des NSPO; il inclut les partenaires de différents secteurs à différents échelons (provincial, municipal/conseils de santé, organismes communautaires et autres). Pour bien fonctionner, les partenaires doivent faire preuve d’engagement et les rôles et responsabilités doivent être clairement définis, notamment en ce qui a trait à la désignation des chefs. De plus, les priorités conjointes devraient être déterminées d’un commun accord.
Une intégration similaire entre les partenaires provinciaux (par exemple, les programmes de santé familiale du ministère de la Promotion de la santé, le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse, notamment le programme « Bébés en santé, enfants en santé », le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et le ministère de l’Éducation) aide à soutenir les objectifs, les orientations stratégiques et les résultats communs en matière de santé génésique. De même, il importe d’améliorer l’intégration entre les ministères et les programmes fédéraux, les ministères et les programmes provinciaux et les programmes des bureaux de santé locaux afin d’accroître l’efficacité et l’efficience des résultats liés à la santé génésique.
Des outils de planification et d’évaluation des activités peuvent aider les bureaux de santé locaux à élaborer des cadres d’activité. Les ressources et les outils sont offerts par les organismes suivants entre autres :
L’Evaluation Methods Sourcebook II (120) de la Société canadienne d'évaluation (http://www.evaluationcanada.ca/site.cgi?s=6&ss=5&_lang=en), et les outils de planification et d’évaluation Results-Based AccountabilityMC (RBA) (161) (http://www.resultsaccountability.com) sont également utiles.
Les meilleures pratiques, les experts en contenu lié à la santé génésique et des collègues bien informés peuvent aussi faciliter le processus de rassemblement de l’information, et sont mentionnés dans ce document. Les centres de ressources (par exemple, le Centre de ressources Meilleur départ) et des liens vers les services de Motherisk, s’avèrent aussi des ressources inestimables en matière de santé génésique. Le gouvernement fédéral (par exemple, l’Agence de la santé publique du Canada [ASPC], le Comité canadien pour l’allaitement), les organismes non gouvernementaux (par exemple,Fetal Alcohol Spectrum Disorder [TSAF] Stakeholders of Ontario, Folic Acid Alliance Ontario) et les ordres professionnels (la Société des obstétriciens gynécologues du Canada [SOGC], la Société canadienne de pédiatrie [SCP] Infirmières et infirmiers en santé communautaire du Canada) constituent également des ressources précieuses pour les programmes publics de santé génésique.
La mise en œuvre des lignes directrices fondées sur les meilleures pratiques établies par l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (RNAO) (http://www.rnao.org) appuie les pratiques de soins infirmiers liées à la santé génésique. Parmi les lignes directrices permettant de faciliter l’application des exigences relatives au programme Santé génésique, mentionnons Breastfeeding Best Practice Guidelines for Nurses (6) et La cessation du tabagisme : intégration dans la pratique quotidienne des soins infirmiers (81)
Les bureaux de santé publique ont également présenté les suggestions suivantes de ressources qui les ont aidés à intégrer les meilleures pratiques dans la planification des programmes : What Works for Whom? Promising Practices in Parenting Education (126) et Promising Practices in Preconception Care for Women at Risk for Poor Health and Pregnancy Outcomes (127).
De nombreux bureaux de santé ont mis au point des ressources de santé génésique à part celles qui sont citées dans ce document. Les documents élaborés pour les pères et les membres de la famille élargie sur des sujets tels que le rôle parental ou l'allaitement maternel sont d'autres exemples d'efforts locaux déployés pour soutenir la mise en œuvre des exigences des NSPO en matière de santé génésique.
L’accès à des données et à des sources d'information fiables (par exemple, l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, la Base de données périnatales Niday, le Système ontarien de surveillance en matière de soins périnatals [SOSSP ], les indicateurs de base, le Système rapide de surveillance des facteurs de risque [SSRFR] et le Système d'information sur les services intégrés pour enfants [SISIE]) est aussi essentiel à la planification des activités du programme Santé génésique. L’Association pour la santé et l'éducation physique de l'Ontario (ASEPO) et l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé (AOPPS) se révèlent quant à elles des ressources inestimables pour le soutien provincial de l’indicateur des programmes des bureaux de santé et des activités de collecte de données.
Des outils spécialisés sur la santé prénatale ont été mis sur pied et continu de l'être afin d'évaluer des facteurs de risque précis. En voici quelques exemples :
Des ententes de services, des protocoles, des organigrammes d'orientation et des politiques sur les programmes peuvent faciliter le processus de mise en application des NSPO. Les ressources utiles sont précisées pour chacune des exigences traitées dans ce document. La plupart des bureaux de santé ont également créé des ressources locales pour aider à orienter leur travail.
L’Ontario Family Health Management in Public Health Network (OFHMPHN) est un lien de communication critique entre les bureaux de santé et le ministère de la Promotion de la santé (MPS). Ce réseau a pour mission de stimuler la collaboration dans le secteur de la santé publique et entre les secteurs afin de favoriser la santé génésique et la santé des enfants par le leadership et des mesures collectives. Les objectifs de l’OFHMPHN sont conformes aux NSPO relatives aux programmes de santé familiale et à la norme fondamentale. L’harmonisation et l’intégration des activités du MPS et du réseau en matière de santé génésique contribuent à l’atteinte des résultats sociétaux du programme Santé génésique.
