Document d’orientation sur la santé en milieu scolaire

Coprésidentes du groupe de travail :
Sarah Lambert
Carol MacDougall
Membres du groupe de travail:
Gloria Morris
Saralyn Semeniuk
Cathy McCallum
Maryan O’Hagan
Laurie Boston
Steve Soroko
Catherine Tebbutt
Rédactrice du groupe de travail :
Yvette Laforêt-Fliesser
Rédactrice en chef :
Diane Finkle Perazzo

Remerciements

Les coprésidents souhaitent remercier les membres du Groupe de travail et la rédactrice Yvette Laforêt-Fliesser pour leur contribution et la générosité avec laquelle ils ont partagé leurs connaissances et leur expertise en matière de promotion de la santé en milieu scolaire. Nous tenons à souligner particulièrement l’apport de Judith Hoy, qui a offert son expertise en tant qu’administratrice au sein d’un conseil scolaire. Nous sommes également reconnaissants à Frederick Appah, Tatyana Krimus et John Garcia, d’Action Cancer Ontario, qui nous ont offert leur appui, ainsi que pour les conseils et l’encadrement fournis par le Comité directeur chargé des documents d’orientation sur la santé en milieu scolaire.

Section 1. Introduction

En vertu de l’article 7 de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, le ministre de la Santé et des Soins de longue durée a publié les Normes de santé publique de l’Ontario (NSPO) en guise de lignes directrices touchant la prestation des programmes et services de santé obligatoires par le ministre de la Santé et des Soins de longue durée. Les 36 conseils de santé de l’Ontario sont responsables de mettre en œuvre les normes relatives aux programmes, y compris tous les protocoles intégrés à une norme. Conformément à un décret, le ministère de la Promotion de la santé est responsable de quatre de ces normes : a) Santé génésique, b) Santé des enfants, c) Prévention des blessures et du mésusage de substances et d) Prévention des maladies chroniques. Le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse a été chargé en vertu d’un décret de la responsabilité d’administrer les éléments relatifs au programme« Bébés en santé, enfants en santé » contenu dans les Normes relatives aux programmes de santé de la famille.

Les NSPO sont fondées sur quatre principes : le besoin, l’effet, la capacité ainsi que le partenariat et la collaboration. Une norme fondamentale met l’accent sur quatre secteurs spécifiques : a) l’évaluation de la santé de la population, b) la surveillance, c) la recherche et l’échange de connaissances et d) l’évaluation des programmes.

a) Élaboration des documents d’orientation du ministère de la Promotion de la santé

Le ministère de la Promotion de la santé a travaillé en collaboration avec des experts locaux en matière de santé publique pour rédiger les ébauches d’une série de documents d’orientation. Ces documents d’orientation aideront le personnel des conseils de santé à déterminer les enjeux et les stratégies devant faire l’objet d’une évaluation à l’échelle locale, ainsi qu’à mettre en œuvre les normes. Bien que les NSPO et les protocoles associés publiés par le Ministère en vertu de l’article 7 de la Loi sur la protection et la promotion de la santé aient force obligatoire, les documents d’orientation qui ne sont pas intégrés aux NSPO par renvoi ne sont pas exécutoires en vertu d’un décret. Ces documents d’orientation sont des ressources visant à aider les professionnels employés par les conseils de santé locaux à planifier et à s’acquitter de leurs responsabilités aux termes de la Loi sur la protection et la promotion de la santé et des NSPO.

Dans l’élaboration des documents d’orientation, une consultation a eu lieu auprès du personnel des ministères de la Santé et des Soins de longue durée, des Services à l’enfance et à la jeunesse, des Transports et de l'Éducation. Le ministère de la Promotion de la santé a créé sept documents d’orientation pour soutenir la mise en œuvre des quatre normes relatives aux programmes dont il est responsable :

  • Santé des enfants
  • Stratégies globales de lutte contre le tabagisme
  • Saine alimentation, activité physique et poids santé
  • Prévention des blessures
  • Prévention du mésusage des substances
  • Santé génésique
  • Santé en milieu scolaire

Ce document d’orientation particulier donne un avis précis sur les exigences relatives aux NSPOen ce qui a trait à la SANTÉ EN MILIEU SCOLAIRE. Ce document d’orientation est quelque peu différent des autres, car c’est un document fondé sur le milieu qui décrit une approche globale en matière de promotion de la santé pour les écoles, laquelle est pertinente pour de nombreuses normes et exigences. Veuillez consulter les documents d’orientation énumérés ci-dessus pour obtenir de plus amples renseignements, notamment sur les interventions en milieu scolaire particulières relatives aux exigences.

b) Aperçu du contenu

La section 2 du présent document d’orientation contient des renseignements généraux sur la santé en milieu scolaire, notamment en ce qui a trait à l’importance de cette question de santé publique particulière et au fardeau qui y est lié, un bref aperçu des stratégies et de l’orientation provinciales en matière de politiques, ainsi que des éléments à l’appui et leur justification.

La section 3 présente des données probantes qui soutiennent une approche globale de la promotion de la santé pour chaque programme dans le cadre des NSPO (2008) qui comprennent une exigence selon laquelle les bureaux de santé publique doivent travailler avec les conseils scolaires ou les écoles, ou les deux, notamment les pratiques fondées sur l’expérience clinique, les innovations et les priorités dans le contexte de ce travail de partenariat. Elle comprend des enjeux généraux et spécifiques relatifs à l’utilisation d’une approche globale de la promotion de la santé dans des milieux scolaires, et aborde également la question de la santé mentale et les facteurs déterminants de la santé dans le cadre d’une approche globale de la santé publique dans ce contexte.

La section 4 détermine et examine des domaines d’intégration à d’autres exigences en matière de normes relatives aux programmes. Cela comprend la recherche de possibilités de partenariats à plusieurs niveaux (p. ex., organismes provinciaux, organismes municipaux/conseils de santé, organismes communautaires et autres). La recherche de possibilités de collaboration avec d’autres stratégies et programmes provinciaux est également abordée.

Enfin, la section 5 définit les outils et les ressources clés qui peuvent aider le personnel des conseils de santé locaux à mettre en œuvre les normes relatives aux programmes pour les milieux scolaires et à évaluer leurs interventions.

La section 6 présente la conclusion.

c) Public visé et objectif

Le présent document d’orientation est un outil qui définit des concepts clés et des ressources pratiques que les employés du domaine de la santé publique peuvent utiliser pour la planification de la promotion de la santé en collaboration avec les écoles et les conseils scolaires. Il fournit des conseils et une orientation aux chefs de services et au personnel de première ligne en vue de soutenir une approche globale de la promotion de la santé pour répondre aux exigences en matière de NSPOdans les milieux scolaires (c.-à-d.., Prévention des maladies chroniques, Prévention des blessures et du mésusage de substances, Santé génésique, Santé des enfants,

Santé sexuelle, Maladies évitables par la vaccination, Santé sexuelle et infections transmissibles sexuellement ou par le sang (y compris le VIH) et Prévention et contrôle des maladies infectieuses).

Nota : En cas de disparité entre le document d’orientation et les NSPO (2008), les NSPO auront préséance.

 

Section 2. Contexte

a) Fardeau en matière de santé publique

Les enfants et les jeunes sont reconnus comme un groupe prioritaire en Ontario. Le gouvernement de l’Ontario s’engage à améliorer la santé et l’éducation de la population. En effet, la santé économique future de la province dépend de la réussite scolaire ainsi que de la santé et du bien-être optimaux de ses enfants et de ses jeunes. (1) L’enfance est reconnue comme une période d'apprentissage des pratiques et des comportements en matière de santé; l’adolescence représente une période de la vie où les jeunes adoptent des comportements positifs en ce qui concerne la santé (comme les habitudes liées à l’alimentation et à l’activité physique) et des comportements à risque, notamment en ce qui a trait à l’alcool et à la consommation de drogues (2-3)

L’étude de 2006 intitulée Les comportements de santé des jeunes d'âge scolaire (4) a déterminé certains enjeux en matière de santé pour les enfants et les jeunes canadiens :

  • près de la moitié des élèves de la 6e année à la 4e secondaire sont inactifs physiquement;
  • environ 26 % des garçons et 17 % des filles souffrent d’embonpoint ou sont obèses;
  • plus de la moitié des élèves de la 3e et de la 4e secondaire affirment avoir consommé de l’alcool avant l’âge de 15 ans;
  • environ un élève sur cinq manque d’ordinaire un ou plusieurs jours d’école dans une année en raison d’une blessure;
  • près de 40 % des élèves affirment avoir été victimes d’intimidation;
  • en 4e secondaire, les filles accusent une santé émotionnelle moins bonne que celle des garçons.

La Commission de la santé mentale du Canada (5) a récemment déclaré que le suicide est la principale cause de décès chez les adolescents canadiens et qu’un enfant sur quatre est atteint d’au moins un problème de santé mentale. Environ 14 % des enfants âgés de 4 à 17 ans présentent d'importants problèmes de santé mentale; moins de 25 % de ces jeunes reçoivent un traitement. (6) Un autre rapport fédéral, intitulé Des enfants en santé : Une question de poids, (7) a souligné que, si les tendances actuelles en matière de santé se maintiennent, les enfants d’aujourd’hui auront une espérance de vie plus courte que celle de leurs parents. En 2000/2001, l’obésité a entraîné pour le système de santé du Canada des coûts estimés à 4,3 milliards de dollars : 1,6 milliard de dollars en coûts directs, comme les soins hospitaliers, les médicaments et les services prodigués par les médecins, et 2,7 milliards de dollars en coûts indirects, comme les revenus perdus en raison de maladies et les décès prématurés associés à l’obésité. (8) D’autres facteurs de risque qui apparaissent pendant l’enfance contribuent également au fardeau économique potentiel et soulignent l’importance d’une approche à la fois globale et efficace en matière de promotion de la santé.

 


b) Les écoles en tant que milieux importants pour une approche globale de la promotion de la santé

Les écoles constituent des milieux importants pour la promotion globale de la santé. Après la famille, l’école est le milieu qui a le plus d’influence sur la vie des enfants et des jeunes. Les écoles forment le milieu de travail de 20 % de notre population, dont 5 millions d’élèves et plus de 400 000 employés. De plus, 30 % de la population (parents) a un intérêt direct dans les écoles par l’intermédiaire de leurs enfants. (9)


La promotion de la santé au sein d’un « milieu » repose sur divers principes et perspectives tirés de la Stratégie de la santé pour tous de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé. Ces rapports ont attiré l’attention sur l’importance de la création de milieux favorables en mettant l’accent sur la démarche holistique et pluridimensionnelle véhiculée par le « mouvement des cadres sains », lequel intègre la promotion de la santé et le développement durable. (10) En 1997, la Déclaration de Jakarta a insisté sur la valeur des milieux pour la mise en œuvre de stratégies globales et comme infrastructure pour la promotion de la santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les milieux, comme les écoles, les universités, les lieux de travail, les hôpitaux, les villages et les villes, sont des « endroits et des contextes » efficaces pour faire la promotion de la santé, sensibiliser les personnes, avoir accès aux services et créer une synergie dans les interactions à l’échelle de la collectivité élargie. (11) Par conséquent, une approche fondée sur le milieu repose sur la promotion de milieux de travail et de vie sains, sur l’intégration de la promotion de la santé aux activités quotidiennes du milieu et sur la collaboration avec la collectivité. (12)


Bien que de nombreux facteurs influent sur le bien-être physique, social et émotionnel des enfants et des jeunes, la recherche insiste de plus en plus sur l’effet positif du milieu scolaire sur la plupart des comportements et sur l’évolution de l’état de santé de cette population. (4) Les écoles peuvent jouer un rôle clé au chapitre de la promotion de la santé des élèves et, par extension, de la santé de leurs familles et de leurs collectivités. D’après l’OMS (13), « un programme efficace de santé en milieu scolaire peut être l’un des investissements les plus efficaces qu’une nation peut faire pour améliorer à la fois l’éducation et la santé de sa population » (traduction libre).        

Partout dans le monde, il est de plus en plus démontré que la santé et l’éducation sont inextricablement reliées entre elles et à d’autres enjeux, comme la pauvreté et le niveau de revenu. (14) Les jeunes en santé apprennent mieux et sont plus susceptibles de se rendre au bout de leurs études. La recherche indique également que les personnes qui ont une meilleure éducation jouissent d’un meilleur état de santé. L’éducation est un déterminant clé de la santé qui a une incidence sur les autres déterminants, tels l’emploi, le revenu, le logement, les connaissances sur la santé et le statut social. Des études ont mis en évidence des liens entre certains comportements de santé et les résultats scolaires, l’attitude et les comportements des élèves. (15) Par exemple, une enquête sur les comportements de santé des jeunes d'âge scolaire (HBSC) de 2006 (4) a révélé que les élèves qui réussissent mieux dans leurs études et qui ont une attitude positive à l’égard de l’école sont plus susceptibles d’adopter des comportements sains et d’avoir un meilleur état de santé et de bien-être émotionnels. En outre, ils sont beaucoup moins portés à consommer des sucreries et des boissons gazeuses, et ont moins tendance à adopter des comportements à risques élevés, comme l’intimidation, ou à être victimes de blessures graves. Une étude précédente a donné à penser que les expériences vécues à l’école ont une incidence sur les comportements touchant la santé, notamment la consommation de drogues, les blessures, la participation à des activités physiques, la nutrition, l’hygiène dentaire et la santé mentale et physique. (16) 

Au cours des deux dernières décennies, la recherche a démontré l’efficacité des approches globales visant l’ensemble de l’école pour la prise en charge d’enjeux spécifiques liés à la santé. Une méta-analyse effectuée en 2006 sur la promotion de la santé en milieu scolaire a révélé que les interventions qui promeuvent une alimentation saine, l’activité physique et la santé mentale sont les plus efficaces, particulièrement si ces approches comprennent la « participation de toute l’école, des changements à l’environnement psychosocial de l’école, le perfectionnement d’habiletés personnelles, la participation des parents et de la collectivité élargie, ainsi qu’une mise en œuvre échelonnée sur une longue période ». (17, p. 16, traduction libre) Au Canada, l’évaluation d’une initiative de promotion de la santé en milieu scolaire centrée sur la prévention et la réduction de l’obésité dans les écoles de la vallée de l'Annapolis a révélé que les élèves qui fréquentaient les écoles participant au projet ont plus souvent fait des choix santé en ce qui a trait à l’alimentation et à l’activité physique, comparativement aux autres élèves de la Nouvelle-Écosse. Ces choix ont un effet positif sur leur santé. (18)

Récemment, certaines études et évaluations sur des initiatives globales de promotion de la santé en milieu scolaire ont commencé à mettre en évidence un lien entre la mise en œuvre réussie de cette approche et la réussite scolaire. Dans le cadre d’un examen rétrospectif du lien entre la mise en œuvre de programmes coordonnés relatifs à la santé en milieu scolaire et les indicateurs de rendement scolaire à l’échelle des écoles, Rosas, Case et Tholstrup (19) ont déterminé que les écoles qui accordaient une grande importance à cette approche enregistraient un meilleur rendement et un meilleur progrès à l’échelle de l’école. Une autre étude américaine (20) a indiqué un lien positif entre les programmes de santé en milieu scolaire à volets multiples et les résultats scolaires des élèves. Dans les États dotés de politiques de promotion de la santé des élèves, par exemple une participation régulière à des activités d’éducation physique, une culture favorisant une alimentation appropriée, des services en vue de répondre aux besoins physiques et mentaux des élèves et la prévention du harcèlement, les élèves ont obtenu de meilleures notes aux examens du National Assessment of Educational Progress (NAEP) que les élèves des États sans politique de promotion de la santé. En Ontario, un examen visant à évaluer l’effet de l’initiative « Living School » de l’ASEPO a révélé que le fait d’accorder une plus grande priorité à la santé des élèves dans les écoles a mené à des changements positifs sur leur rendement scolaire, tels que mesurés par les résultats aux examens de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE). (21)

L'obligation de traiter de sujets liés à la santé est depuis longtemps un élément important du mandat du secteur de l’éducation. Les bureaux de santé publique ont joué un rôle clé dans l'application de ce mandat en créant des ressources pour le curriculum scolaire, en concevant des séances d’enseignement ciblé sur la santé génésique et la consommation de drogues ainsi qu’en faisant la promotion de campagnes de sensibilisation sur la santé. Jusqu’à tout récemment, ces efforts étaient centrés sur l’enseignement en classe ou portaient sur des sujets individuels, comme l’abstinence, le tabagisme et les drogues. Selon le Consortium conjoint pour les écoles en santé, organisme pan-canadien, « la recherche démontre qu’il est plus efficace de travailler de façon globale, c’est-à-dire d’intégrer des politiques et des pratiques qui appuient l’apprentissage, la santé et le bien-être des élèves, et ce, dans tous les aspects du milieu scolaire ». (22) 

Selon les exigences relatives aux NSPO, les conseils de santé doivent adopter une approche globale de la promotion de la santé quand ils travaillent avec les conseils scolaires et les écoles afin d’influencer l’élaboration et la mise en œuvre de politiques saines et de promouvoir la création ou l’amélioration de milieux positifs. Les approches globales de promotion de la santé sont fondées sur la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé (23), le cadre de travail intitulé Population Health Promotion Framework (24) et la Déclaration de Jakarta de l’OMS. (25) Les cinq principales stratégies en matière de promotion de la santé décrites dans la Charte sont :

  • Établir une politique publique saine
  • Créer des milieux favorables
  • Renforcer l'action communautaire
  • Acquérir des aptitudes individuelles
  • Réorienter les services de santé

Ces stratégies combinent des approches diversifiées à volets multiples pour promouvoir l’autonomie en matière de santé, l’assistance mutuelle, et des milieux positifs et sains. La Charte met l’accent sur l’habilitation et l’engagement des personnes et des collectivités. L’acquisition d’aptitudes personnelles, le développement en petits groupes, le développement communautaire, la promotion de politiques publiques axées sur la santé et l’action politique sont des éléments essentiels pour favoriser une participation significative des divers partenaires au sein de la communauté scolaire. Les approches globales de promotion de la santé impliquent la participation de tous les intervenants au sein de la communauté scolaire pour l’identification de leurs forces, de leurs préoccupations et des enjeux pertinents, ainsi que pour la mise en œuvre de stratégies en vue de créer un milieu favorable sain pour les élèves, leurs parents et le personnel scolaire.

c) L’orientation en matière de politiques, les stratégies et les mandats de la province pour une approche globale de la promotion de la santé au sein des milieux scolaires

Dans l’ensemble du Canada, l’approche globale de la promotion de la santé dans les milieux scolaires (projets aussi nommés Écoles saines, L'Approche globale de la santé en milieu scolaire, ou Initiative des écoles pour la promotion de la santé) gagne en popularité, particulièrement dans le cadre de l’entente de 2004 entre le gouvernement fédéral et les provinces en vue de promouvoir des communautés scolaires saines et de l’engagement connexe pour la création du projet pancanadien Consortium conjoint pour les écoles en santé (CCES), afin de :

  • resserrer la collaboration entre les ministères, les organismes, les services et les autres intervenants qui soutiennent les écoles saines;
  • renforcer la capacité des secteurs de la santé et de l’éducation à travailler de concert de façon plus efficace et plus efficiente;
  • favoriser la compréhension du concept d’approche globale de la santé en milieu scolaire, d’en faire valoir les avantages et d’assurer le soutien des initiatives. (26)

Le CCES est axé sur l’acquisition de connaissances, le leadership et le renforcement des capacités pour soutenir la promotion des approches globales en matière de santé dans les écoles.
L’approche globale de la santé en milieu scolaire est « un cadre de référence reconnu internationalement qui aide les étudiants à améliorer leurs résultats scolaires et qui aborde la question de la santé en milieu scolaire d’une manière planifiée, intégrée et holistique ». Selon le CCES, l’approche globale de la santé en milieu scolaire ne vise pas seulement ce qu’il se passe en salle de classe. Elle s’adresse plutôt à l’ensemble du milieu scolaire en proposant des interventions dans quatre secteurs distincts, mais reliés, qui établissent les fondements solides d’une approche globale de la santé en milieu scolaire :

  • environnement social et physique;
  • enseignement et apprentissage;
  • politique d’écoles en santé;
  • partenariats et services.

Une fois les quatre secteurs harmonisés, les élèves bénéficient d’un soutien qui leur permet de réaliser le plein potentiel de leurs capacités d’apprenants, ainsi que de membres de la société productifs et en santé. (26)


Bien que les différents pays, territoires et organismes décrivent ces secteurs de façons légèrement différentes, ils ont tous en commun les mêmes stratégies sous-jacentes déterminées dans la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé. (23) Bien que d’autres termes puissent être utilisés dans la définition d'une approche globale de la santé en milieu scolaire, les points communs sont plus nombreux que les différences entre ces approches, comme l’indique le Tableau 1. En Ontario, les termes « promotion de la santé dans les écoles », « communautés scolaires saines et actives » et « écoles saines » sont des termes utilisés depuis le début des années 90. Depuis 2005, les ministères de l’Éducation et de la Promotion de la santé de l’Ontario sont membres du CCES, et des progrès ont été accomplis à l’échelle provinciale pour soutenir une approche globale de la promotion de la santé. Un événement particulièrement important a été le lancement du cadre général nommé Fondements d'une école saine par les ministères de l’Éducation et de la Promotion de la santé en décembre 2006, ce qui a mené à l’adoption du concept Écoles saines par de nombreux bureaux de santé publique de l’Ontario. (27) Ce cadre détermine quatre composantes pour aborder les sujets liés à la santé à l’aide d’une approche globale :

  • un enseignement et des programmes de qualité;
  • un environnement physique sain et sécuritaire;
  • un milieu social favorable;
  • des partenaires communautaires.
Les Fondements d’une école saine

Le cadre Les Fondements d’une école saine est présenté à l’adresse
http://www.edu.gov.on.ca/fre/healthyschools/foundations.pdf.

Des politiques sur les écoles saines sont intégrées à chacune de ces quatre composantes. Par ailleurs, le cadre précise des sujets liés à la santé qui reflètent les attentes liées au curriculum pour les élèves des écoles primaires et secondaires et qui sont pertinents pour leur bien-être. Les sujets liés à la santé comprennent l’alimentation saine, l’activité physique, la prévention de l’intimidation, la sécurité personnelle et la prévention des blessures, la prévention du mésusage des substances, la croissance et le développement sains et la santé mentale.

Veuillez consulter l’Annexe A pour connaître les définitions des modèles les plus courants.

Les initiatives provinciales Écoles saines qui sont conformes à une approche globale de la santé en milieu scolaire et qui appuient une telle démarche comprennent :

  • le lancement du Programme de reconnaissance des écoles saines;
  • l’introduction de l’Activité physique quotidienne et des outils connexes, comme le module d’apprentissage électronique sur l’Activité physique quotidienne;
  • l’Enquête sur la santé dans l’environnement scolaire (ESES) menée au cours de l’année scolaire 2007-2008;
  • l’adoption de la Loi de 2008 portant sur une alimentation saine pour des écoles saines;
  • le curriculum révisé de l’Ontario, Éducation physique et santé, publié en janvier 2010.

Il est possible d’obtenir de plus amples renseignements sur les initiatives Écoles saines à l’adresse http://www.edu.gov.on.ca/fre/parents/healthyschools.html.

Le tableau suivant décrit divers modèles d’approches globales sur la santé en milieu scolaire et précise leurs points communs. Chaque modèle aborde les « secteurs » de l’approche globale de la santé en milieu scolaire de façons légèrement différentes.

Tableau 1 : Points communs parmi les approches des initiatives Écoles saines

 

MODÈLE

 

ÉLÉMENTS

Fondements d'une école saine
(Ontario)

Enseignement et programmes de qualité

Environnement physique sain et sécuritaire

Milieu social favorable

Partenariats communautaires ouvrant l’accès à des ressources et à des services

* Des politiques en matière de santé sont intégrées à chacun des quatre éléments

Approche globale de la santé en milieu scolaire
(Consortium conjoint pour les écoles en santé)

Enseignement et apprentissage

Environnement social et physique

Partenariats et services

Politique d’écoles en santé

Approche globale de la santé en milieu scolaire
(Association canadienne pour la santé en milieu scolaire)

Enseignement et apprentissage

Environnement physique sain et sécuritaire

Milieu social favorable

Services de santé et autres services de soutien

* Des politiques relatives à la santé et des liens efficaces avec les partenaires sont intégrés à chacune des quatre composantes

Union internationale de promotion de la santé et d'éducation pour la santé (UIPES)

Aptitudes relatives à la santé et compétences individuelles

Environnement physique de l’école

Environnement social de l’école

Services de santé

Liens avec la maison et la collectivité

Politiques d’écoles en santé

FRESH - Accorder la priorité à un programme efficace de santé scolaire
(FRESH-OMS)

Éducation à la santé basée sur les compétences

L’eau, l’assainissement et l’environnement

Politiques sanitaires menées par les écoles [politiques scolaires pour la promotion d’une bonne santé et d’un environnement physique et psychosocial non-discriminatoire, sûr et sécuritaire]
Sensibilisation et participation des élèves

Accès à des services liés à la santé et à l’alimentation

Partenariats entre les secteurs de l’éducation et de la santé

Partenariats communautaires

Politiques scolaires relatives à la santé

Initiative des écoles pour la promotion de la santé
(OMS)

Fournit une éducation relative à la santé fondée sur les aptitudes

Vise à fournir un environnement sûr et sain

Suscite la participation des responsables de la santé et de l’éducation, des enseignants et des organismes qui les représentent, des parents et des leaders communautaires afin de promouvoir la santé;
donne accès à des services de santé;
vise à améliorer la santé de la collectivité

Applique des politiques et des pratiques de promotion de la santé

« Health Promoting School »
(Australie)

Curriculum, enseignement et apprentissage

Organisation, éthos et environnement de l’école

Partenariats et services

* Politiques contribuant à la promotion de la santé dans les écoles

« Coordinated School Health Program »
(États-Unis)

Enseignement sur la santé; éducation physique

Environnement scolaire sain
(physique et psychosocial; comprend des services de nutrition)

Services de santé;
services de nutrition;
services de counselling et psychologiques; participation de la famille et de la collectivité; promotion de la santé pour le personnel

 

Section 3. Exigences relatives aux Normes de santé publique de l’Ontario

Selon les Normes de santé publique de l’Ontario (NSPO), les conseils de santé doivent « collaborer avec les conseils scolaires et le personnel des établissements d'enseignement élémentaire, secondaire ou postsecondaire en utilisant une approche globale de la promotion de la santé afin d'influencer l'élaboration et la mise en œuvre de politiques favorisant la santé ainsi que la création de milieux favorables… » et que les conseils de santé « doivent accroître la capacité des partenaires communautaires de coordonner et d'élaborer des programmes et des services régionaux ou locaux ». En outre, les NSPO comprennent des exigences précises quant à la mise en œuvre du mandat relatif à l’hygiène dentaire, à la vaccination, à l’application de la réglementation sur le tabac et à la salubrité des aliments (voir la Section 4 pour obtenir de plus amples renseignements). Le présent Document d’orientation sur la santé en milieu scolaire est principalement axé sur les milieux scolaires primaires et secondaires. Nous reconnaissons que les bureaux de santé publique fournissent actuellement divers niveaux de service et de programmes aux établissements postsecondaires, aux écoles alternatives comme les écoles privées, les écoles religieuses, le secteur des services correctionnels ou l’enseignement à domicile. Un bref survol en est présenté ci-dessous.

Établissements d'enseignement postsecondaire : La fin de l’adolescence et les premières années de l’âge adulte peuvent être très difficiles pour les jeunes. L’indépendance accrue associée à l’enseignement postsecondaire peut se traduire par des comportements à risque. Une étude récemment menée auprès des étudiants sur les services offerts dans les collèges, les instituts et les universités, et auprès des administrateurs des services aux étudiants au Canada (28), a confirmé le rôle important que jouent les services de santé pour faire des établissements postsecondaires des milieux sains. La santé mentale, en particulier la dépression, a été la préoccupation relative à la santé la plus fréquemment mentionnée, de pair avec la fatigue, le stress et les problèmes liés à l’alimentation, au poids et à la nourriture. Le manque de sommeil, les dépendances, les symptômes du rhume et de la grippe, le manque d’activité physique, les soucis financiers et les questions relatives à l’équilibre de la vie personnelle ont aussi été mentionnés. Ces préoccupations sont souvent interreliées et créent un cercle vicieux de soucis liés aux études, au style de vie, à la santé, ainsi que de soucis personnels et financiers, lesquels peuvent nuire à la réussite scolaire. L’étude recommande que les campus repensent la façon dont ils aident les étudiants du niveau postsecondaire, car dans un milieu scolaire sain, les étudiants apprennent comment améliorer et maintenir leur propre santé. En outre, il a été recommandé que la santé soit redéfinie de la façon suivante :

  • un élément essentiel pour l’atteinte des buts liés aux affaires étudiantes et à l’enseignement postsecondaire;
  • un outil pour expliquer et résoudre d’importants aspects de l’engagement et de la réussite scolaires;
  • une occasion d’établir de nouveaux partenariats avec les élèves, des projets de collaboration et des coalitions à l’échelle des campus.

Un modèle de promotion de la santé de la population a été recommandé pour la création d’un campus sain et, pour la majeure partie, il convient à une approche Écoles saines. Les programmes et les services de santé publique peuvent contribuer aux initiatives des campus. Depuis 2005, le document intitulé Edmonton Charter for Health Promoting Universities and Institutions of Higher Education (29) (http://www.virtualwellness.ualberta.ca/docs/VW/CharterHealthPromoting.pdf) a guidé certains collèges et certaines universités dans l’intégration de la promotion de la santé à leurs plans stratégiques et à l’élaboration de politiques, de systèmes et de pratiques pour créer et maintenir de sains milieux d’apprentissage, de travail et de vie.

Enjeux relatifs aux écoles privées et à l’enseignement à domicile : Toutes les écoles, qu’elles soient publiques, privées/indépendantes ou à domicile, ont accès à un vaste éventail de services de santé publique. Les bureaux de santé peuvent envisager des moyens de communiquer les services communs de santé publique offerts à toutes les écoles et aux membres du public, par exemple, la prévention et le contrôle des maladies infectieuses, la vaccination, les inspections des cafétérias, l’analyse de l’eau potable, la santé buccodentaire, l’application de la Loi favorisant un Ontario sans fumée, les services et l’assistance en matière de santé génésique, les fiches de renseignements/lignes directrices, les articles de bulletins, les lignes de renseignements téléphoniques à des fins de consultation, les sites Web pour les bureaux de santé, les ressources en ligne, etc.

Les bureaux de santé peuvent aussi indiquer les services accompagnés d'options qui peuvent être offerts sur demande à des écoles privées/indépendantes ou à domicile. Ces services peuvent comprendre des comités École saine; des programmes destinés à des petits groupes; des programmes de développement du leadership chez les jeunes; des cours sur la salubrité des aliments; des cliniques santé-voyage; des programmes sur les soins prénatals, l’allaitement maternel, l’art d’être parent, la santé des enfants / de la famille ou sur la désaccoutumance au tabac; un appui au curriculum/formation continue pour les enseignants; ainsi que des services de consultation et d’orientation individuelles. Les services accompagnés d’options doivent être fondés sur l’évaluation des besoins de la collectivité et sur les ressources disponibles.

Les écoles comme milieux de travail : Les enfants et les jeunes partagent le milieu scolaire avec les enseignants et les autres membres du personnel. Les écoles du Canada constituent le milieu de travail de 20 % de notre population, dont plus de 400 000 employés (9). « Les employés des écoles sont exposés aux mêmes risques et aux mêmes préoccupations en matière de santé que les élèves, et nombre de ces risques pour la santé sont les mêmes que ceux auxquels sont exposés les adultes dans d’autres milieux de travail » (30; p. 558, traduction libre). La création d’une École saine intègre la promotion de la santé à la culture du milieu de travail et offre ainsi une occasion idéale d’améliorer le bien-être du corps professoral et du personnel. Il est possible d’utiliser des stratégies globales de promotion de la santé au travail semblables pour susciter la participation du personnel et des administrateurs de l’école pour gérer les enjeux relatifs à la santé du personnel. Ces efforts peuvent souvent compléter les activités du comité de santé et sécurité au travail de l’école. Les membres du personnel du secteur de la santé publique qui sont responsables du mieux-être en milieu de travail sont à même de fournir des ressources et des services-conseils appropriés. Pour obtenir de plus amples renseignements et des outils relatifs à l’approche globale de la santé en milieu de travail, veuillez consulter le site http://www.thcu.ca/Workplace/Workplace.html (en anglais seulement).

Milieux d’enseignement alternatif : L’enseignement alternatif a été reconnu comme un important facteur de protection en matière de prévention ou d’intervention en ce qui a trait au décrochage. (31) « Les écoles alternatives sont conçues pour servir une population spécifique, comme les jeunes qui ont un handicap ou des troubles particuliers d’apprentissage ou de comportement, les adolescents qui deviennent parents ou les décrocheurs potentiels. Une attention particulière est portée aux besoins scolaires et sociaux spécifiques de chaque élève, ainsi qu’à la façon dont ces besoins sont liés à l’obtention d’un diplôme d’études secondaires » (31; p.78, traduction libre). Compte tenu de l’éventail de raisons pour lesquelles les jeunes peuvent opter pour un milieu d’enseignement alternatif ou en tirer des avantages, il existe une possibilité d’intégrer les approches de promotion de la santé mentale aux programmes existants qui renforcent l’engagement, le sentiment d’appartenance et l’estime de soi d’un jeune.Dans la mesure du possible, les bureaux de santé publique doivent s’efforcer de soutenir ces programmes, car ils visent une population de jeunes pour lesquels des services de prévention et de promotion de la santé peuvent être bénéfiques.
  
Milieux scolaires primaires et secondaires : L’approche recommandée décrite dans le présent document d’orientation repose sur des modèles fondés sur des données probantes qui visent principalement les écoles primaires et secondaires publiques, bien qu’elle s’applique aussi à d’autres milieux scolaires, tel que cela a été discuté précédemment.

Exigences relatives auxNSPO pour les milieux scolaires

En vertu des NSPO, les bureaux de santé publique sont tenus de collaborer avec les écoles pour fournir les programmes suivants :

  • prévention des maladies chroniques (alimentation saine, poids santé, activité physique, stratégie globale de lutte contre le tabagisme, consommation d’alcool et exposition au rayonnement ultraviolet);
  • santé des enfants (surveillance de la santé bucco-dentaire et dépistage);
  • maladies évitables par la vaccination, conformément à la Loi sur l’immunisation des élèves et au Protocole concernant les maladies infectieuses, 2008.

Par ailleurs, les NSPO stipulent que les conseils scolaires et les écoles sont des partenaires communautaires avec lesquels il faut travailler pour la prestation des programmes suivants :

  • Prévention des blessures et du mésusage de substances
  • Santé génésique
  • Santé des enfants
  • Santé sexuelle et infections transmissibles sexuellement ou par le sang
  • Prévention et contrôle des maladies infectieuses
  • Prévention des risques pour la santé
  • Protection civile

Une description détaillée des normes relatives aux programmes se trouve à la section 4 du présent document d’orientation et met l’accent sur l’importance du milieu scolaire pour faciliter une approche intégrée pour la promotion de la santé des enfants et des jeunes.

Une remarque à propos de la santé mentale : bien que la santé mentale ne soit pas mentionnée à titre de programme particulier dans les NSPO, la promotion d’une bonne santé mentale chez les enfants et chez les jeunes est reconnue comme un élément essentiel à l’acquisition de comportements sains par les enfants et les jeunes. D’autres documents d’orientation abordent la question de la santé mentale et le mandat de la santé publique.

a) Considérations générales relatives à l’utilisation d’une approche globale de la promotion de la santé dans les milieux scolaires

i) Principes généraux

Le secteur de la santé publique appuie depuis longtemps la santé en milieu scolaire en Ontario. Dans le contexte de la planification et de la prestation de programmes et de services de santé publique visant à répondre aux besoins des conseils scolaires locaux et de leurs écoles, les conseils de santé sont guidés par les principes du besoin, de l’effet, de la capacité, et du partenariat et de la collaboration. L’approche Écoles saines respecte ces principes et guide la prestation de services de santé publique dans les conseils scolaires et dans les écoles.

(1) Le besoin

Comme l’indiquent les NSPO, les programmes et les services doivent être adaptés au contexte de la collectivité locale, y compris les communautés scolaires. Les enfants et les jeunes sont décrits comme des groupes prioritaires d’après les besoins établis. Les données et l’information sur les communautés scolaires individuelles peuvent être très utiles pour orienter la planification et la prestation de services et de programmes de santé publique. Le processus d’évaluation ou de consultation communautaire intégré à l’approche Écoles saines peut aider le personnel du secteur de la santé publique à offrir des programmes appropriés qui répondront aux priorités particulières du conseil scolaire ou des écoles. Il faut effectuer une évaluation et une surveillance courantes de la santé de la population scolaire pour déterminer les besoins ou les préoccupations spécifiques et pour générer des données visant à orienter l’élaboration des programmes et des services.

(2) L’effet

Selon les NSPO, les conseils de santé doivent « s'efforcer d'amener des changements importants au niveau de la société qui contribuent à réduire les disparités et les iniquités dans le domaine de la santé en coordonnant et en harmonisant ses programmes et ses services avec ceux d'autres partenaires. » Les programmes et les services de santé publique participent grandement à l’atteinte des objectifs du secteur de l’éducation, à savoir la réussite scolaire de tous les enfants et jeunes. L’approche Écoles saines offre au secteur de la santé publique l’occasion de s’associer non seulement avec le secteur de l’éducation, mais également avec des partenaires communautaires comme le système de justice pour les jeunes, les services sociaux et de santé et les programmes de loisirs dont le cheminement croise souvent celui des écoles. La collaboration et le partenariat sont au cœur du programme Écoles saines et encouragent la planification et la mise en œuvre de diverses activités qui favorisent le mieux-être et la capacité d’adaptation des jeunes et de leurs familles. De nombreux programmes et services de prévention qui ciblent les jeunes et leurs familles peuvent aussi être offerts dans les écoles de façon efficace et efficiente. Les initiatives en milieu scolaire axées sur les enjeux comme la prévention de l’abus de substances, l’activité physique, l’alimentation saine et la promotion de la santé mentale suscitent souvent la participation des familles et de la collectivité avoisinante. Elles peuvent avoir un important effet de « boule de neige » pour l’amélioration de la sensibilisation et des connaissances de la population générale. (32) 

Compte tenu de la taille et de la diversité de nombreux conseils scolaires et organismes responsables de l’éducation en Ontario, il serait pertinent d’étudier la possibilité d’utiliser une approche souple reposant sur des « réseaux » pour la mise en œuvre d’initiatives Écoles saines. Le nombre d’écoles par région de services de santé publique varie de 29 à 808, et le nombre de conseils scolaires avec lesquels chaque bureau de santé publique interagit se chiffre entre 2 et 10. (33) L’analyse des besoins et la détermination des priorités sont donc une étape importante d’une approche globale pour la collaboration avec les écoles.