Le réseau provincial de gestion du programme « Bébés en santé, enfants en santé » dirigé par le MSEJ offre des possibilités accrues de communication dans le cadre du programme Santé génésique.
Les réseaux régionaux de gestion du programme Santé génésique ainsi que leur personnel offrent également une occasion de promotion, de partenariats dans le cadre de projets, de partage des ressources et de collaboration plus poussée en ce qui a trait aux questions et aux activités liées au programme Santé génésique.
Des groupes de travail tels que celui sur la santé génésique de l'Association pour la santé publique de l’Ontario (OPHA) aident à enrichir le soutien aux programmes. Les listes de diffusion par courriel peuvent également fournir un soutien accru de la part de collègues (comme le réseau de promotion de la santé sur la maternité, les nouveau-nés et les enfants [MNCHP] administré par le Centre de ressources Meilleur départ).
Ce document d’orientation, qui s’inscrit dans une série de sept documents préparés par le ministère de la Promotion de la santé de l’Ontario dans le but de guider les conseils de santé dans la mise en œuvre des programmes et des services de promotion de la santé assujettis aux Normes de santé publique de l’Ontario (NSPO) de 2008, visait à fournir de l’information générale sur la santé génésique, notamment sur l’importance de cette question et le fardeau qu’elle représente.
De l’information a aussi été donnée sur les évaluations de situation pour chaque exigence des NSPO relative à la santé génésique, ainsi que sur les politiques, la promotion des programmes et le marketing social, les questions d’évaluation et de surveillance et les déterminants sociaux de la santé. Une orientation politique et des stratégies à envisager ont également été proposées, et les données et fondements ont été examinés.
L’atteinte des objectifs généraux en matière de santé et des résultats sociétaux dépendra de la disposition des conseils de santé à collaborer avec d’autres partenaires communautaires tels que les organisations non gouvernementales, les administrations municipales et les organismes financés par le gouvernement et le secteur privé. En travaillant en partenariat pour répondre à un ensemble commun d’exigences, l’Ontario pourra mieux réaliser ses objectifs liés à la santé en visant des normes plus élevées et en évaluant adéquatement les processus concernés.
Les interactions complexes entre les facteurs sociaux et économiques, le milieu physique et les comportements et contextes individuels ont une forte incidence sur la santé des personnes et des collectivités de l’Ontario. La prise en considération des déterminants de la santé et la réduction des inégalités en matière de santé favoriseront aussi la réussite des conseils de santé.
Indicateurs de santé génésique |
Données locales |
Données provinciales |
Source |
|---|---|---|---|
La santé avant la grossesse |
|||
Nombre de femmes en âge de procréer |
T |
T |
Statistique Canada |
Où vivent les femmes en âge de procréer? (cartographier) |
T |
T |
Statistique Canada |
Quel est le statut socioéconomique des femmes en âge de procréer? (cartographier) |
T |
T |
Statistique Canada* |
Quelle est l'origine ethnique des femmes en âge de procréer? (cartographier) |
T |
T |
Statistique Canada* |
Combien de femmes en âge de procréer ont un médecin de famille? |
T |
T |
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes |
Utilisation de traitement pour la fertilité |
o |
o |
|
Consommation d'alcool chez les femmes en âge de procréer |
T |
T |
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes |
Tabagisme parmi les femmes en âge de procréer |
T |
T |
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes |
Taux d'obésité ou de surpoids chez les femmes en âge de procréer |
T |
T |
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes |
Prise de multivitamines avec acide folique par les femmes en âge de procréer |
T |
T |
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (avez vous pris un supplément vitaminé contenant de l'acide folique avant votre dernière grossesse?) |
Taux d’ITS chez les femmes en âge de procréer (y compris le VIH) |
T |
T |
Système intégré d'information sur la santé publique |
Des grossesses en santé |
|||
Les grossesses chez les adolescentes |
T |
T |
Base de données provinciale pour la planification des services de santé (BDPPSSB) |
L'âge de la mère à la première grossesse |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Fournisseur de soins primaires (obstétricien, médecin de famille, sage-femme, infirmière praticienne) |
o |
T |
Base de données périnatales Niday |
L'activité physique chez les femmes enceintes |
o |
o |
|
Prévalence de consommation d'alcool avant la naissance |
T |
T |
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes |
Consommation de drogues illicites |
T |
T |
Enquête nationale sur la santé de la population |
Prévalence du tabagisme avant la naissance |
T |
T |
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes |
Dépression |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Prévalence de l'hépatite B |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Taux d’ITS (y compris le VIH) |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Sources d'informations prénatales |