Le fait de ne pas reconnaître, comprendre ni gérer les priorités du secteur de l’éducation dans le cadre de la mise en œuvre d’un mandat de santé publique pourrait avoir des conséquences indésirables. Les priorités du système de santé publique visent la promotion d’une population saine, tandis que le système d’éducation fait en sorte que la population soit instruite, bien alphabétisée, compétente en calculs et en d’autres matières scolaires. Ces priorités ne devraient jamais être perçues comme étant incompatibles; en fait, l’éducation est considérée comme un déterminant social de la santé, tandis qu’une bonne santé contribue à la réussite scolaire. Il est nécessaire d’établir un lien entre les interventions en matière de promotion de la santé et le rôle fondamental de l’école dans le développement des aptitudes aux études et des connaissances des jeunes. (34-35) Les bureaux de santé publique doivent également s’assurer que les programmes et les ressources en matière de santé publique appuient le curriculum de l’Ontario. Dans la création de ressources de santé publique ou l’élaboration de campagnes en milieu scolaire, il faut s’assurer de susciter, dès les premières étapes, la participation des enseignants qui possèdent une expertise et de l’expérience pertinentes, afin que les programmes ainsi conçus aient l’effet attendu sur les apprenants. La participation du personnel de l’école assure des programmes améliorés pour les élèves et une meilleure coordination des efforts pour la gestion des enjeux relatifs à la santé.

Voir la section 3.c pour une discussion de l’incidence du programme Écoles saines sur les facteurs déterminants de la santé.

<(3) La capacité

Afin de gérer de façon efficace les programmes et les services de santé publique, il est essentiel de connaître la capacité du bureau de santé publique et les ressources requises pour appuyer efficacement la mise en œuvre des initiatives Écoles saines dans leur territoire.

Bien sûr, les bureaux de santé publique n’auront pas tous la capacité d’offrir leur appui aux projets Écoles saines dans toutes les écoles de leur territoire. Ils devront déterminer la façon d’établir l’ordre de priorité des écoles pour des campagnes de promotion de la santé plus poussées (p. ex., écoles prêtes à passer à l’action, écoles où les besoins sont les plus criants, écoles prioritaires des conseils scolaires, etc.). Afin d’acquérir ou de maintenir la capacité de favoriser et de soutenir des milieux scolaires sains, les bureaux de santé publique peuvent :

  • élaborer des stratégies pour la formation du personnel du secteur de la santé publique et des écoles, des élèves et de leurs parents;
  • tabler sur les initiatives mises en œuvre dans les conseils scolaires ou dans les écoles, comme le curriculum révisé de l’Ontario, Éducation physique et santé, et des initiatives comme la Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles, le développement du caractère, la Stratégie pour la sécurité dans les écoles, la Politique de participation des parents, l’Initiative de leadership en matière de soutien aux élèves, ainsi que les projets relatifs à la santé mentale et à l’éducation de la petite enfance, comme les écoles en tant que carrefours communautaires;
  • bâtir l’infrastructure et obtenir l’appui pour les politiques nécessaires en vue de soutenir une approche globale de promotion de la santé en milieu scolaire.

 

L’ensemble des compétences requises pour que le personnel du secteur de la santé publique appuie une approche globale de la santé en milieu scolaire est compatible avec les Compétences essentielles en santé publique au Canada, version 1.0. (36) Les connaissances et les aptitudes dans les domaines suivants permettent toutes de fournir le leadership et l’appui nécessaires aux initiatives Écoles saines :

  • évaluation et analyse de l’information;
  • planification, mise en œuvre et évaluation du programme;
  • facilitation des partenariats et des projets de collaboration;
  • interaction et communication efficaces avec divers groupes, personnes et collectivités.
(4) Le partenariat et la collaboration

L’établissement de relations de travail positives avec tous les intervenants du milieu scolaire (élèves, parents, personnel et administrateurs des écoles, comités d’écoles, personnel des conseils scolaires et partenaires communautaires) est un élément fondamental de tous les projets Écoles saines et un facteur essentiel à la réussite. Il est important d’établir et d’entretenir des relations à tous les niveaux. De solides relations sont nécessaires pour la création de milieux favorables à la santé, l’élaboration de politiques saines et de ressources relatives au curriculum, ainsi que tout autre aspect des travaux de promotion de la santé.

L’établissement de partenariats est un processus qui doit :

  • être fondé sur une compréhension mutuelle des rôles et des responsabilités de tous les partenaires;
  • être fondé sur des buts communs et sur de solides relations parmi tous les intervenants du milieu scolaire (élèves, parents, personnel et administrateurs des écoles, comités d’écoles, personnel des conseils scolaires et partenaires communautaires);
  • avoir le temps de progresser;
  • être souple et adaptable.

ii) Le renforcement des capacités

Le renforcement des capacités au sein des secteurs de l’éducation, de la santé et autres secteurs communautaires est un aspect important du travail du personnel du secteur de la santé publique visant à créer et à soutenir des milieux favorables et sains. Le renforcement des capacités favorise l’acquisition d’aptitudes durables et l’établissement de structures organisationnelles, de ressources et d’un engagement à l’égard de l’amélioration des résultats. De nombreuses normes comprises dans les NSPO font référence à un accroissement de la capacité des partenaires communautaires pour coordonner et élaborer des programmes et des services locaux et régionaux. La collaboration avec les conseils scolaires et les écoles offre une occasion idéale de joindre une majorité d’enfants et de jeunes ainsi que leurs familles. Ainsi, les efforts du secteur de la santé publique devraient être surtout centrés sur le renforcement des capacités des partenaires au sein des conseils scolaires et de chaque école afin de déterminer leurs enjeux et leurs préoccupations prioritaires en matière de santé et d’élaborer et de mettre en œuvre leurs propres plans pour prendre des mesures connexes. Certains bureaux de santé publique et conseils scolaires ont tablé sur les réussites enregistrées par les initiatives de l’Australie-Occidentale pour organiser des ateliers destinés aux membres des comités Écoles saines de l’ensemble de leurs districts. Ils fournissent également des guides, des exemples d’activités et des ressources en ligne pour soutenir la planification et la mise en œuvre. Des services-conseils courants sont aussi offerts, selon les besoins. (37, 38)

Bien que les conseils de l’éducation et les écoles ne soient pas tous également prêts à participer au programme Écoles saines, le lien entre la santé d’un élève et son apprentissage optimal incite certains directeurs d’école à demander l’appui du secteur de la santé publique pour entreprendre ce travail. En outre, les professionnels du secteur de l’éducation font activement la promotion des initiatives Écoles saines. Par exemple, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants a publié un document intitulé Santé et apprentissage afin de souligner l’importance de la promotion de la santé dans le secteur de l’éducation. (39) Le numéro du printemps 2009 de la publication Canadian Association of Principals Journal a porté sur les Écoles saines. (40) De plus, certains conseils scolaires en Ontario, comme le Thames Valley District School Board, ont adopté une politique École saine, reconnaissant ainsi que les initiatives Écoles saines contribuent à l’apprentissage des élèves et favorisent un milieu scolaire sain et sûr.

iii) Processus Écoles saines recommandé

Le Tableau 2 présente un sommaire des éléments liés aux pratiques efficaces dans le cadre du programme Écoles saines qui ont été tirés d’initiatives Écoles saines réussies. Veuillez noter que malgré les différences dans les processus utilisés par divers territoires, toutes les recommandations sont similaires quant à la planification, la mise en œuvre et l’évaluation réussies de projets Écoles saines.

Tableau 2 : Pratiques efficaces recommandées liées au processus de création d’Écoles saines
Tableau 2 : Pratiques efficaces recommandées liées au processus de création d’Écoles saines

 

RECOMMANDATIONS

 

RÉFÉRENCE

 

Dans l’établissement d’une école promotrice de santé (EPS), les éléments suivants se sont avérés nécessaires

  • Le développement de politiques gouvernementales et locales en faveur des EPS.
  • La présence d’un soutien de la part de l’administration et de la direction de l’école.
  • La création d’un petit groupe activement engagé dans la conduite et la coordination des actions, parmi lesquels des enseignants, des membres du personnel non enseignant, des élèves, des parents et des membres de la communauté.
  • L’organisation d’un audit des actions de promotions de la santé déjà en cours qui apprécie les six éléments essentiels de l'EPS [voir le Tableau 1].

[NOTA : En Ontario, voir les quatre composantes du cadre Fondements d’une école saine.]

  • L’établissement d’objectifs partagés ainsi qu'une stratégie pour les réaliser.
  • Le développement d’un Charte EPS [engagement à l’égard d’une vision commune].
  • La possibilité pour le personnel et les partenaires issus de la communauté d’une part d’entreprendre des formations visant le développement de leurs capacités et d’autre part de mettre leurs compétences en pratique.
  • La célébration des différentes étapes, p. ex., le lancement d’une Charte HPS.
  • S'accorder 3 ou 4 ans pour remplir des objectifs spécifiques.

 

Union internationale de promotion de la santé et d’éducation pour la santé (2009). Vers des écoles promotrices de santé : Lignes directrices pour la promotion de la santé à l’école.

Consulté le 12 mai 2009 à l’adresse suivante :
http://www.iuhpe.org/uploaded/Publications/Books_Reports/HPS_GuidelinesII_2009_French.pdf 
(14) 
Les lignes directrices pour les écoles promotrices de santé ont été produites d’après une analyse de la recherche, des constatations tirées des évaluations, et des pratiques et des initiatives d’organismes internationaux en matière de qualité.

 

Obtenir l’appui des intervenants locaux

  • Établir une Équipe sanitaire de l’école.
  • Former un Comité consultatif communautaire.
  • Favoriser le travail d’équipe et établir un réseau (créer la vision d’une école-santé; signer une charte).

Passer à l’action

  • Passer en revue les efforts actuels de promotion de la santé à l’école.
  • Évaluer les problèmes de santé, les politiques et les ressources au sein de la collectivité.
  • Trouver des occasions d’agir.
  • Fixer des buts.
  • Définir des objectifs.
  • Mettre au point un plan d’action.
  • Démontrer les progrès obtenus (évaluer le processus; évaluer les résultats; démontrer, publiciser et célébrer les réussites de votre école).
  • Obtenir une assistance à la formation et une assistance technique.
  • Relier les efforts locaux à des initiatives plus larges.

Organisation mondiale de la Santé. (2000).
Action locale : Créer des écoles-santé. Consulté le 19 avril 2009 à l’adresse suivante :
http://www.who.int/school_youth_health/resources/en/local_action_french.pdf  (41)

Mettre en œuvre des programmes de santé en milieu scolaire coordonnés dans les écoles locales (États-Unis)

  • Définir le leadership à l’échelle de l’école (directeur ou directeur adjoint).
  • Déterminer les principaux intervenants.
  • Établir une Équipe sanitaire de l’école et sélectionner un coordonnateur.
  • Susciter la participation des autres membres du personnel de l’école.
  • Établir une terminologie commune.
  • Établir un filet protecteur (pour gérer les obstacles ou les conflits).
  • Dresser la liste des ressources existantes à l’école et dans la collectivité.
  • Cibler les besoins des élèves, de leurs familles et du personnel.
  • Définir les besoins en matière de programmes.
  • Élaborer un plan de mise en œuvre et de coordination.
  • Déterminer les sources de financement actuelles et potentielles.

 

De plus,

  • Établir des mécanismes de communication
  • Susciter la participation
  • Établir des sous-comités
  • Célébrer et publiciser les réussites

États-Unis
Fetro, J. V. (1998). Implementing coordinated school health programs in local schools. Dans E. Marx & S. F. Wooley & D. Northrop (éditeurs), Health is academic: A guide to coordinated school health programs (pp. 15-42). New York: Teachers College Press. (42)

 

 

 

Carlyon, P., Carlyon, W., & McCarthy, A. R. (1998). Family and community involvement in school health. Dans E. Marx & S. F. Wooley & D. Northrop (éditeurs), Health is academic: A guide to coordinated school health programs (pp. 67-95). New York: Teachers College Press (43)

Planificateur des écoles en santé (CCES)

  • Formez une équipe
  • Évaluez votre environnement scolaire
  • Planifiez et passez à l’action pour améliorer la situation
  • Célébrez vos réussites

Consortium conjoint pour les écoles en santé – Planificateur des écoles en santé. Consulté à l’adresse :
http://www.jcsh-cces.ca/ (26)

Créer une école secondaire plus saine – Six étapes à suivre par les élèves
Étape 1 – Pour démarrer (établir un comité École saine; dresser la liste des activités existant actuellement à l’école).
Étape 2 – Faites des recherches pour déterminer les questions importantes dans votre école.
Étape 3 – Élaborez un plan.
Étape 4 – Passez à l’action (invitez les autres élèves à participer).
Étape 5 – Faites une évaluation et établissez une nouvelle série d'étapes.
Étape 6 – Célébrez votre réussite.

Programme de reconnaissance des écoles saines. Consulté à l’adresse :
http://www.edu.gov.on.ca/fre/healthyschools/sixSteps.html (27)

1. Consultation communautaire

  • Les écoles font appel à des consultations communautaires, à des partenariats et à des comités d’intervenants pour définir une vision commune de leur communauté scolaire et y associer des buts, des objectifs et un degré d’engagement clair.

2. Déclaration et engagement

  • Les écoles signent une Charte pour déclarer l’intention de leur communauté scolaire de travailler vers l’établissement d’une approche globale d’Écoles saines. La Charte est signée par un minimum de trois « partenaires principaux » qui représentent l’école, la santé publique et un fournisseur du secteur des loisirs/sports.

3. Planification et mise en œuvre d’un plan d’action pour la communauté scolaire

  • Les écoles établissent et mettent en œuvre des plans d’action locaux qui comprennent des activités reflétant les quatre composantes du cadre Fondements d'une école saine de l’Ontario.

4. Évaluation et célébration

  • Les écoles font le suivi des activités de planification et de mise en œuvre et célèbrent les réussites de leur communauté scolaire.

ASEPO, initiative « Living School ». Consulté à l’adresse :
http://www.livingschool.ca/
Ophea/LivingSchool.ca/
aboutlivingschool.cfm (44)

 

Voir l’Annexe B pour un document simplifié décrivant le processus recommandé d’établissement d’Écoles saines : L’ABC des Écoles saines.

Les processus décrits dans le tableau précédent ont servi de base à la prochaine section sur les pratiques recommandées dont le personnel du secteur de la santé publique devrait tenir compte pour la planification et la prestation de programmes et de services de santé en milieu scolaire dans le cadre d’une approche globale de la promotion de la santé. L’Annexe C présente également des leçons tirées partout dans le monde en ce qui a trait à l’approche globale de promotion de la santé en milieu scolaire. (45, 14, 46) De nombreux bureaux de santé publique ont fondé leur travail sur des données probantes tirées des sources énumérées ci dessus et ont acquis des connaissances, des compétences et de l’expérience dans le cadre de la mise en œuvre d’initiatives Écoles saines. En plus des modèles ci dessus, la recherche décrit la participation des infirmiers-hygiénistes pour l’établissement de structures et de processus qui habilitent les communautés scolaires à passer à l’action pour promouvoir la santé. (47, 48) Les rôles supplémentaires mentionnés pour les infirmiers-hygiénistes dans la documentation comprennent : participer à des équipes en milieu scolaire pour gérer les questions de santé, fournir de l’assistance pour le processus d’évaluation des besoins et aider les coordinateurs du programme (47); appuyer une approche de développement communautaire (49,50); susciter des engagements pour établir un comité École saine; aider à la formation du comité et faciliter l’évaluation des besoins et des points forts, un processus de planification et les réunions du comité. (50, 51)

En Ontario, le personnel du secteur de la santé publique, comme les diététistes, les professionnels en santé dentaire, les inspecteurs de la santé publique, les agents de promotion de la santé, les épidémiologistes et le personnel infirmier ont apporté leur expertise respective pour promouvoir la santé des élèves et du personnel des écoles. Les membres du personnel du secteur de la santé publique ont travaillé avec les écoles pour traiter des enjeux spécifiques liés à la santé, comme l’alimentation saine, la promotion de l’activité physique, les questions de sécurité et la prévention de la consommation de drogues, ainsi que pour appuyer une approche Écoles saines de plus vaste envergure.

b) Considérations particulières en ce qui a trait à la prestation de services de santé publique dans les écoles

i) Approche centrée sur les points forts

Les efforts de promotion de la santé en milieu scolaire nécessitent la création de partenariats avec les conseils scolaires et les écoles en vue de tabler sur leurs points forts, plutôt que de mettre l’accent sur leurs lacunes. Les pratiques efficaces reposent sur une approche centrée sur les points forts dans le travail avec les enfants et les jeunes, les parents, les conseils scolaires, les écoles et les collectivités.

La plupart des conseils scolaires et des écoles ont déjà mis en œuvre de nombreuses politiques et activités de promotion de la santé. Les bureaux de santé publique doivent être au courant de ces initiatives et s’efforcer de tabler sur leurs points forts, ainsi que faciliter une amélioration constante dans les domaines liés à la santé. La section 3.d décrit en détail les acquis du développement et les facteurs protecteurs qui favorisent la croissance et le développement sains des enfants et des jeunes, de même que la création de milieux scolaires favorables.

De plus, il est important de reconnaître l’expertise des intervenants. Pour que s’établissent de bonnes relations de travail entre les secteurs de la santé publique et de l’éducation, il est important de reconnaître que chaque secteur possède une expertise qui peut contribuer à l’établissement d’Écoles saines. Les travailleurs du secteur de la santé publique ont suivi une formation spécialisée (par exemple : soins infirmiers, nutrition ou épidémiologie) qui comprend des connaissances et une expertise quant au contenu, ainsi que des aptitudes pour la planification et l’évaluation de la santé. Les enseignants ont suivi une formation sur la théorie de l’éducation et ont acquis des aptitudes pour le travail auprès des enfants et des jeunes en tant qu’élèves, ils possèdent des connaissances sur les exigences relatives au curriculum et ils interagissent régulièrement avec les élèves et leurs parents au sein de leur collectivité. Les élèves, les parents et les autres intervenants de la collectivité peuvent également avoir une expertise professionnelle ou expérientielle susceptible d’enrichir et de soutenir les initiatives Écoles saines.

Il est également important de comprendre que les bureaux de santé et les conseils scolaires/écoles doivent s’engager à long terme, car il faut de nombreuses années pour que les changements durables deviennent solidement établis dans les écoles.

ii) Coordination au sein des bureaux de santé

Une approche Écoles saines facilite l’intégration des programmes et des services de santé publique qui permettent les changements ou la prise de mesures dans les domaines déterminés par l’école. En outre, cette approche favorise une orientation sur les facteurs protecteurs liés aux comportements à risques multiples. Il est important de créer et de maintenir des structures organisationnelles au sein des bureaux de santé publique qui permettent au personnel de divers programmes et services de collaborer pour planifier les meilleures façons d’organiser des services de santé publique en vue de soutenir des écoles saines. Les éléments suivants sont des considérations internes importantes en vue de permettre une planification significative et durable :

  • obtenir des engagements de la part des dirigeants du bureau de santé publique (p. ex., cadres supérieurs et intermédiaires);
  • désigner un chef de la santé en milieu scolaire dont les responsabilités comprennent la coordination des communications entre les programmes;
  • prévoir un ou des postes de coordonnateurs de la santé en milieu scolaire parmi le personnel, dont les titulaires seront des personnes-ressources officielles chargées des relations avec les conseils scolaires;
  • créer un comité avec des représentants de tous les services et programmes pour coordonner le travail avec les écoles et accroître l’efficacité et l’efficience;
  • créer d’autres comités internes de coordination pour répondre à des besoins spécifiques;
  • travailler avec les conseils scolaires pour établir un processus de classement par ordre de priorité des écoles qui recevront un soutien accru en matière de promotion de la santé (p. ex., stade de préparation, besoins importants, priorité du conseil scolaire);
  • désigner des membres du personnel du bureau de santé qui feront office de personnes-ressources chargées des relations avec les écoles prioritaires;
  • veiller à ce que des employés des bureaux de santé possédant une expertise spécialisée soient disponibles pour offrir leur assistance aux écoles en ce qui a trait à la planification relative à des enjeux spécifiques;
  • founir des ressources qui permettront aux personnes-ressources des bureaux de santé ou au personnel responsable de fournir des conseils et des services de référence appropriés pour orienter les enfants et les jeunes, les parents et le personnel des écoles vers les programmes et services communautaires appropriés;
  • susciter la participation réelle des jeunes à toutes les étapes de la planification, de la mise en œuvre et de l’évaluation (au niveau des écoles, des conseils scolaires, de la collectivité et des bureaux de santé).

Autres considérations relatives à la capacité interne :

Rôles du personnel : Des employés des bureaux de santé publique peuvent être « affectés » à des écoles pour fournir/soutenir un vaste éventail d’activités dans les écoles, dont : 

  • établir des liens entre les écoles et divers campagnes, programmes et organismes communautaires relatifs à la santé;
  • fournir un soutien relatif au curriculum et des ressources en matière de santé pour appuyer la mise en œuvre du curriculum;
  • promouvoir et faciliter l’établissement d’un comité Écoles saines;
  • améliorer la compréhension du concept Écoles saines;
  • faciliter le counselling pour le personnel et les élèves (services de prévention secondaire/individuels/de santé sexuelle);
  • soutenir les cliniques en milieu scolaire;
  • promouvoir l’engagement des jeunes et le leadership chez les jeunes;
  • offrir des séances de sensibilisation sur place pour l’ensemble du personnel qui travaille auprès des écoles à propos des aspects communs, comme l’approche globale de promotion de la santé en milieu scolaire/Écoles saines.

Géographie et zone desservie : Les vastes régions rurales peuvent nécessiter beaucoup de déplacements au sein de la zone desservie, ce qui peut avoir une incidence sur la capacité à fournir un soutien dans les écoles.

Établir de multiples partenariats quand les limites des régions desservies par les bureaux de santé publique et les conseils scolaires ne sont pas bien définies. Règle générale, les bureaux de santé travaillent avec plusieurs conseils scolaires, mais il peut exister des cas où divers bureaux de santé travaillent avec un conseil scolaire. Quand c’est le cas, une coordination entre les bureaux de santé est recommandée pour rehausser la clarté et l’efficacité des messages et des programmes en matière de santé publique.

iii) Coordination avec les conseils scolaires

Les NSPO reconnaissent que la prestation efficace de programmes et de services de santé publique exige des partenariats avec divers secteurs. Les bureaux de santé publique favorisent la création d’un environnement propice à la santé dans les écoles en suscitant la participation des conseils scolaires et de leurs écoles, y compris les employés, les élèves, les parents et les partenaires communautaires, pour l’évaluation, la planification, la prestation, la gestion et l’évaluation des programmes et des services. Les bureaux de santé publique peuvent également participer à la planification dans l’ensemble de la collectivité afin de maximiser la capacité et les aptitudes de celle-ci à appuyer et à soutenir les écoles dans leurs efforts pour devenir des communautés scolaires saines. À cette fin, les stratégies efficaces suivantes ont été déterminées :

  • Établir de solides relations de travail entre les bureaux de santé publique et les conseils scolaires. Les considérations mentionnées à la section 3.a soulignent toutes la nécessité d’établir des relations de travail efficaces entre les systèmes de santé et d’éducation compétents afin de soutenir une approche Écoles saines. Dans son rôle, la santé publique doit absolument établir des relations avec les conseils scolaires pour veiller à répondre aux besoins de la collectivité, à déterminer des priorités et à assurer une coordination courante. Il est aussi pertinent de tenir compte du fait que l’un des aspects relatifs au rôle de la santé publique est de tabler sur les atouts des écoles et d’aider ces dernières à reconnaître leur potentiel pour promouvoir la santé. Cette recommandation est compatible avec l’établissement et le maintien de partenariats et de collaborations efficaces, compétence essentielle pour les travailleurs du secteur de la santé publique. (38)
  • Obtenir un appui à l’égard de l’approche Écoles saines de la part des directeurs et des autres personnes-ressources au sein des conseils scolaires dont le travail est lié à la santé en milieu scolaire. Les bureaux de santé publique ont collaboré avec les conseils scolaires pour élaborer une politique Écoles saines ou d’autres politiques visant des enjeux spécifiques.
  • Examiner, avec les conseils scolaires, des façons d’intégrer le concept Écoles saines aux processus de planification des conseils et des écoles (p. ex., programmes d’amélioration de l’enseignement dans les écoles, sécurité dans les écoles, développement du caractère, engagement des élèves, réussite des élèves, participation des parents, éducation environnementale). Les écoles peuvent adopter une approche globale de la promotion de la santé quel que soit leur degré de participation aux initiatives de santé; elles doivent toutefois étudier les meilleures façons de mettre en œuvre une approche globale de promotion de la santé en milieu scolaire.
  • Créer un comité avec le personnel des conseils scolaires et des bureaux de santé publique pour coordonner des initiatives Écoles saines locales (peut aussi inclure d’autres partenaires de la collectivité).
  • Déterminer, au sein de chaque conseil scolaire, une personne-ressource principale ou une liste de personnes-ressources appropriées pour des initiatives Écoles saines spécifiques avec lesquelles le personnel des bureaux de santé peut communiquer.
  • Fournir aux conseils scolaires le nom d’une personne-ressource principale pour les bureaux de santé publique pour les initiatives Écoles saines ou une liste des personnes-ressources appropriées au sein des divers services des bureaux de santé publique.
  • Veiller à répondre aux questions en temps opportun pour accroître la possibilité d’établir une relation de travail mutuellement bénéfique.
  • Organiser des réunions avec le directeur du conseil scolaire, le médecin hygiéniste, le surintendant du conseil scolaire et les directeurs et les chefs des bureaux de santé publique afin de mettre en commun et de coordonner les initiatives liées à la santé en milieu scolaire.
  • Élaborer un plan de communication avec les écoles et les conseils scolaires qui comprend à la fois des communications régulières entre les cadres supérieurs du bureau de santé publique et les conseils scolaires, ainsi que des communications et l’orientation vers des services appropriés. Décider d’un processus pour obtenir l’autorisation et l’appui nécessaires des conseils scolaires en ce qui concerne les messages. Les discussions sur les nouveaux programmes et approches, l’obtention de soutien pour les approches globales et l’exploitation d’occasions de partenariats financiers et autres types de partenariats contribuent à l’établissement d’une relation favorable et ouverte avec le directeur/surintendant et les directeurs/chefs du ministère de la Santé.
  • Connaître la recherche et les protocoles d’évaluation du conseil de l’éducation et prévoir suffisamment de temps pour l’évaluation et l’approbation de toute étude ou évaluation relative à la santé publique effectuée dans les écoles.

iv) Coordination au sein des écoles

  • Un comité de coordination idéal dans une école primaire comprend des représentants des administrateurs et du personnel de l’école, des élèves, des parents et des partenaires communautaires pertinents, comme le secteur de la santé publique, le secteur des loisirs, la police, etc.
    • Un comité de coordination idéal dans une école secondaire comprend principalement des élèves et un enseignant qui fait office de conseiller, avec l’appui des administrateurs de l’école, des parents et des partenaires communautaires pertinents, dont le secteur de la santé publique, le cas échéant.

 

    • Fournir aux écoles le nom de la personne-ressource principale au sein de leur bureau de santé publique ou de la personne-ressource pour les initiatives Écoles saines ou une liste de personnes-ressources appropriées au sein des divers services des bureaux de santé publique.

Il est utile pour le personnel du secteur de la santé publique de comprendre et d’apprécier la valeur du milieu scolaire, qui comprend :

  • la culture de l’école;
  • les plans d’amélioration et d’efficacité de l’école qui précisent les priorités qui ont une influence sur l’allocation des ressources;
  • les points forts et les besoins de l’école;
  • les politiques (p. ex., attentes relatives au curriculum et au programme), les procédures (p. ex., procédures administratives internes), les processus (p. ex., systèmes de communication, conseils scolaires) et les structures (p. ex., leadership du directeur, enseignant principal, initiatives dans l’ensemble des divisions/écoles) de l’école;
  • le rôle du conseil scolaire et des parents dans le processus décisionnel;
  • l’école en tant que milieu pour la promotion de la santé des enfants et des jeunes, ainsi que du personnel de l’école;
  • les rôles et l’expertise du personnel de l’école en ce qui a trait au travail auprès des élèves, de leurs familles et des collectivités.

Les stratégies suivantes ont été reconnues efficaces au chapitre de la coordination avec les écoles.

  • Encourager les relations avec les directeurs d’école : Les directeurs d’école sont responsables de ce qui se passe dans chaque école et exercent donc une grande influence. L’établissement de solides relations avec les directeurs peut favoriser une meilleure compréhension des raisons pour lesquelles l’approche Écoles saines est pertinente pour toutes les écoles et comment elle peut être mise en œuvre pour répondre aux besoins de chaque école. Les directeurs peuvent appuyer les initiatives Écoles saines en établissant que la santé des élèves et la promotion de la santé sont des priorités de l’école, en suscitant la participation du personnel, en présentant des mises à jour au cours des réunions du personnel, en donnant aux enseignants du temps pour les travaux de comité et pour l’organisation d’initiatives liées à la santé ou en nommant un enseignant promoteur de cette approche.
  • Encourager les relations avec le personnel des écoles : Les enseignants font des contributions très importantes aux comités Écoles saines et ont été reconnus comme des promoteurs clés des initiatives Écoles saines. (41, 42, 51, 53) Il est important de tenir compte de la charge de travail et des points forts de chacun des enseignants quand vient le temps de les recruter en vue d’obtenir leur assistance. L’harmonisation des initiatives Écoles saines avec les sujets qu’un enseignant peut aborder dans le cadre du curriculum est aussi une stratégie efficace. D’autres stratégies fructueuses comprennent le fait de promouvoir une responsabilité partagée parmi de nombreux enseignants ou employés, par exemple le professeur de santé et d’éducation physique, l’aumônier de l’école, le travailleur auprès des enfants et des jeunes, le conseiller d'orientation professionnelle ou le conseiller pour le conseil étudiant. La santé peut facilement être discutée dans diverses matières scolaires, comme les sciences, les sciences sociales, la technologie et les arts. L’approche Écoles saines offre aux enseignants une occasion de créer un milieu d’apprentissage plus sain dans leurs classes respectives et de favoriser la participation des jeunes dans l’ensemble de l’école.

 

  • Faire participer les élèves : Les élèves ayant des perspectives intéressantes, leur participation doit être suscitée afin de veiller à ce que les programmes et les services de santé en milieu scolaire soient significatifs. Ils doivent être considérés non seulement comme le public visé pour les efforts de promotion de la santé, mais aussi comme des partenaires ayant des points de vue valides et la capacité de prendre et de mettre en œuvre des décisions. (56) Les élèves sont disposés à participer au processus de développement communautaire et ils ont les compétences requises.

           
Approches recommandées pour favoriser l’engagement des élèves :

    • définir les ressources suscitant la participation des élèves disponibles par l’intermédiaire des conseils scolaires et du ministère de l’Éducation;
    • susciter la participation des élèves et leur demander leurs idées sur les priorités d’une école saine, dans le cadre de la collaboration avec les écoles. Tenir compte des idées fournies par les élèves affichées à l’adresse suivante : http://www.edu.gov.on.ca/fre/healthyschools/tipsStudents.html;
    • inviter les élèves à présider, à coprésider ou à participer à des équipes d’action-santé/comités Écoles saines;
    • veiller à ce que des adultes fassent entendre la voix des élèves et facilitent les actions prises par les élèves à propos des enjeux/préoccupations déterminés.
      • Encourager les relations avec les présidents des conseils des écoles : Le conseil d’école offre aux parents une occasion de se faire entendre sur divers enjeux scolaires; chaque école est tenue d’avoir un conseil d’école. Le fait de susciter la participation du conseil d’école dès le début d’un projet crée une occasion pour les parents, le personnel et les élèves d’appuyer un comité Écoles saines et de participer à toutes les initiatives et les célébrations liées à la santé qui sont organisées.

 

  • Faire participer les parents: La participation des parents peut varier fortement entre les écoles, mais les parents sont des intervenants importants qui sont intéressés par ce qui se passe dans le milieu scolaire où leurs enfants passent une bonne partie de chaque journée. Selon le ministère de l’Éducation, « Les recherches démontrent clairement que les bonnes écoles deviennent encore meilleures lorsqu'il y a un lien étroit avec les parents dans la communauté d'apprentissage. Un véritable partenariat entre la famille et l'école apporte plusieurs résultats positifs, notamment un meilleur rendement des élèves, un absentéisme moindre, un meilleur comportement, et une confiance accrue des parents envers la scolarité de leurs enfants ». (53) La participation des parents peut être suscitée par l’intermédiaire de conseils et de comités scolaires, mais des approches novatrices peuvent aussi être nécessaires. Le ministère de l’Éducation est déterminé à promouvoir l’engagement des parents. Veuillez consulter le site http://www.edu.gov.on.ca/fre/parents/involvement/ pour obtenir de plus amples renseignements sur les raisons pour lesquelles il est important de susciter la participation des parents et sur des méthodes pour y parvenir.
  • Maintenir une base de connaissances sur les services communautaires et provinciaux appropriés et y référer les personnes : Faire référence aux services de soutien actuellement offerts par le secteur de la santé publique et les conseils scolaires, de même qu’aux services de soutien communautaires et provinciaux disponibles et pertinents, et fournir de l’information à ce sujet.

 

  • S’assurer d’une parfaite connaissance du curriculum de l’Ontario, en particulier Le curriculum de l’Ontario, de la 1re à la 8e année – Éducation physique et santé, édition révisée, 2010 : Comme l’Enseignement et les programmes de qualité sont l’une des principales composantes du programme-cadre Fondements d'une école saine (et d’autres modèles d’approche globale de la santé en milieu scolaire), les curriculums qui couvrent des sujets relatifs à la santé sont des appuis essentiels sur lesquels on peut miser et qu’il faut améliorer pour renforcer les activités liées aux initiatives Écoles saines. Le curriculum de l’Ontario, de la 1re à la 8e année – Éducation physique et santé, édition révisée, 2010 comprend des exigences qui recoupent de nombreuses exigences du secteur de la santé publique. D’autres curriculums, comme le curriculum Sciences et technologie, comprennent des exigences pertinentes pour la santé. Le curriculum Éducation physique et santé est affiché à l’adresse suivante : http://www.edu.gov.on.ca/fre/curriculum/elementary/health18curr2010fr.pdf.

v) Coordination avec les partenaires communautaires

Les partenariats communautaires sont essentiels à l’approche Écoles saines. Au fur et à mesure que l’école détermine les enjeux liés à la santé, il est important de tenir compte des ressources ou organismes communautaires susceptibles de pouvoir fournir une assistance pour un enjeu particulier. Le personnel du secteur de la santé publique est souvent très bien informé sur les organismes ou services qui peuvent fournir une expertise technique, de la documentation ou des services qui complètent le plan d’action d’un comité École saine. Par exemple, la police, les spécialistes en loisirs, les professionnels de la santé et les propriétaires d’entreprises locales peuvent fournir des ressources humaines, de la formation, du matériel didactique et de l’équipement relatif à de nombreux sujets comme la sécurité, l’activité physique, la nutrition, la santé mentale, la consommation de drogues et l’environnement physique.

vi) Assurer une compréhension commune de l’approche Écoles saines

Une approche globale de la santé en milieu scolaire suscite la participation de tous les intervenants scolaires dans les étapes clés suivantes du processus de planification :
1. Créer une vision commune pour une école saine

  • Établir des buts communs ainsi qu’une propriété, une responsabilité et un engagement partagés.

          2. Évaluer les points forts et les besoins de la communauté scolaire

  • En collaboration avec les conseils scolaires/écoles, planifier des processus pour évaluer les points forts et les besoins au chapitre de la santé de la population de l’école en guise de base pour la planification et l’élaboration de programmes et de politiques.
  • Échanger de l’information liée aux tendances et aux populations prioritaires avec le personnel du conseil scolaire et de l’école.
  • Étudier les points forts, les ressources et les processus déjà en place au sein des écoles qui promeuvent la santé et en tirer parti.
  • Examiner les domaines où des améliorations peuvent être apportées.       

3. Établir l’ordre de priorité des enjeux

  • Collaborer avec les intervenants du conseil scolaire et de l’école pour déterminer les premières mesures qu’ils désirent mettre en œuvre.

          4. Élaborer un plan

  • Aider les intervenants de l’école à créer un plan complet qui comprend les domaines d’action pour chacune des quatre composantes de l’approche Écoles saines.
  • Communiquer les pratiques exemplaires et les données probantes liées à la promotion de la santé et à la prévention des maladies auprès des intervenants pertinents pour faciliter la planification des programmes.
  • Intégrer une certaine souplesse aux plans de façon à tenir compte de l’évolution des circonstances.

         5. Mettre en œuvre le plan

  • Promouvoir l’accès à la santé publique, au conseil scolaire et aux autres ressources communautaires, y compris aux programmes et aux services.

         6. Surveiller/évaluer

  • Documenter les initiatives, y compris l’évaluation, dans la planification d’un projet.
  • Viser à recueillir des données sur l’évaluation du processus et des résultats relatifs aux programmes et aux services qui sont offerts.
  • Établir des relations avec des chercheurs au sein de la collectivité, des partenaires du milieu universitaire et d’autres organismes appropriés pour soutenir la recherche et l’échange de connaissances sur la santé publique.

7. Célébrer et communiquer les réussites

  • En collaboration avec les conseils scolaires ou les écoles, planifier des occasions de réseautage, d’échange, de célébration et de communication.
  • Dans la mesure du possible, participer aux activités de célébration du comité Écoles saines.
  • Encourager les écoles à soumettre de l’information sur leurs initiatives Écoles saines afin qu’elles soient reconnues dans le cadre du Programme de reconnaissance des écoles saines de l’Ontario.

Des exemples d’outils pour soutenir le processus susmentionné sont indiqués à la section 5 : Ressources pour soutenir la mise en œuvre.

Le personnel des bureaux de santé publique doit avoir une connaissance approfondie de l’approche Écoles saines et de son rôle en lien avec sa mise en œuvre. Il faut investir du temps dans le suivi et les interventions auprès du personnel du secteur de la santé publique qui participe à des initiatives Écoles saines.

En collaboration avec les conseils scolaires, les bureaux de santé publique peuvent soutenir l’établissement d'Écoles saines en déterminant et en fournissant les outils nécessaires qui aideront l’école à aller de l’avant. Cela peut comprendre :

  • des conseils sur la façon de former un comité Écoles saines ou de l’intégrer à un groupe de travail existant;
  • l’examen des questions et du processus;
  • l’entente/déclaration d’engagement;
  • l’évaluation des points forts et des besoins de l’école pour l’aider à déterminer l’ordre de priorité des enjeux;
  • un modèle de planification;
  • un rapport sur les activités;
  • un rapport final/suivi/outil d’évaluation de fin d’exercice;
  • un formulaire de procès-verbal;
  • des options de reconnaissance (p. ex., bannières, plaques, mentions dans les bulletins, couverture médiatique);
  • des sources de financement possibles ou des suggestions de moyens peu coûteux d’atteindre les objectifs.

vii) Communications

L'efficacité de la communication entre les partenaires des secteurs de la santé publique et de l’éducation est à son maximum quand diverses stratégies sont utilisées.