o |
o |
|
Participation aux cours prénatals |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Intention d’allaiter |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Les résultats en santé génésique |
|||
Taux de naissances |
T |
T |
Base de données provinciale pour la planification des services de santé (BDPPSSB) |
Prévalence de naissances vivantes chez les mères adolescentes |
T |
T |
Base de données provinciale pour la planification des services de santé (BDPPSSB) Système informatique de planification des services de santé (SIPSS) - Base de données |
Prévalence de naissances vivantes chez les mères âgées |
T |
T |
Base de données provinciale pour la planification des services de santé (BDPPSSB) |
Taux de naissances multiples |
T |
T |
Statistique Canada |
Faible poids à la naissance |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Taux de césariennes |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Taux de péridurale |
o |
T |
Base de données périnatales Niday |
Taux d'accouchements assistés (forceps/ventouse obstétricale) |
o |
T |
Base de données périnatales Niday |
Prévalence d'anomalies du tube neural |
T |
T |
Base de données périnatales Niday* |
Incidence du diabète gestationnel |
o |
T |
Base de données périnatales Niday |
Incidence de la prééclampsie et de l'éclampsie |
o |
T |
Base de données périnatales Niday |
Incidence de placenta prævia ou d'abruptio placentae |
o |
T |
Base de données périnatales Niday |
La préparation au rôle parental |
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À qui les parents s'adressent-ils pour se préparer à leur rôle parental? |
o |
o |
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NB : * demande de données spéciales requise
Document d'orientation sur la santé génésique
(Appah, 2009)
Acronymes
E = exigence
LGT = lutte globale contre le tabagisme
MEV = maladies évitables par la vaccination
PB = prévention des blessures
PCMI = prévention et contrôle des maladies infectieuses
PCR = prévention et contrôle de la rage
PCT = prévention et contrôle de la tuberculose
PGRS = prévention et gestion des risques pour la santé
PMS = prévention du mésusage de substances (y compris l'alcool)
PSUSP = préparation aux situations d'urgence en santé publique
SA = salubrité des aliments
SAPSAP = saine alimentation, poids santé et activité physique
SE = santé de l’enfant
SE AU= salubrité de l'eau
SG = santé génésique
SMS = santé en milieu scolaire
SSITSS = santé sexuelle et infections transmissibles sexuellement ou par le sang (y compris le VIH)
Catégorie |
Exigence des NSPO |
SAPSAP |
SE |
PB |
PMS |
LGT |
SMS |
PCMI |
PCR |
SSITSS |
PCT |
MEV |
SA |
SEAU |
PGRS |
PSUSP |
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Évaluation et surveillance |
1.Le conseil de santé doit effectuer une analyse épidémiologique des données de surveillance et examiner l’évolution des tendances au fil du temps, les nouvelles tendances et les groupes prioritaires, conformément au Protocole d’évaluation
|
E1 |
E1 |
E1 |
E1 |
E1 |
E1 |
E3 |
E1 |
E2 |
E1 |
E1 |
E2 |
E1 |
||
Promotion de la santé et élaboration de politiques |
2. Le conseil de santé doit collaborer avec les partenaires communautaires en utilisant une approche globale
Le conseil de santé doit notamment : |
E3 |
E2 |
E2 |
E2 |
E3 |
E4 |
E6 |
E3 |
E4 |
E4 |
E3 |
||||
3. Le conseil de santé doit sensibiliser davantage le public à la santé avant la grossesse, aux grossesses en santé et à la préparation au rôle parental. Pour ce faire il doit : |
E6 |
E5 |
E4 |
E4 |
E6 |
E4 |
E5 |
E4 |
E5 |
E7 |
E3 |
E5 |
||||
4. Le conseil de santé doit offrir, en collaboration avec les partenaires communautaires, du soutien, des programmes et des services prénatals comprenant ce qui suit : |
E7 |
E6 |
E3 |
E3 |
E7 |
E4 |
E7 |
|||||||||
5. Le conseil de santé doit fournir des conseils et des renseignements pour faire le lien entre les gens et les programmes et services communautaires portant sur ce qui suit :
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E11 |
E7 |
E3 |
E3 |
E9 |
E6 |
E3 |
E6 |
E9 |
E4 |
||||||
6. Le conseil de santé doit fournir, en collaboration avec les partenaires communautaires, les services d'éducation et de sensibilisation aux groupes prioritaires afin qu'ils aient accès à des renseignements, des programmes et des services. |
E8 |
E7 |
E3 |
E3 |
E9 |
R5a |
E4 |
|||||||||
Prévention des maladies |
7. Le conseil de santé doit assurer la prestation de tous les volets du programme « Bébés en santé, enfants en santé » conformément au Protocole Bébés en santé, enfants en santé, 2008(ou à la version en vigueur) (ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse). Note de bas de page 16 : « Même si le programme «Bébés en santé, enfants en santé » comportent des volets portant sur la promotion de la santé et l'élaboration de politiques, on l'a inclus dans la section sur la prévention des maladies étant donné qu'il met l'accent sur les services de dépistage, évaluation, d'orientation et de soutien. » |
E3 |
E9 |
E11 |
E6 |
|||||||||||
Protection de la santé |
E13 |
E14 |