  • Comprendre le processus au niveau du conseil scolaire et des écoles pour communiquer des messages relatifs à la santé au personnel du conseil scolaire, aux directeurs d’écoles, aux enseignants, au personnel des écoles, aux parents et aux élèves.
  • Déterminer le processus pour obtenir les autorisations et l’appui nécessaires du conseil scolaire en ce qui concerne les messages et la documentation.
    • Coordonner les communications avec les conseils scolaires et les écoles afin qu’ils ne se sentent pas bombardés par divers services et faire en sorte que le processus d’approbation soit suivi par tous les programmes/employés.
    • Utiliser une terminologie et un langage appropriés ou communs. Les secteurs de la santé et de l’éducation ont chacun leur propre terminologie, laquelle n’est pas bien comprise par l’autre secteur, dans certains cas. L’établissement de solides relations entre les secteurs et l’acceptation des priorités sectorielles peuvent aider les travailleurs du secteur de la santé publique et les enseignants à mieux connaître la terminologie de l’autre secteur.
    • Élaborer des stratégies pour favoriser les discussions sur l’information relative à la santé, les réussites des initiatives Écoles saines, les activités scolaires liées à la santé publique, et communiquer à ce sujet avec le personnel des conseils scolaires, les employés des écoles, les parents, les élèves et la collectivité, de diverses façons; ces stratégies peuvent comprendre :           
    • des réunions de conseils scolaires;
    • de réunions de directeurs/superviseurs;
    • des réunions en personne avec les directeurs d’écoles;
    • des réunions du personnel de l’école;
    • des réunions du conseil de l’école;
    • des réunions avec des groupes spécialisés dans des matières scolaires particulières (p. ex., dirigeants des départements de santé et d’éducation physique);
    • la participation d’employés des bureaux de santé publique à titre de partenaires avec des employés des écoles pour les groupes de travail d’une coalition;
    • une ligne téléphonique pour les demandes d’information des écoles en matière de santé ou pour un soutien spécifique relatif au curriculum;
    • des représentants des enseignants au sein des groupes de travail des bureaux de santé publique (p. ex., pour analyser ou préparer de nouvelles ressources à l’appui du curriculum);
    • des réunions entre :
      • les services des communications des conseils scolaires et du personnel des bureaux de santé publique;
      • la personne chargée de la coordination au sein du conseil scolaire et celle du bureau de santé publique, sur une base régulière;
      • les directeurs de l’éducation ou les surintendants des conseils et le médecin hygiéniste ou le médecin hygiéniste adjoint, une ou deux fois par année;
    • des mises à jour coordonnées de la part du bureau de santé publique pour les réunions des directeurs d’écoles;
    • un bulletin du bureau de santé publique pour les écoles;
    • des communications annuelles postées aux directeurs d’écoles à propos des programmes et des services des bureaux de santé publique;
    • un rapport sommaire annuel aux conseils scolaires sur l’appui fourni aux écoles par le secteur de la santé publique pendant l’année scolaire;
    • des liens entre les écoles et les campagnes/programmes de santé;
    • une section traitant de l’appui aux écoles sur le site Web du bureau de santé publique;
    • une contribution au contenu de la section sur les Écoles saines du site Web du conseil scolaire.
  • Adapter ou compléter les stratégies nationales et provinciales de communications relatives à la santé ou élaborer et mettre en œuvre des stratégies de communications locales/régionales relatives à divers enjeux en matière de santé.

c) Tenir compte des facteurs déterminants de la santé

L’éducation est un facteur déterminant clé de la santé qui a une incidence sur d’autres déterminants, comme l’emploi, le revenu, l’hébergement, la littératie relative à la santé et le statut social. Les conclusions de nombreuses études confirment de solides relations entre les risques pour la santé des élèves et le rendement scolaire (4, 15, 16, 31). Compte tenu du pourcentage très élevé d’enfants de l’Ontario inscrits dans le système d’éducation, c’est une excellente occasion pour le secteur de la santé publique d’avoir une influence importante sur cette population. L’influence de multiples facteurs déterminants de la santé devient apparente dans les communautés scolaires. Par le truchement d’actions intersectorielles, les secteurs de la santé publique et de l’éducation peuvent réduire les obstacles à une croissance et à un développement sains, à l’inclusion sociale, à la réussite scolaire, à la littératie, à la salubrité des aliments, à la langue et à la culture. En favorisant un environnement sain et favorable à l'école, il est possible d’augmenter les facteurs protecteurs et d’atténuer les facteurs de risque dans le milieu physique et socioéconomique de l’enfant dans son foyer, dans son quartier et au sein de sa collectivité. (4, 6, 15) 

Les écoles sont reconnues comme des milieux propices aux interventions ou des carrefours communautaires qui peuvent atténuer les barrières à l’accès et ainsi promouvoir un accès plus équitable aux programmes et aux services. En tant que milieux propices à la promotion de la santé, les écoles permettent la prestation efficace et accessible d’importants programmes et services de santé publique, sociaux, récréatifs et de santé qui peuvent réduire ou atténuer les écarts en matière de santé pour les enfants, les jeunes et leurs familles. Certains exemples comprennent : offrir des programmes d’éducation et d’acquisition de compétences qui rehaussent les pratiques de santé personnelle et les habiletés d’adaptation des enfants, des jeunes, du personnel des écoles et de leurs familles; augmenter l’accès à l’information sur la santé dans plusieurs langues et à un niveau de littératie appropriée; fournir des cours sur l’art d’être parent aux parents adolescents et adultes; favoriser le développement de milieux propices à l’inclusion sociale et des relations saines; et enfin, élaborer et mettre en œuvre des politiques saines qui réduiront les inégalités en matière de santé.

Les processus et les structures d’une approche Écoles saines facilitent la collaboration interprofessionnelle, l’engagement communautaire et les partenariats qui ont une incidence sur le bien-être des élèves, du personnel et des parents.

Écoles où le français est la langue première
L’Ontario est la province où réside la deuxième population francophone en importance au Canada. Les données actuelles indiquent que les francophones en Ontario présentent des caractéristiques particulières quant au statut social et à la santé qui ont une incidence sur les besoins en ce qui a trait à la prestation de services en français. Cette population est de plus en plus hétérogène. Le pourcentage de francophones qui appartiennent à une minorité ethnique a augmenté dans toutes les régions de l’Ontario, et les francophones immigrants sont plus susceptibles d’être concentrés dans les régions de Toronto et d’Ottawa. (54) Bien que les conseils de santé ne soient pas assujettis à la Loi sur les services en français, cette Loi garantit le droit des Ontariens de langue française à recevoir des services en français dans 25 régions désignées de la province. Les NSPO stipulent que « les conseils de santé ne doivent pas oublier que, conformément à la Loi sur les services en français, des services en français doivent être offerts aux francophones de l'Ontario qui vivent dans les régions désignées ». (p. 6) Un document d’orientation sur les services en français pour appuyer les NSPO est affiché à l’adresse suivante : https://ozone.scholarsportal.info/bitstream/1873/15465/1/295480.pdf.

Les conseils scolaires des écoles où le français est la langue première servent souvent de vastes zones géographiques qui recoupent habituellement les zones de nombreux bureaux de santé publique. Un rapport publié en 2009 sur la planification des services de santé en français a mentionné la faible capacité de la province à fournir les programmes de promotion de la santé en français. Les écoles où le français est la langue première sont particulièrement préoccupées par le manque de services communautaires pour soutenir les initiatives Écoles saines. (Voir le rapport complet à l’adresse http://www.csf.gouv.on.ca/files/Rapport.pdf.) Il est recommandé que les bureaux de santé publique collaborent avec les réseaux francophones existants, comme les Réseaux franco-santé, les bureaux locaux de l’Association canadienne française de l’Ontario (ACFO) et le projet provincial Élargir l’espace francophone (lequel est appuyé par le ministère de l’Éducation) pour aider à étendre les espaces francophones au-delà des écoles.

d) Santé mentale, développement sain, facteurs protecteurs et résilience

Les défis relatifs à la santé mentale des enfants et des jeunes représentent un enjeu de santé publique important et constituent actuellement le groupe de problèmes de santé le plus important dont les enfants souffrent, et dépassent tous les autres problèmes en ce qui a trait au nombre d’enfants touchés et au degré de déficience causé. (55-56) L’OMS (57) affirme que la santé mentale est la base du bien-être et d’un fonctionnement efficace en plus d’être étroitement liée à la santé physique et au comportement, et ce, d’une telle façon que ni la santé mentale, ni la santé physique ne peut exister de façon indépendante.

La santé mentale d’un enfant a un effet considérable sur l’apprentissage. Les facteurs qui mènent des jeunes à adopter des comportements à risque pour leur santé sont susceptibles d’être inextricablement liés aux obstacles qui nuisent à une santé mentale positive et au bien-être ou d’être liés aux facteurs de risques de maladie mentale. (58) La santé mentale des enfants et des jeunes devient l’enjeu prédominant des politiques relatives à la santé mentale en ce qui a trait à la santé et au bien-être globaux. L’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) (58) et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) (59) ont proposé des stratégies et des moyens pour promouvoir une santé mentale positive au sein de la population canadienne. En Ontario, les ministères de l’Éducation et des Services à l’enfance et à la jeunesse ont lancé ensemble l’Initiative de leadership en matière de soutien aux élèves en 2007. Cette initiative réunit les conseils scolaires et les organismes communautaires pour planifier et fournir des services et des programmes qui appuient le bien-être mental des enfants d’âge scolaire. Par ailleurs, l’initiative vise à reconnaître les enfants souffrant de problèmes de santé mentale et à les orienter vers les services appropriés dans les écoles et dans la collectivité. Les écoles demeurent un milieu où on décèle les problèmes de santé mentale réels et probables chez les enfants et les jeunes. Les études ont indiqué que plus une intervention de santé mentale est effectuée tôt, plus elle est susceptible d’être couronnée de succès.

Le fait que 70 % des problèmes de santé mentale se déclarent pendant l’enfance et l’adolescence souligne l’importance de la participation du secteur de la santé publique dans la promotion de la santé mentale. (5) Sans mesures de prévention et d’intervention efficaces, les problèmes de santé mentale pendant l’enfance peuvent entraîner une détresse ou une déficience jusqu’à l’âge adulte, ainsi que des coûts considérables pour la société. (6) La Commission de la santé mentale du Canada a soumis de nombreuses recommandations pour faire des écoles un lieu pour la prestation efficace de services de santé mentale, y compris la prévention et la promotion de la santé mentale. (5)

Les constatations tirées de la recherche pour l’élaboration d’une stratégie de santé publique visant à améliorer la santé mentale des enfants canadiens ont défini quatre buts pour la politique publique :

  • promouvoir le développement sain de tous les enfants;
  • prévenir les troubles mentaux et réduire le nombre d’enfants atteints;
  • soigner les troubles mentaux plus efficacement pour réduire la détresse et les déficiences;
  • faire le suivi des résultats pour veiller à une utilisation efficace et efficiente des ressources publiques. (6)

La promotion de la santé mentale pour les enfants et les jeunes doit être axée sur le renforcement de la résilience personnelle, sur la création de milieux favorables et sur la prise en compte de l’influence des déterminants globaux de la santé mentale. (58) Le personnel du secteur de la santé publique doit être conscient de la stigmatisation associée aux problèmes de santé mentale dans le cadre de l’intégration de la promotion de la santé mentale aux programmes de promotion de la santé. La stigmatisation associée à ces problèmes représente une barrière bien réelle en raison de laquelle les jeunes se sentent dépréciés et isolés, et hésitent à demander de l’aide. Le milieu scolaire offre des occasions propices pour que le personnel du secteur de la santé publique sensibilise les employés des écoles aux effets de cette stigmatisation et se penche sur les opinions et les attitudes personnelles qui peuvent perpétuer les stéréotypes relatifs à la santé mentale.

Un milieu scolaire sain et favorable est particulièrement important pour le bien-être mental des jeunes. Pour les enfants et les jeunes, le sentiment d’appartenance à leur école est lié à une santé physique et mentale positive. (60) L’approche Écoles saines contribue à la croissance et au développement sains des enfants en créant des milieux sécuritaires et attentionnés qui renforcent l’engagement des élèves à l’égard de l’apprentissage ainsi qu’un sentiment d’appartenance et de lien avec leur école. Les études ont indiqué que les jeunes qui éprouvent un sentiment d’appartenance envers leur école et qui participent à des activités structurées (qu’il s’agisse d’activités parascolaires, de services communautaires ou de travail d’organisation pour leur paroisse ou leur communauté) :

  • sont moins susceptibles de consommer des produits du tabac, de la marijuana, des drogues dures et de l’alcool;
  • ont moins tendance à adopter des comportements sexuels à risque ou de devenir enceintes;
  • ont moins tendance à présenter des comportements violents ou à être arrêtés;
  • sont moins susceptibles de décrocher;
  • ont davantage tendance à terminer des études collégiales que les jeunes qui ne participent pas à ce type d’activités. (60-63)

La recherche sur les acquis du développement confirme ces constatations. Selon Scales, (64) « plus les jeunes possèdent d’acquis, moins ils se livrent à des comportements à risque – moins de violence, moins de problèmes de consommation d’alcool et d’autres drogues, moins d’activités sexuelles précoces et moins de délinquance ». (p. 113, traduction libre) Les acquis internes comprennent un engagement à l’égard de l’apprentissage, des systèmes de valeurs positifs, des compétences sociales et une image de soi positive. Les acquis externes comprennent le soutien social de la part de la famille, des adultes, de l’école et du quartier où ils habitent, l’habilitation et les occasions d’utiliser leur temps de façon constructive. (62) Des programmes offerts dans l’ensemble de l’école qui sont axés sur la promotion de ces acquis pour tous les enfants et les jeunes se sont révélés efficaces pour la prévention de l’anxiété et de la dépression; toutefois, ces programmes doivent commencer tôt et se poursuivre à long terme. (6, 14, 58)

De plus, des études indiquent que les jeunes qui sont mis à contribution vivent moins de dépression, ont une meilleure estime personnelle, sont plus actifs physiquement, obtiennent de meilleures notes à l’école et manifestent un plus grand engagement à l’égard de leurs amis, de leurs familles et de leurs collectivités. La participation à un comité École saine offre aux enfants et aux jeunes la possibilité d’acquérir un sens des responsabilités quant à la prise de décisions et à la résolution de problèmes, ainsi que l’occasion d’adopter un rôle de leadership et de participer à des activités pertinentes qui favorisent le sentiment d’appartenance et la participation des jeunes. La totalité de la population étudiante tire des avantages des activités et des projets dirigés par les élèves.

Les constatations tirées d’examens systématiques et d’essais sur le terrain en matière de promotion de la santé mentale dans les écoles indiquent que les programmes globaux qui ciblent de nombreux résultats de santé dans le contexte d’une approche Écoles saines sont les plus efficaces. (17, 34) Ces interventions ont mené à des améliorations du bien-être mental, des compétences, des habiletés sociales et du rendement scolaire ainsi qu’à une réduction des symptômes d’anxiété et de dépression, des comportements agressifs et de l’intimidation. Les curriculums qui développement les aptitudes pour la communication, la gestion du stress et d’autres aptitudes à la vie quotidienne augmentent la résilience individuelle. Les programmes de médiation par les pairs en milieu scolaire, les politiques et les programmes de prévention de l’intimidation, de sensibilisation aux réalités culturelles et de promotion de l’inclusivité contribuent à la création d’Écoles saines positives. Quand tous les éléments d’une École saine fonctionnent bien, les enfants sont plus susceptibles d’acquérir de la résilience et d’autres facteurs protecteurs pour relever les défis de la vie. (58)

Afin de prévenir les troubles de santé mentale et de réduire le nombre d’enfants touchés, les approches en matière de prévention doivent se pencher sur l’interaction de plusieurs facteurs de risque qui peut mener à des troubles mentaux et sur les facteurs protecteurs qui peuvent les prévenir. (6) En plus de l’acquisition d’aptitudes relatives à la santé mentale, l’attention individuelle et le counselling à court terme contribuent également aux programmes de promotion de la santé mentale. La majorité des écoles en Ontario ont accès à des travailleurs sociaux, à des conseillers d’orientation professionnelle, à des travailleurs auprès des jeunes et à des psychologues. Dans certains cas, il existe des ententes entre les services de santé publique, les conseils scolaires et les organismes communautaires pour offrir ces services de soutien dans les écoles. Par exemple, les conseils scolaires qui servent une importante population rurale et qui n’ont qu’un accès limité à des services de santé comptent des infirmiers-hygiénistes qui offrent des services de counselling aux élèves des écoles primaires et secondaires.

La clinique de santé en milieu scolaire est un autre modèle de prestation de services de prévention et de promotion destinés aux jeunes. Les élèves en milieu rural n’ont souvent qu’un accès limité aux services communautaires, et les élèves en milieu urbain doivent souvent s’absenter de leurs cours pour aller à des rendez-vous médicaux à l’extérieur.

Une autre forme efficace d’intervention en matière de promotion de la santé mentale est l’apprentissage en petit groupe ou les discussions de groupe. Souvent, les élèves reconnus vulnérables par le personnel de l’école sont orientés vers de tels groupes. Ces groupes créent un cercle de soutien par les pairs dans le cadre duquel ils peuvent apprendre une variété d’aptitudes, notamment pour la communication, la reformulation de pensées négatives, la gestion de la colère, l’art de dire non et l’établissement de relations saines, entre autres. Ce travail est particulièrement utile parce qu’il permet à l’ensemble d’un groupe de pairs de faire l’expérience d’un changement des normes sociales et de consolider leur sensibilisation, leurs connaissances et leurs aptitudes en matière de pensée critique. (50)

La santé mentale doit être abordée dans une perspective de promotion du développement sain comme élément clé pour la prévention de problèmes de santé mentale et pour la gestion des barrières au développement et à l’apprentissage. Cela comprend le développement d’un vaste éventail de programmes axés sur les personnes, les systèmes environnementaux et la santé mentale et physique. Les interventions doivent renforcer non seulement les personnes, mais aussi améliorer les conditions positives et propices à l’école, à la maison et dans la collectivité. (65)

Voir l’Annexe D pour une Liste de vérification pour la planification et la mise en œuvre d’initiatives Écoles saines, qui comprend les pratiques recommandées discutées dans le présent document d’orientation.

Section 4. Intégration avec les autres exigences en vertu des Normes de santé publique de l’Ontario et d’autres stratégies et programmes

Les NSPO font de nombreuses références à l’utilisation d’une approche globale de la promotion de la santé pour influencer l’élaboration d’une politique publique saine et la création et le renforcement de milieux favorables. Comme il a été mentionné précédemment, une approche Écoles saines globale rend tout cela possible; le fait de suivre les recommandations dans la section ci-dessus appuiera une approche globale de la santé en milieu scolaire et facilitera la mise en œuvre intégrée des NSPO.

Les suggestions relatives à la coordination des équipes entre les programmes au sein du bureau de santé publique, comme le décrit la section 3.b.ii, peuvent faciliter l’intégration, car une démarche axée sur les équipes permettra la mise en œuvre d’initiatives dans le cadre des NSPO au sein d’une école. En outre, l’approche Écoles saines décrite à la section 3.b.vi comprend un processus pour l’évaluation et la planification qui offre des moyens de répondre aux besoins des écoles, lesquels sont probablement variés et exigent une approche intégrée.

Le Tableau 3 présente un sommaire des normes relatives aux programmes pour les NSPO et des exigences qui visent des populations particulières dans des milieux scolaires, dont les établissements d’enseignement primaire, secondaire et postsecondaire. Il est possible d’obtenir de plus amples renseignements dans le document Coup d'œil sur les normes et les protocoles selon diverses perspectives, lequel peut être consulté à l’adresse
http://www.health.gov.on.ca/french/providersf/programf/pubhealthf/oph_standardsf/ophsf/listingsf.html.

Comme de nombreuses NSPO comprennent des exigences relatives au milieu scolaire, il est recommandé d’adopter une approche globale de la santé en milieu scolaire soutenue par une structure de coordination interne dans un bureau de santé publique et par un processus d’évaluation et de planification.

Tableau 3: Normes et exigences relatives aux milieux scolaires stipulées dans les NSPO

Normes des programmes

Exigence

Prévention des maladies chroniques

 

3. Le conseil de santé doit collaborer avec les conseils scolaires et le personnel des établissements d'enseignement élémentaire, secondaire ou postsecondaire en utilisant une approche globale de la promotion de la santé afin d'influencer l'élaboration et la mise en œuvre de politiques favorisant la santé ainsi que la création de milieux favorables en rapport avec ce qui suit :

  • une saine alimentation;
  • le poids santé;
  • la lutte globale contre le tabagisme;
  • l'activité physique;
  • la consommation d'alcool;
  • le stress au travail;
  • l'exposition au rayonnement ultraviolet.


Le conseil de santé doit notamment :
a. évaluer les besoins des établissements d'enseignement;
b. participer à l'élaboration ou à l'examen d'outils visant à appuyer le programme scolaire.

4. Le conseil de santé doit utiliser une approche globale de la promotion de la santé pour accroître la capacité des lieux de travail d'élaborer et de mettre en œuvre des politiques et des programmes favorisant la santé et pour créer des milieux favorables en rapport avec ce qui suit :

  • une saine alimentation;
  • le poids santé;
  • la lutte globale contre le tabagisme;
  • l'activité physique;
  • la consommation d'alcool;
  • le stress au travail;
  • l'exposition au rayonnement ultraviolet.

Le conseil de santé doit notamment :
a. évaluer la situation conformément au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur);
b. examiner, adapter et offrir des ressources et des programmes favorisant un changement de comportement.

  • Les conseils de santé doivent mettre en œuvre et faire appliquer la Loi favorisant un Ontario sans fumée conformément aux protocoles provinciaux, y compris, mais sans s’y limiter, le Protocole d'application de la loi sur le tabac, 2008 (ou à la version en vigueur).

« (… Il est recommandé que les conseils de santé offrent de conclure avec chaque conseil scolaire une entente écrite couvrant toutes les écoles locales et précisant les rôles et les responsabilités des représentants du conseil de santé et des écoles ainsi que les procédures prévues par la Loi favorisant un Ontario sans fumée. ») [NSPO Note de bas de page 8]

Prévention des blessures et du mésusage de substances

2. Le conseil de santé doit collaborer avec les partenaires communautaires en utilisant une approche globale de la promotion de la santé afin d'influencer l'élaboration et la mise en œuvre de politiques favorisant la santé ainsi que la création de milieux sécuritaires et favorables en rapport avec ce qui suit :

  • la consommation d'alcool et d'autres substances;
  • les chutes tout au long de la vie;
  • la sécurité routière et la sécurité hors route;
  • le cas échéant, les autres aspects ayant une incidence sur la santé publique qui entrent en jeu dans la prévention des blessures et qui ont été relevés au moyen de la surveillance locale, conformément au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur).

Il peut s'agir notamment d'organismes gouvernementaux ou non gouvernementaux, de conseils scolaires et de leur personnel, de comités d'école et d’élèves d'établissements d'enseignement élémentaire, secondaire ou postsecondaire…[NSPO Note de bas de page 10]

  • Utiliser une approche intégrée et globale pour influencer l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques saines et créer des milieux sécuritaires et favorables qui couvrent… (voir les sujets susmentionnés).

3. Le conseil de santé doit utiliser une approche globale de la promotion de la santé afin d'accroître la capacité des groupes prioritaires de prévenir les blessures et le mésusage de substances. Pour ce faire, il doit :

    • collaborer avec les partenaires communautaires et les mettre à contribution;
    • mobiliser les ressources communautaires et en promouvoir l'accès;
    • fournir des occasions de renforcer les compétences;
    • diffuser les pratiques exemplaires et les données probantes afin de prévenir les blessures et le mésusage de substances.

5. Le conseil de santé doit utiliser une approche globale de la promotion de la santé en collaboration avec des partenaires communautaires [écoles/conseils], y compris des organismes d'application de la loi, afin de sensibiliser davantage le public et d'accroître l'adoption de comportements respectueux de la législation en vigueur en matière de prévention des blessures et du mésusage de substances et d'accroître l'adoption de ces comportements en rapport avec ce qui suit :

  • la consommation d'alcool et d'autres substances;
  • les chutes tout au long de la vie;
  • la sécurité routière et la sécurité hors route;
  • le cas échéant, les autres aspects ayant une incidence sur la santé publique qui entrent en jeu dans la prévention des blessures et qui ont été relevés au moyen de la surveillance locale, conformément au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur).

Santé génésique

 

2. Le conseil de santé doit collaborer avec les partenaires communautaires en utilisant une approche globale de la promotion de la santé afin d'influencer l'élaboration et la mise en œuvre de politiques favorisant la santé ainsi que la création ou l’enrichissement de milieux favorables en rapport avec ce qui suit :

  • la santé avant la grossesse;
  • les grossesses en santé;
  • la préparation au rôle parental.

Le conseil de santé doit notamment :
a. évaluer la situation conformément au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur);
b. examiner, adapter et fournir des ressources et des programmes favorisant un changement de comportement (Il peut s'agir notamment de ressources appuyant le programme scolaire (dans les jardins d'enfants, les écoles, etc.) [NSPO Note de bas de page 17].

4. Le conseil de santé doit offrir, en collaboration avec les partenaires communautaires, du soutien, des programmes et des services prénataux comprenant ce qui suit :
a. des services de consultation, d'évaluation et d'orientation;
b. des séances de groupe.

Santé de l’enfant

2. Le conseil de santé doit surveiller la santé bucco-dentaire des enfants dans les écoles et aiguiller ceux qui sont susceptibles d'avoir des problèmes de santé dentaire, conformément au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé bucco-dentaire, 2008 (ou à la version en vigueur) et au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur).

4. Le conseil de santé doit collaborer avec les partenaires communautaires en utilisant une approche globale de la promotion de la santé afin d'influencer l'élaboration et la mise en œuvre de politiques favorisant la santé ainsi que la création ou l’enrichissement de milieux favorables en rapport avec ce qui suit :

  • un rôle parental positif;
  • l'allaitement maternel;
  • une dynamique familiale saine;
  • une saine alimentation, le poids santé et l'activité physique;
  • la croissance et le développement;
  • la santé dentaire.

Le conseil de santé doit notamment :
a. évaluer la situation conformément au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur);
b. examiner, adapter et fournir des ressources et des programmes favorisant un changement de comportement.
(Il peut s'agir notamment de ressources appuyant le programme scolaire (dans les jardins d'enfants, les écoles, etc.) [NSPO Note de bas de page 17]

10. Le conseil de santé doit effectuer du dépistage en santé bucco-dentaire conformément au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé bucco-dentaire, 2008 (ou à la version en vigueur). (Le protocole proposé en ce qui a trait à la surveillance de la santé bucco-dentaire pourrait proposer des processus de dépistage qui seraient entrepris par les conseils de santé, ce qui pourrait couvrir la prématernelle, la maternelle et la 2e année). Quand les conseils de santé se voient refuser l’accès par un conseil scolaire ou une école, ils doivent exécuter un dépistage dans une autre installation dans les cinq jours ouvrables.

Santé sexuelle, infections transmissibles sexuellement ou par le sang (y compris le VIH)

5. Le conseil de santé doit utiliser une approche globale de la promotion de la santé afin de renforcer la capacité de la collectivité de promouvoir une sexualité saine et notamment de prévenir les grossesses chez les adolescentes et les infections transmissibles sexuellement ou par le sang. Pour ce faire, il doit :
a. collaborer avec les partenaires communautaires et les groupes prioritaires et les mettre à contribution;
b. mobiliser les ressources communautaires et en promouvoir l'accès;
c. fournir des occasions de renforcer les compétences;
d. diffuser les pratiques exemplaires et les données probantes.

6. Le conseil de santé doit collaborer avec les partenaires communautaires, y compris les conseils scolaires, afin de créer des milieux favorables pour promouvoir une sexualité saine et l'accès à des services en santé sexuelle.

Prévention et contrôle des maladies infectieuses

4. Le conseil de santé doit collaborer avec les partenaires communautaires afin que le public soit davantage renseigné sur les maladies infectieuses ayant une incidence sur la santé publique ainsi que sur les pratiques en matière de prévention et de contrôle des infections qui se rapportent à ce qui suit :

  • les caractéristiques épidémiologiques locales des maladies infectieuses ayant une incidence sur la santé publique;
  • l'étiquette respiratoire;
  • l'hygiène des mains;
  • les vaccins et les médicaments visant à prévenir ou à traiter les maladies infectieuses ayant une incidence sur la santé;
  • les compétences de base liées à la prévention et au contrôle des infections, qui intègrent à la fois les pratiques de base (comme l'utilisation d'équipement de protection individuel) et des précautions additionnelles (axées sur la transmission);
  • d'autres mesures, en fonction des nouvelles interventions ou maladies.

Selon le Protocole concernant les maladies infectieuses, 2009

14. Le conseil de santé doit inspecter les établissements où il existe des risques de maladies infectieuses ayant une incidence sur la santé publique, conformément au … [  ] et au Protocole d'évaluation des risques et d'inspection des établissements, 2008 (ou à la version en vigueur).

Maladies évitables par la vaccination

1. Le conseil de santé doit effectuer des évaluations, tenir des dossiers et faire rapport sur ce qui suit (le cas échéant) :

  • l'état d'immunisation des enfants inscrits à des programmes de garde d'enfants agréés, au sens de la Loi sur les garderies;
  • l'état d'immunisation des enfants qui fréquentent l'école, conformément à la Loi sur l'immunisation des élèves;
  • les vaccins administrés dans une clinique gérée par le conseil de santé, le cas échéant, conformément au Protocole de gestion des immunisations, 2008 (ou à la version en vigueur).
  • Le conseil de santé doit collaborer avec les partenaires communautaires afin d'accroître la connaissance et la confiance du public en ce qui a trait aux programmes d'immunisation. Pour ce faire, il doit :

 

a. compléter les stratégies nationales ou provinciales de communication sur la santé;
b. élaborer et mettre en œuvre des stratégies régionales ou locales de communication.

Les sujets à traiter doivent inclure :

  • l'importance de l'immunisation;
  • les maladies pouvant être évitées grâce à la vaccination;
  • les calendriers de vaccination systématique recommandés pour les enfants et les adultes et l'importance du respect de ces calendriers;
  • les nouveaux vaccins payés par la province;
  • la promotion de l'immunisation des enfants et des adultes, y compris les programmes visant les personnes à risque élevé
  • l'importance de la tenue d'un registre d'immunisation pour chaque membre de la famille;
  • l'importance du signalement des effets secondaires des vaccins;
  • la communication de renseignements sur l'immunisation au conseil de santé, au besoin;
  • la sécurité des vaccins;
  • la législation relative à l'immunisation.

7. Le conseil de santé doit promouvoir les programmes d'immunisation financés par la province et les offrir aux personnes admissibles dans la circonscription sanitaire, ce qui comprend :

  • les cliniques gérées par le conseil de santé;
  • les cliniques scolaires (y compris pour la vaccination contre l'hépatite B et la méningite méningococcique, sans s'y limiter);
  • les cliniques communautaires;
  • les cliniques offrant des services d'approche aux groupes prioritaires.

12. Le conseil de santé doit se conformer au Protocole de gestion des immunisations, 2008 (ou à la version en vigueur) qui précise la procédure pour évaluer l'état d'immunisation des enfants en garderies (telles que définies par la Loi sur les garderies) et comment appliquer la Loi sur l'immunisation des élèves.

Autres occasions – Protection civile

5. Le conseil de santé doit, en collaboration avec les partenaires communautaires, sensibiliser davantage le public aux activités touchant la protection civile.

Salubrité des aliments

1. Le conseil de santé doit surveiller les cas présumés et les cas confirmés de maladies d’origine alimentaire ainsi que les dépôts d’aliments, conformément au Protocole concernant la salubrité des aliments, 2008 (ou à la version en vigueur) et au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur).
4. Le conseil de santé doit s'assurer que les manipulateurs d'aliments dans les dépôts d'aliments [cafétérias des écoles, cours sur la nutrition]ont accès à de la formation sur les méthodes et les principes de manipulation hygiénique des aliments, conformément au Protocole concernant la salubrité des aliments, 2008 (ou à la version en vigueur).                                                        5. Le conseil de santé doit sensibiliser davantage le public aux maladies d'origine alimentaire ainsi qu'aux méthodes et principes de manipulation hygiénique des aliments, conformément au Protocole concernant la salubrité des aliments, 2008 (ou à la version en vigueur). Pour ce faire, il doit :
a. adapter ou compléter les stratégies nationales ou provinciales de communication sur la salubrité des aliments;
b. élaborer et mettre en œuvre des stratégies régionales ou locales de communication.      
7. Le conseil de santé doit inspecter les dépôts d’aliments et assurer la prestation de tous les volets du programme de salubrité des aliments dans les dépôts d'aliments, au sens de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, et ce, conformément au Règlement de l'Ontario 562 sur les dépôts d'aliments, au Protocole concernant la salubrité des aliments, 2008 (ou à la version en vigueur) et à toutes les autres lois applicables.

Salubrité de l’eau

2. Le conseil de santé doit surveiller les réseaux d'eau potable et les maladies liées à l'eau de consommation qui ont une incidence sur la santé publique ainsi que les facteurs de risque connexes et les nouvelles tendances, conformément au Protocole concernant l'eau potable, 2008 (ou à la version en vigueur), au Protocole concernant les maladies infectieuses, 2008 (ou à la version en vigueur) et au Protocole d'évaluation et de surveillance de la santé de la population, 2008 (ou à la version en vigueur).
10. Le conseil de santé doit s'assurer que le médecin hygiéniste ou son remplaçant reçoive les signalements de plaintes relatives à la prévention des infections et aux pratiques de contrôle dans les établissements où il n’y a aucun organisme de réglementation, particulièrement dans les établissements de services personnels, et y donne suite, conformément au Protocole de prévention et de contrôle des infections dans les établissements de services personnels, 2008 (ou à la version en vigueur) et au Protocole concernant les plaintes relatives aux pratiques de prévention et de contrôle des infections, 2008 (ou à la version en vigueur).


a) Considérations à propos de la Norme fondamentale : évaluation /analyse situationnelle de la santé de la population, surveillance, recherche et échange de connaissances, et évaluation des programmes

Analyse situationnelle/surveillance de la santé de la population

Comme l’indique la section 3.b.vi., l’évaluation des points forts et des besoins de la communauté scolaire est une des étapes déterminées pour une approche globale Écoles saines. Elle permet aux écoles de classer par priorité les enjeux qui doivent être traités. Les écoles peuvent également évaluer dans quelle mesure une approche globale de santé en milieu scolaire est mise en œuvre à l’échelle des écoles.

L’analyse situationnelle est particulièrement utile quand des questions d’équité sont soulevées parce que la disponibilité du personnel ne permet pas d’offrir un programme ou un service particulier dans toutes les écoles. Les considérations éventuelles pour la prise de telles décisions sont des modèles théoriques, comme les étapes du changement (p. ex., degré auquel l’école est prête à passer à l’action) et le fait de tenir compte des connaissances de la communauté scolaire concernant les approches globales et de son appui pour une telle approche. Les décisions relatives à l’offre de services spécifiques (p. ex., exposés ponctuels) doivent être prises sur la base de données qui en confirment l’efficacité et dans le contexte de l’utilisation d’une approche globale, quand cela est possible.

La section 5 comprend des liens vers un éventail de ressources recommandées pour les analyses. Les sources de données et d’information qui permettent de déterminer les écoles qui ont les besoins les plus importants ou d’identifier les enjeux prioritaires dans les écoles ou les conseils scolaires comprennent :

  • les données dentaires (p. ex., Système d'information sur la santé buccodentaire, SISB);
  • les données de l’Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE) sur les élèves de la maternelle au moment de leur entrée à l’école (http://www.offordcentre.com/readiness/EDI_viewonly.html);
  • les sondages menés par les conseils scolaires sur la sécurité dans les écoles et l’intimidation;
  • les sondages du conseil de l’école;
  • l’Enquête sur la santé dans l’environnement scolaire effectuée par les écoles en 2007-2008;
  • le Profil de la santé scolaire rempli avec le comité École saine;
  • les groupes de consultation ou les études sur les groupes d’intervenants dans les écoles (élèves, parents, personnel, etc.);
  • l’utilisation par l’école du Planificateur des écoles en santé du CCES (http://www.jcsh-cces.ca/);
  • les sondages en ligne de YOO Magazine du Centre d’excellence provincial au CHEO en santé mentale des enfants et des ados et du Centre de soins de santé IWK (www.yoomagazine.net);
  • les réunions avec les directeurs d’école et d’autres personnes-ressources clés;
  • le sondage annuel de People for Education (http://www.peopleforeducation.com/sondages/french);
  • l’étude Ontario Student Drug Use and Health Survey (OSDUHS) du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) (http://www.camh.net/fr/Research/index.html);
  • les données sur la nutrition de la population préscolaire, p. ex., NutriStep (www.nutristep.ca).

 

 

Recherche

Avant d’entreprendre des recherches dans les milieux scolaires, les bureaux de santé publique doivent réfléchir à la façon dont cette recherche appuiera le mandat global du secteur de la santé publique ou du conseil scolaire. Les bureaux de santé doivent communiquer dès le début du processus avec leurs partenaires au sein du conseil scolaire pour s’assurer que les propositions de recherches visent des intérêts mutuels. Les conseils d’éducation peuvent se doter d’un processus indépendant d’autorisation des recherches quant à l’éthique, lequel exige souvent un préavis adéquat pour une approbation par le conseil scolaire. Si des recherches sont effectuées dans un milieu scolaire, les bureaux de santé publique doivent aussi déterminer les conclusions sommaires et les rapports qui peuvent être retournés aux participants au sein des écoles et du conseil scolaire, et la façon dont ils peuvent travailler avec les écoles, les conseils scolaires et les partenaires communautaires pour prendre des mesures appropriées en fonction des conclusions tirées de cette recherche, le cas échéant.

Échange de connaissances

Le processus Écoles saines décrit dans le présent document offre des possibilités d’échange des connaissances à divers niveaux, p. ex., au sein de l’école, du conseil scolaire et des bureaux de santé publique. Étant donné que les professionnels du secteur de la santé publique travaillent avec les écoles, il existe une occasion de communiquer et d’utiliser les données relatives à l’analyse et à la surveillance, lesquelles peuvent servir de fondement pour déterminer les mesures à prendre au sein des écoles. La phase de célébration de l’approche Écoles saines représente également une excellente occasion pour l’échange des connaissances, en particulier pour célébrer les réussites à l’école qui peuvent influencer les pratiques dans l’avenir. Les résultats et les réussites peuvent être communiqués dans l’ensemble du conseil scolaire, au sein du bureau de santé particulier et entre les bureaux de santé afin de disséminer l’information sur les tendances et les pratiques efficaces. Les écoles et les conseils scolaires peuvent aussi fournir des occasions propices à l’échange des connaissances qui peuvent rehausser les pratiques du personnel du secteur de la santé publique.

Évaluation des programmes

La Norme fondamentale traite également de l’utilisation d’approches quantitatives, qualitatives et de méthodes mixtes dans l’évaluation des processus et des résultats des programmes et des services offerts, afin d’aider au processus décisionnel. Les données générées visent à déterminer l’efficacité des programmes et des services existants et à appuyer l’établissement de nouvelles initiatives.

Autres considérations

Il est utile de disposer d’un cadre de travail global sur la collaboration des bureaux de santé publique avec les écoles pour prendre des décisions à propos de la dotation en personnel, de l’approche, etc. Dans le cadre d’une approche intégrée, la totalité du bureau de santé publique adopterait l’approche Écoles saines et élaborerait une structure en vue de faciliter ce travail, avec des liens vers des programmes et des services spécifiques aussi planifiés et fournis en vertu d’une approche globale.

b) Intégration avec les stratégies et les programmes intersectoriels

Comme le mentionne a plusieurs reprises le présent document, une approche Écoles saines reconnaît les occasions d’harmonisation des efforts du secteur de la santé publique avec les stratégies et les initiatives prioritaires du secteur de l’éducation. La liste des sujets relatifs à l’éducation du ministère de l’Éducation de l’Ontario peut être consultée à l’adresse http://www.edu.gov.on.ca/fre/popularTopics.html. Il est également possible de consulter les communications adressées aux conseils scolaires par l’intermédiaire des politiques et des notes de service du ministère de l’Éducation sur les programmes à http://cal2.edu.gov.on.ca/indexf.html/. Les initiatives qui méritent d’être soulignées comprennent notamment les suivantes :

  • Participation des parents : Le ministère de l’Éducation investit pour favoriser la participation des parents aux expériences éducatives de leurs enfants. Les Subventions pour la participation et l'engagement des parents visent à encourager la participation des parents à l’éducation de leurs enfants et à soutenir l’apprentissage des élèves à l'échelle de l’école, de la région et de la province. Pour obtenir du financement à l’échelle de l’école, le conseil de l’école et les conseils scolaires sont invités à collaborer avec les écoles et le comité Participation des parents de leur conseil scolaire en vue de déterminer des possibilités de projets. Il s’agit d’une excellente occasion de lancer des programmes liés à la santé. Voir http://www.edu.gov.on.ca/fre/parents/reaching.html pour obtenir de plus amples renseignements.

           

  • Développement du caractère : L'initiative de développement du caractère vise à créer des milieux scolaires au sein desquels toutes les personnes – élèves, personnel enseignant, administrateurs et personnel de soutien – se traitent les unes les autres avec bienveillance et respect. Elle est fondée sur quatre composantes essentielles, à savoir le rendement scolaire, le développement du caractère, le développement de la citoyenneté et le respect de la diversité. Ces composantes reflètent des principes et des approches de développement des jeunes qui ont été efficaces pour aider les jeunes à acquérir des comportements de santé positifs et à réduire les comportements à risque. Cette initiative incite également les écoles à rechercher des alliances parmi les parents et les partenaires communautaires pour soutenir l’apprentissage sous toutes ses formes et dans tous les milieux. Voir http://www.edu.gov.on.ca/fre/literacynumeracy/character.html pour obtenir de plus amples renseignements.
  • Sécurité dans les écoles : Le gouvernement de l'Ontario est résolu à fournir un milieu sûr et sécuritaire pour l’apprentissage. La Loi sur la sécurité dans les écoles a été adoptée en 2000 (voir http://www.edu.gov.on.ca/safeschl/fre/ssa.html). En 2004, une Équipe d’action pour la sécurité dans les écoles a été créée pour examiner la loi. Son rapport de 2006 a mené au Projet de loi 212 : Loi modifiant la Loi sur l'éducation en ce qui concerne le comportement, la discipline et la sécurité, 2007. L’Équipe d'action pour la sécurité dans les écoles a aussi produit un rapport en 2008 contenant des recommandations pour traiter la violence fondée sur le sexe, l’homophobie, le harcèlement sexuel et les comportements sexuels inappropriés — Façonner une culture de respect dans nos écoles : Promouvoir des relations saines et sûres. Le 1er février 2010, la Loi de 2009 modifiant la Loi sur l’éducation (sécurité de nos enfants à l’école) est entrée en vigueur; elle prévoit des exigences sur la production de rapports et les interventions relatives aux incidents susceptibles de mener à une suspension ou à une expulsion. Voir http://www.edu.gov.on.ca/fre/safeschools/index.html pour une liste complète des ressources sur la Sécurité dans les écoles. Les outils connexes Politique/Programmes Note n° 144 (http://www.edu.gov.on.ca/extra/fre/ppm/144.html) font référence aux Équipes pour la sécurité dans les écoles et stipulent : « Chaque école doit avoir une équipe responsable de la sécurité dans les écoles, qui se compose d'au moins un élève (le cas échéant), un parent, un membre du personnel enseignant, un membre du personnel non enseignant, un partenaire communautaire et la directrice ou le directeur de l'école. Un comité déjà existant, comme le comité École saine, peut jouer ce rôle. L'équipe doit être présidée par un membre du personnel de l'école. » La ressource Politique/Programmes Note n° 145 (http://www.edu.gov.on.ca/extra/fre/ppm/145.html) mentionne des rôles potentiels pour le secteur de la santé publique et les autres organismes communautaires en ce qui a trait à la prévention et à l’intervention (p. ex., formation du personnel, soutien des élèves et des parents, et leadership chez les jeunes).

 

    • Initiative de leadership en matière de soutien aux élèves : Lancée au cours de l’année scolaire 2007-2008, l’Initiative de leadership en matière de soutien aux élèves a été élaborée par les ministères de l’Éducation et des Services à l’enfance et à la jeunesse. Cette initiative est conforme à la Stratégie pour la sécurité dans les écoles de l’Ontario, aux recommandations de la Table de concertation sur la réforme de l'éducation de l'enfance en difficulté et au premier cadre de politiques de l’Ontario en matière de santé mentale pour les enfants et les jeunes, nommé Une responsabilité partagée : Cadre stratégique ontarien des services de santé mentale aux enfants et aux jeunes (2006). (51) L’Initiative de leadership en matière de soutien aux élèves a été élaborée en réponse aux changements récents relatifs aux dispositions sur la sécurité dans les écoles de la Loi sur l’éducation et au document Politique/Programmes Note connexe qui est entré en vigueur le 1er février 2008. Les conseils scolaires sont invités à former des partenariats avec les organismes communautaires, y compris avec le secteur de la santé publique, pour fournir des appuis non scolaires qui font la promotion de comportements positifs chez les élèves et renforcent le développement sain des enfants et des jeunes de l’Ontario. Les partenariats par grappes spatiales sont conçus pour mieux répondre aux besoins des élèves par l’intermédiaire de collaborations pour la planification, la coordination et l’orientation. Voir http://cal2.edu.gov.on.ca/may2009/Sante_mentale_etudiants09.pdf pour obtenir de plus amples renseignements.
    • La voix des élèves est une initiative du ministère de l’Éducation visant à promouvoir la participation des élèves afin qu’ils s’expriment sur ce qu’ils veulent obtenir de leur expérience d’apprentissage. L’initiative La voix des élèves commandite des projets menés par les élèves, lesquels peuvent comprendre des projets pour promouvoir la santé. Le secteur de la santé publique peut aider les élèves à formuler leurs idées de projets et à mettre en œuvre leurs plans. Pour obtenir de plus amples renseignements, consulter la page http://www.edu.gov.on.ca/fre/students/speakup/index.html.
    • Causes de la violence chez les jeunes : Le gouvernement de l’Ontario a réalisé l’Examen des causes de la violence chez les jeunes pour aider à définir les facteurs qui contribuent à la violence chez les jeunes et à fournir des recommandations pour continuer à bâtir des collectivités plus sûres et saines. Le gouvernement a demandé que l’examen tienne compte des investissements existants dans le système d’éducation publique de l’Ontario et de l’important travail accompli dans le cadre des examens précédents et par les partenaires clés, dont la Ville de Toronto et Centraide Canada, pour la création de possibilités pour les jeunes et pour renforcer la sécurité des écoles et des collectivités. Le gouvernement a aussi demandé que l’examen tienne compte des investissements et des programmes provinciaux actuels liés au développement des enfants, à la violence chez les jeunes et aux jeunes à risque, et crée des possibilités d’apprentissage et d’emplois pour les jeunes. Le rapport d’examen offre un point de vue utile sur les besoins des jeunes. Voir http://www.children.gov.on.ca/htdocs/French/topics/youthandthelaw/roots/index.aspx.
  • L'Initiative ontarienne d'activités après l'école : Le ministère de la Promotion de la santé a élaboré la Stratégie des services pour le mieux-être des enfants et des jeunes après l'école pour fournir aux enfants et aux jeunes dans les régions prioritaires ciblées de l’Ontario un accès à des activités après l’école à la fois sûres, actives et saines. Il s’agit d’une initiative clé dans le cadre de la Stratégie de réduction de la pauvreté du gouvernement; elle est fondée sur une approche intégrée traitant de nombreux facteurs de risque qui touchent la santé et le bien-être des enfants et des jeunes. Les programmes proposés par les enfants et les jeunes de la première à la 12e année peuvent être axés sur l’activité physique, l’alimentation et la nutrition saines, le mieux-être et l’éducation sanitaire personnelle, ainsi que sur les besoins locaux en matière de programmes, comme les emplois pour les jeunes, l’aide pour les devoirs, les activités culturelles et artistiques et la connaissance des ressources communautaires et la façon d’y avoir accès. Voir http://www.mhp.gov.on.ca/french/after_school/default.asp.

 

  • Le curriculum de l'Ontario, Éducation physique et santé (révisé) : En septembre 2007, le ministère de l’Éducation a commencé un examen du curriculum de l’Ontario, Éducation physique et santé, pour les écoles primaires et secondaires. Un vaste processus de consultation a été organisé dans l’ensemble de la province, et les documents du curriculum révisé ont été publiés en janvier 2010. À compter de septembre 2010, tous les programmes de santé et d’éducation physique pour les années scolaires 1 à 8 seront fondés sur les attentes énoncées dans ce document. Le curriculum peut être consulté à l’adresse suivante : http://www.edu.gov.on.ca/fre/curriculum/elementary/health18curr2010fr.pdf.
  • Programme de reconnaissance des écoles saines : En décembre 2006, le gouvernement de l’Ontario a lancé le Programme de reconnaissance des écoles saines de l’Ontario pour promouvoir et célébrer les pratiques et les comportements sains dans les écoles de l’Ontario. Les écoles s’engagent à entreprendre une activité saine dans leur école et leur participation est soulignée. Les écoles peuvent commencer une nouvelle activité ou enrichir une activité existante. Les activités doivent être cohérentes avec le cadre Fondements d'une école saine, qui promeut une approche globale de la promotion de la santé. Le secteur de la santé publique est considéré comme un partenaire communautaire clé. Les écoles participantes reçoivent un certificat et un fanion. De plus, la liste des écoles participant au programme sera affichée sur le site du ministère de l'Éducation. Le ministère de l’Éducation et le ministère de la Promotion de la santé appuient tous deux ce programme. Voir http://www.edu.gov.on.ca/fre/healthyschools/challenge.html pour obtenir de plus amples renseignements et obtenir des ressources.

 

  • Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles : En janvier 2010, l’Ontario a lancé une Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles (PPM 150) qui fera en sorte que des boissons et des aliments sains seront vendus dans les écoles. La politique s’appliquera aux boissons et aux aliments vendus à n'importe quel point de vente sur les lieux de l'école (cafétérias, distributeurs automatiques, comptoirs à collation, etc.); dans le cadre de tous les programmes, y compris les programmes de déjeuner préparé par un traiteur; lors de toutes les activités sur les lieux de l'école, y compris les ventes de pâtisseries maison et les événements sportifs. Les normes d’alimentation s’appliquent à tous les aliments et à toutes les boissons en vente à l’école. Elles ne s'appliquent pas aux déjeuners ou collations apportés de la maison. Pour obtenir de plus amples renseignements, voir http://www.edu.gov.on.ca/fre/healthyschools/policy.html.

Section 5. Ressources pour soutenir la mise en œuvre

Nota : Bien que des outils et des ressources spécifiques soient énumérés ci-dessous, nombre des organismes mentionnés offrent un groupe de ressources plus exhaustif accessible par l’intermédiaire de leurs sites Web.

Tableau 4 : Ressources pour soutenir la mise en œuvre

Organisme et description

Nom de la ressource

Type de ressource

Description

Lien

International

Union internationale de promotion de la santé et d’éducation pour la santé

Vers des écoles promotrices de santé : Lignes directrices pour la promotion de la santé à l'école

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Lignes directrices internationales pour la promotion de la santé à l’école.

http://www.iuhpe.org/uploaded/Publications/Books_Reports/HPS_GuidelinesII_2009_French.pdf

Organisation mondiale de la Santé

Initiative « Global School Health Initiative », santé des jeunes et en milieu scolaire

Série « School Health Information Series » et rapports du comité d’experts de l’OMS

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Une variété de documents en anglais et en français élaborés par et pour l’OMS afin de renforcer les efforts internationaux, nationaux et locaux qui visent à accroître l’appui à l’égard des programmes de prévention destinés aux écoles et aux jeunes. Ils comprennent également des intervenants qui fournissent des conseils sur les mesures spécifiques qui peuvent être prises pour améliorer de tels programmes.

http://www.who.int/school_youth_health/en/

http://www.who.int/school_youth_health/resources/en/

Gouvernement du Royaume-Uni –Department of Education and Skills

National Healthy School Standard - A Toolkit for Local Coordina-   tors

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
X Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Une boîte à outils conçue pour aider les coordonnateurs locaux à atteindre la cible du programme national.

http://www.education.gov.uk/schools/pupilsupport/pastoralcare/a0075278/healthy-schools

Programme « Coordinated School Health » du Center for Disease Control des États-Unis

 

Divers

X Outil de connaissances
¨ Réseau
X Outil d’évaluation
X Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Un portail vers divers outils promus par le CDC dans le cadre du programme « Coordinated School Health », y compris des lignes directrices relatives à la gestion de divers enjeux relatifs à la santé dans les écoles.

http://www.cdc.gov/HealthyYouth/

Search Institute

Minneapolis, Minnesota, États-Unis

Outils relatifs aux acquis du développe-ment

 

X Outil de connaissances
X Réseau
X Outil d’évaluation
X Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Quarante expériences, relations et qualités positives et fondées sur le bon sens qui influencent les choix des jeunes et qui les aident à devenir des adultes bienveillants et responsables.
Des ressources supplémentaires pour la formation et la mise en œuvre se trouvent également sur ce site Web.

http://www.search-institute.org

Queensland (Australie) Health

Boîte à outils pour les écoles promotrices de Santé

X Outil de connaissances
¨ Réseau
X Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
Soutien organisation-nel

 

 

Dix boîtes à outils pour aider les écoles à comprendre, à planifier et à mettre en œuvre une approche Écoles saines.

http://www.health.qld.gov.au/healthyschools/toolbox.asp

Programmes nationaux

Consortium conjoint pour les écoles en santé (CCES)

Le CCES aide les gouvernements membres en fournissant un forum, des outils et des ressources qui servent à suivre l’évolution des dernières techniques d’approche globale de la santé en milieu scolaire adoptées au Canada et dans le monde entier.

 

 

Planifica-teur des Écoles saines

¨ Outil de connaissances
¨ Réseau
X Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Le Planificateur des écoles en santé du CCES est un outil en ligne conçu pour aider les écoles canadiennes à créer des milieux plus sains. Il offre aux écoles individuelles une façon d’évaluer l’état global de leur milieu et de sélectionner un ou plusieurs enjeux particuliers, comme l’alimentation saine, l’activité physique ou le tabagisme.

http://french.jcsh-cces.ca/jcsh/index.php?option=com_content&view=article&id=79&Itemid=92

Boîtes à outils

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Ressources fondées sur les données probantes qui établissent les stratégies les plus efficaces pour traiter divers enjeux relatifs à la santé dans les écoles.

Exemples d’enjeux relatifs à la santé :
- Abus de substances
- Activité physique

www.jcsh-cces.ca (accessible par un lien sur le côté gauche de la page principale)

Bulletins

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

http://www.jcsh-cces.ca/ (accessible par un lien sur le côté gauche de la page principale)

EPS Canada

Éducation physique et santé Canada (EPS Canada) est un organisme charitable national associé au secteur bénévole dont la mission première consiste à favoriser le sain développement des enfants et des adolescents en revendiquant en faveur d’une éducation physique et d’une santé de qualité dans les écoles.

Liste de vérification sur la santé de qualité à l’école (SQE)

¨ Outil de connaissances
¨ Réseau
X Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Une liste de vérification pour aider les écoles à déterminer si elles sont en voie de devenir des établissements axés sur la santé de qualité à l’école (SQE).

http://www.phecanada.ca/programs/physical-literacy/physical-literacy-checklist

Agence de la santé publique du Canada / Santé Canada

Description de l'Approche globale de la santé en milieu scolaire (AGSS)

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Décrit le modèle de l’approche globale de la santé en milieu scolaire et ses composantes.

http://www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/7-18yrs-ans/sante_globale-fra.php

 

Les comporte-ments de santé des jeunes d'âge scolaire (HBSC) – Étude et rapports

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Information sur les comportements de santé des jeunes d'âge scolaire et rapports sur la santé des jeunes.

http://www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/7-18yrs-ans/index-fra.php

Canadian School Health Knowledge Network

Le « Canadian School Health Knowledge Network » a été créé pour aider les praticiens, les chercheurs et les décideurs canadiens à être mieux informés sur les nombreux programmes et initiatives d’approche globale de la santé en milieu scolaire dans l’ensemble du pays.

Site Web

¨ Outil de connaissances
X Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Ces pages Web présentent un aperçu et un lien relatifs à divers événements, activités, tendances, réseaux, enjeux et organismes.

http://www.canadianschoolhealth.ca

Commu-nautés de praticiens

¨ Outil de connaissances
X Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Le « Canadian School Health Knowledge Network » met sur pied et aide plusieurs communautés de praticiens (CDP) avec de nouveaux outils de collaboration en ligne, d’appels téléphoniques et de symposiums annuels pour partager de l’information et des connaissances entre les praticiens, les experts, les représentants du gouvernement, les décideurs et les organismes non gouvernementaux.

http://www.safehealthyschools.org/communitiesofpracticeintro.htm

Donneesprobantes-sante.ca

 

Site Web

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Ce site Web offre des données probantes tirées de recherches de qualité par l’intermédiaire de la recherche, du dépistage et du classement des données tirées des examens systématiques et en les regroupant dans un registre en ligne gratuit dans lequel il est possible d’effectuer des recherches. Les utilisateurs peuvent faire des recherches par sujet ou selon des paramètres, et en fonction d’autres critères.

http://www.donneesprobantes-sante.ca/?language=fr/

Association canadienne pour la santé en milieu scolaire

Consensus Statement on Comprehen-sive School Health

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Un protocole d’accord décrivant une approche globale de la santé à l’école adoptée par de nombreux organismes non gouvernementaux nationaux et provinciaux (2007).

http://www.safehealthyschools.org/CSH_Consensus_Statement2007.pdf

Centre pour l'avancement de la santé des populations Propel de l'Université de Waterloo

 

Système d'intervention, de planification et d'évaluation de la santé dans les écoles (SIPÉSÉ)

¨ Outil de connaissances
¨ Réseau
X Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

SIPÉSÉ génère des profils de santé des écoles en se fondant sur des éléments de base normalisés. SIPÉSÉ sert à la planification, à l’évaluation, à la surveillance et à la recherche dans l’ensemble du Canada.

http://www.shapes.uwaterloo.ca/french/index.cfm

Thrive: The Canadian Centre for Positive Youth Development

Diverses ressources en anglais et en français sur les acquis du développe-ment

X Outil de connaissances
X Réseau
X Outil d’évaluation
X Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Le centre Thrive vise à promouvoir le développement positif des jeunes en produisant et en distribuant des outils efficaces pour habiliter et réunir les adultes bienveillants dans tous les aspects de la vie des jeunes.

http://www.thrivecanada.ca

Resiliency Initiatives Canada

Protocole d’analyse / d’évaluation de la résilience

Ateliers sur la résilience pour la vie

Services de consulta-tion, de soutien et de formation

X Outil de connaissances
X Réseau
X Outil d’évaluation
X Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Ce protocole offre la base pour l’identification et le développement précoces de plans d’action à court et à long terme pour les jeunes, et pour évaluer l’efficacité des interventions.

 

 

http://www.resiliencyinitiatives.ca

Centres d'excellence pour le bien-être des enfants : engagement des jeunes

Youth Engagement Framework

What is youth engage-ment?

Let Discussion Guide Us

X Outil de connaissances
X Réseau
X Outil d’évaluation
X Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Ressources imprimées sur la façon d’augmenter efficacement l’engagement des enfants et des jeunes.

http://www.engagementcentre.ca

   Ressources provinciales

Ministère de l’Éducation de l’Ontario

Renseigne-ments pour le personnel enseignant et la direction

X Outil de connaissances
¨ Réseau
X Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Une variété d’outils que les enseignants et les directeurs d’école peuvent utiliser pour en apprendre davantage sur ce qui rend une école saine, pour évaluer les mesures prises par leur propre école et pour faire leur part pour rendre leur école encore plus saine.

http://www.edu.gov.on.ca/fre/healthyschools/infoTPA.html

 

 

 

Notes de service sur les politiques/ programmes envoyées par le ministère de l’Éducation

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Liens vers les notes de service envoyées par le ministère de l’Éducation à propos de diverses initiatives.

http://cal2.edu.gov.on.ca/indexf.html

Ontario Healthy Schools Coalition

L’organisme Ontario Healthy Schools Coalition est une vaste coalition ontarienne qui compte parmi ses membres des bureaux de santé publique, des conseils scolaires, des hôpitaux, des organismes de santé mentale, des universités, des organismes liés au domaine de la santé, des organismes du secteur de l’éducation ainsi que des associations de parents et d’élèves.

Téléconfé-rences de l’OHSC

 

 

Ontario School Health Initiatives Database (en cours de développe-ment)

¨ Outil de connaissances
X Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Une téléconférence trimestrielle en vue de partager de l’information sur les activités provinciales relatives à l’approche Écoles saines.

Une base de données sur les initiatives Écoles saines et sur les autres programmes scolaires relatifs à la santé en Ontario.

http://www.opha.on.ca/our_voice/collaborations/ohsc.shtml

http://www.opha.on.ca/resources/topics/h.shtml#schools

http://opha.on.ca/databases/schoolhealth/index.php

ASEPO

L’Association pour la santé et l'éducation physique de l'Ontario est un organisme sans but lucratif qui vise à appuyer les écoles et les collectivités par l’intermédiaire de ressources de soutien pour les programmes, de partenariats et d’initiatives de promotion de qualité.

L’ASEPO offre divers programmes et ressources qui visent à renforcer la santé à l’école. Le site Web de l’ASEPO comprend une section sur les initiatives relatives aux Écoles saines et sur les Collectivités saines qui comprend de l’informa-tion et des ressources pour appuyer les profession-nels de la santé publique dans le cadre de leur travail dans les écoles.

X Outil de connaissances
X Réseau
¨ Outil d’évaluation
X Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

L’ASEPO offre des programmes, des services et de la formation de qualité aux écoles et aux collectivités en vue d’aider les enfants et les jeunes à mener une vie saine et active. Les programmes et les services de l’ASEPO peuvent aider les communautés scolaires à mettre en œuvre le curriculum relatif à l’éducation physique et à la santé, à l’activité physique quotidienne et à une variété de sujets liés à la santé qui touchent les diverses composantes du cadre Fondements d’une école saine.

http://ophea.net/

Public Health Research Education and Development (Recherche, éducation et développement en santé publique ou REDSP)

PHRED contribue à la promotion et à la protection de la santé, ainsi qu’à la prévention des problèmes de santé, en effectuant de la recherche appliquée pertinente pour la pratique dans le secteur de la santé publique.

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/ formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Le site Web de PHRED donne accès à des rapports, notamment sur des sujets pertinents pour les initiatives en milieu scolaire.

http://www.phred-redsp.on.ca/

Provinces autres que l’Ontario

Terre-Neuve-et-Labrador -
Élèves en santé, écoles en santé

Divers

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Ce site Web présente de l’information sur les programmes nouveaux et courants axés sur l’alimentation saine, sur la vie active et sur la vie sans consommation de tabac, ainsi que des ressources et des liens vers des outils informatifs et éducatifs.

http://www.livinghealthyschools.com/livinghealth_overview.html

Nouveau-
Brunswick

Écoles saines – Stratégie du mieux-être

Diverses ressources en anglais et en français

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Information sur les initiatives de la Stratégie du mieux-être dans les écoles au Nouveau- Brunswick.

http://www.gnb.ca/0131/wellness_Sch-f.asp

Manitoba -Écoles en santé

Cette initiative au Manitoba est fondée sur un cadre Écoles en santé pour mettre l’accent sur six points importants pour la santé, et repose sur l’approche globale de la santé en milieu scolaire.

Diverses ressources en anglais et en français

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Information sur les initiatives Écoles en santé au Manitoba, dont de l’information sur ce qui se passe dans la province et des ressources relatives aux connaissances pour les parents, les jeunes et les enfants.

http://www.gov.mb.ca/healthyschools/index.fr.html

Saskatchewan
School PLUS

School PLUS est une initiative provinciale menée par le ministère de l’Éducation et par le système d’éducation provincial qui fait la promotion de la réussite en matière d’apprentissage et du mieux-être pour chaque enfant et jeune.

Divers

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Information sur l’initiative School PLUS, dont des rapports et des guides d’apprentissage pertinents.

http://www.education.gov.sk.ca/SchoolPLUS

Alberta Healthy U

Divers

X Outil de connaissances
¨ Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Le site Web comprend diverses sections qui présentent de l’information et des suggestions sur les façons dont les parents, les enfants et le personnel des écoles peuvent s’assurer que les enfants de l’Alberta débutent leur vie de façon active et saine.

http://www.healthyalberta.com/HealthyPlaces/282.htm

 

Colombie- Britannique -
Écoles saines

Divers

X Outil de connaissances
X Réseau
¨ Outil d’évaluation
¨ Assistance/
formation technique
¨ Non précisé /
soutien organisation-nel

Ce site Web présente de l’information sur les initiatives Écoles saines en Colombie- Britannique, et comprend des liens vers des outils et des ressources.

http://www.bced.gov.bc.ca/health/welcome.htm

Outil de connaissances : Fait référence aux définitions, aux modèles de programmes, à l’information destinée à différents publics, aux rapports sur les programmes, à la recherche publique, etc.
Réseau : Fait référence à un réseau officiel qui permettrait la participation de l’Ontario.
Outil d’évaluation : Fait référence à un ou des outil(s) spécifique(s) pour effectuer une évaluation des activités en milieu scolaire relatives à l’approche Écoles saines.
Assistance/formation technique : Fait référence à des directives ou une formation spécialisées pour promouvoir la mise en œuvre d’un outil, d’un processus ou d’un programme.

Section 6. Conclusion

Le présent document fait partie d’une série de sept documents d’orientation préparés par le ministère de la Promotion de la santé de l’Ontario pour fournir une orientation aux conseils de santé relativement à la mise en œuvre de programmes et de services de promotion de la santé régis par les Normes de santé publique de l’Ontario (2008) (NSPO). Ce document d’orientation a fourni des renseignements généraux portant sur la santé en milieu scolaire, notamment sur son importance et sur le fardeau qui y est associé.

En outre, ce document d’orientation a suggéré des stratégies à étudier et présenté un examen des données probantes et de la justification pour une approche globale de la santé en milieu scolaire pertinent pour toutes les exigences liées aux écoles en tant que milieu.

L’atteinte de buts globaux en matière de santé et de résultats sociétaux dépendra des efforts déployés par les conseils de santé qui collaborent avec de nombreux autres partenaires communautaires, dont les écoles et d’autres organismes non gouvernementaux, autorités locales et municipales, organismes financés par l’État, et le secteur privé. En travaillant en partenariat pour l’atteinte d’un ensemble d’exigences communes, l’Ontario peut atteindre de façon plus efficace ses objectifs en matière de santé en visant à appliquer des normes plus élevées et en mesurant de façon adéquate les processus connexes.

La santé des personnes et des collectivités en Ontario est fortement influencée par les interactions complexes entre les facteurs sociaux et économiques, l’environnement physique et les conditions et les comportements individuels. La gestion des facteurs déterminants de la santé et la réduction des inégalités au chapitre de la santé feront aussi en sorte que les efforts des conseils de santé seront couronnés de succès.


Sigles

EPS – École promotrice de Santé

HBSC – (pour Healthy Behaviour in School-aged Children) Les comportements de santé des jeunes d'âge scolaire (étude)

CCES – Consortium conjoint pour les écoles en santé

OHSC – Ontario Healthy Schools Coalition

ASEPO – L’Association pour la santé et l'éducation physique de l'Ontario

OMS – Organisation mondiale de la Santé


Annexes
ANNEXE A

Annexe A  : En quoi consiste une École promotrice de Santé?

Qu’est-ce qu’une École promotrice de Santé?
Une École promotrice de Santé est une école qui renforce constamment sa capacité en tant que sain milieu de vie, d’apprentissage et de travail. (traduction libre, Organisation mondiale de la Santé http://www.who.int/school_youth_health/gshi/hps/en/print.html)

Énoncé de vision pour les Écoles promotrices de Santé en Australie
Une École promotrice de Santé s’efforce de promouvoir le bien-être social, émotionnel, physique et spirituel, ainsi que le développement cognitif, de ses élèves, de son personnel et de sa communauté.
 (Australian Health Promoting Schools Association http://www.ahpsa.org.au/)

L'Approche globale de la santé en milieu scolaire (AGSS)
L'Approche globale de la santé en milieu scolaire est un cadre de référence reconnu internationalement qui aide les étudiants à améliorer leurs résultats scolaires et qui aborde la question de la santé en milieu scolaire d’une manière planifiée, intégrée et holistique.
Il ne s’agit pas seulement de ce qu’il se passe en salle de classe. Elle s’adresse plutôt à l’ensemble du milieu scolaire en proposant des interventions dans quatre secteurs distincts, mais reliés, qui établissent les fondements solides d’une approche globale de la santé en milieu scolaire :

  1. environnement social et physique;
  2. enseignement et apprentissage;
  3. politique d’écoles en santé;
  4. partenariats et services dans le milieu scolaire.

Une fois les quatre secteurs harmonisés, les étudiants bénéficient d’un soutien qui leur permet de réaliser le plein potentiel de leurs capacités d’apprenants, ainsi que de membres de la société, productifs et en santé.
(Consortium conjoint pour les écoles en santé http://french.jcsh-cces.ca/jcsh/index.php?option=com_content&view=article&id=48&Itemid=37)

La promotion de la santé globale dans les écoles, une approche aussi nommée « Écoles promotrices de Santé » dans certaines régions, fait référence à une approche à plusieurs composantes qui comprend l’enseignement de connaissances et de compétences relatives à la santé en salle de classe, la création de milieux sociaux et physiques propices à la santé, et l’établissement de liens avec les parents, les organismes locaux et la collectivité élargie pour soutenir une santé et un apprentissage optimaux. (2, 4).
(traduction libre, Association canadienne pour la santé en milieu scolaire http://www.safehealthyschools.org/CSH_Consensus_Statement2007.pdf)

Fondements d’une école saine
En général, une école saine bénéficie :

  • d'un enseignement et de programmes de qualité supérieure;
  • d'un environnement physique sain;
  • d'un milieu social favorable;
  • de partenaires communautaires.

Dans ce cadre général se trouve une variété de sujets liés à la santé qu'il faut prendre en considération dans l'élaboration d'un plan d'action, notamment :
• alimentation saine                             • usage et abus d’alcool et d’autres drogues
• activité physique                               • croissance et développement sains
• prévention de l’intimidation             • sécurité personnelle et prévention des blessures
• santé mentale

(Programme de reconnaissance des écoles saines http://www.edu.gov.on.ca/fre/healthyschools/foundations.html)


ANNEXE B

Annexe B : L’ABC des Écoles saines

A : Établir un comité Écoles saines
Les écoles doivent être dotées d’une structure dans le cadre de laquelle les activités relatives à l’approche Écoles saines sont coordonnées, plutôt que d’en confier la responsabilité à une seule personne au sein de l’école. Le comité Écoles saines doit susciter la participation des élèves, des parents, des enseignants, du directeur d’école et du directeur adjoint, et des partenaires du secteur de la santé publique et d’autres organismes communautaires. Dans les écoles secondaires, ce groupe peut regrouper principalement des élèves, de même qu’un enseignant qui fait office de conseiller, et un représentant du secteur de la santé publique. La participation des élèves et le leadership dans tous les aspects du processus de planification décrit ci-dessous sont essentiels. Le comité Écoles saines peut aussi être nommé équipe sanitaire de l’école; comité école sécuritaire, saine et bienveillante; ou comité d’amélioration scolaire. Il peut s’agir d’un sous-comité d’un conseil scolaire, ou peut prendre la forme de tout autre groupe qui répond aux besoins de l’école individuelle.

 

B : Susciter la participation au processus de planification Écoles saines
Les écoles doivent susciter la participation de tous les intervenants de l’école dans les processus :

  • de création d’une vision commune de leur école en tant qu’École saine;
  • d’évaluation des points forts et des besoins existants;
  • de classement prioritaire d’un enjeu;
  • d’élaboration d’un plan global (voir C);
  • de mise en œuvre du plan;
  • de suivi et d’évaluation;
  • de célébration et de communication des réussites.

 

C : S’assurer que le plan de l’école est exhaustif
Les écoles doivent utiliser le cadre Fondements d’une école saine et s’efforcer d’inclure des activités de chacune des quatre composantes du cadre dans le plan de l’école. Cela permettra d’élaborer un plan global qui est plus susceptible de se traduire par des améliorations importantes et durables.

  • Enseignement et programmes de qualité supérieure
  • Milieu social favorable
  • Environnement physique sain
  • Partenaires communautaires (pour améliorer l’accès aux ressources et aux services)

Veuillez noter que les politiques liées à l’approche Écoles saines sont intégrées à chacune de ces quatre composantes.

 

ANNEXE C

Annexe C : Leçons tirées dans le monde entier relativement à l’approche Écoles saines

Les Centers for Disease Control du département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis ont publié un rapport en 2003 intitulé Stories from the Field: Lessons Learned About Building Coordinated School Health Programs. Ce rapport décrit les équipes de district et des écoles ainsi que le concept à l’aide de neuf exemples d’expériences. Dix leçons clés sont partagées :

  • L’appui du leadership au sein du district et de l’établissement est essentiel.
  • Les politiques renforcent l’engagement du district et des écoles à l’égard de la réussite scolaire et des résultats de santé positifs des élèves.
  • Les organismes externes doivent collaborer avec les écoles.
  • Les parents, les familles et les gardiens sont des partenaires essentiels.
  • Les élèves participent de façon importante à la réussite des programmes, dont ils sont d’importants bénéficiaires.
  • Le programme coordonné de santé en milieu scolaire repose sur une approche claire et pratique.
  • Les programmes fructueux doivent offrir aux participants des occasions d’interagir avec leurs collègues.
  • Le perfectionnement professionnel favorise l’engagement des membres du personnel et leur participation soutenue.
  • Changer de système exige du temps.
  • Les données appuient l’établissement d’un programme coordonné de santé en milieu scolaire.

 

Lawrence St. Leger (14) présente des leçons semblables tirées dans le monde entier à propos de ce qui fonctionne bien pour l’établissement d’Écoles promotrices de Santé :

  • Développer et maintenir une communauté scolaire démocratique et participative.
  • Développer des partenariats entre les décideurs en matière de politiques des secteurs de la santé et de l’éducation.
  • S’assurer que les élèves et leurs parents ont un sentiment d’appartenance à la vie de leur école.
  • Mettre en œuvre une diversité de stratégies d’apprentissage et d’enseignement.
  • Fournir des plages de temps adéquat pour l’organisation et la coordination des activités en classe et hors de la classe.
  • Explorer les questions de santé dans le contexte de la vie des élèves et de la communauté scolaire.
  • Utiliser des stratégies qui adoptent une approche qui tient compte de l’école dans son ensemble plutôt qu’une approche principalement axée sur l’apprentissage en classe.
  • Fournir en permanence des possibilités de développement des capacités pour les enseignants et le personnel associé.

 

  • Créer un excellent environnement social qui encourage des relations ouvertes et honnêtes au sein de la communauté scolaire.
  • Assurer une approche uniforme à l’échelle de l’école et entre l’école et la maison ainsi que la communauté élargie.
  • Développer à la fois une orientation dans les objectifs de l’école et une direction claire et non ambiguë de même qu’un soutien administratif.
  • Fournir des ressources qui complètent le rôle fondamental de l’enseignant et qui reposent sur une base factuelle théorique qui soit fiable et exacte.
  • Créer un climat dans lequel les attentes des élèves sont élevées en ce qui concerne leurs interactions sociales et leur réussite scolaire.

(Tiré de : Vers des Écoles promotrices de Santé : Lignes directrices pour la promotion de la santé à l’école, UIPES)

Leçons tirées de : Vince Whitman, C., et Aldinger, C.E. (sous la direction de), Case Studies in Global School Health Promotion: From Research to Practice, New York, Springer (2009)

Vince Whitman présente un cadre de 12 principaux facteurs qui ont une incidence sur l’efficacité du processus de mise en œuvre du concept d’École promotrice de Santé, nommé The Wheel of Factors Influencing Implementation of Policy and Practice. Les éditeurs susmentionnés ont recueilli et effectué des analyses qualitatives de 26 études de cas sur la promotion de la santé en milieu scolaire dans le monde entier. Les résultats ont permis d’établir le classement des facteurs qui suit (voir la référence à la p. 38) :

  • Vision et concept/lignes directrices nationales et internationales
  • Affectation de temps et de ressources (financières, humaines, techniques et matérielles)
  • Appropriation et participation par les intervenants
  • Formation en équipe et communauté d’encadrement/apprentissage continus
  • Collaboration intersectorielle
  • Promoteurs et leaders à tous les niveaux
  • Planification et processus décisionnel fondés sur les données
  • Soutien administratif et de la direction
  • Adaptation aux préoccupations locales
  • Attention aux forces externes
  • Masse critique et normes à l’appui
  • État de préparation

 

 

 


ANNEXE D

Annexe D : Liste de vérification pour la planification et la mise en œuvre d’Écoles saines

Cette liste de vérification est un résumé des principaux points dont les bureaux de santé publique doivent tenir compte quand ils entreprennent des activités relatives à l’approche Écoles saines. Elle vise à aider le personnel du bureau de santé publique dans leurs efforts en vue de soutenir les écoles dans le cadre d’une approche globale de la promotion de la santé.

Approche axée sur les points forts (Réf. GOSMS 3.b.i)

  • Nous reconnaissons que l’établissement de relations de travail positives avec tous les intervenants de l’école (enfants/jeunes, parents, personnel de l’école et conseil scolaire) et autres partenaires communautaires est essentiel pour la réussite des initiatives Écoles saines.

  • Nous reconnaissons que les structures de coordination (p. ex., comités, équipes d’action) à de multiples niveaux sont essentielles pour la planification d’actions significatives et durables.

  • Nous reconnaissons que l’école est un milieu propice non seulement pour la promotion de la santé des enfants et des jeunes, mais aussi des parents et du personnel de l’école.

  • Nous réussissons à susciter la participation des jeunes dans la planification et la mise en œuvre, qu’il s’agisse au niveau du bureau de santé publique, du conseil scolaire, de l’école ou de la collectivité.

  • Nous utilisons une approche fondée sur les points forts dans le cadre de notre travail auprès des enfants et des jeunes, de leurs parents, des écoles et des collectivités (p. ex., mentionner leurs points forts et tabler sur ces forces, au lieu de mettre l’accent sur les lacunes).

  • Nous adaptons nos programmes et services de santé publique en vue de répondre aux besoins de la population en matière de santé.

  • Nous reconnaissons que les travaux relatifs à l’approche globale de promotion de la santé en milieu scolaire exigent un engagement à long terme et que les exigences connexes évolueront au fil du temps.

 

 

Coordination interne (Réf. GOSMS 3.b.ii)

  • Nous obtenons l’appui des cadres intermédiaires et supérieurs du bureau de santé publique en ce qui a trait à l’approche Écoles saines.

  • Nous avons mis sur pied un comité de coordination interne dont sont membres des représentants de tous les principaux services ou programmes qui travaillent avec les écoles, afin d’accroître notre efficacité et notre efficience avec les écoles.

  • Nous avons une façon de déterminer l’ordre de priorité des écoles pour des services de promotion de la santé plus approfondis (p. ex., écoles rendues à un certain état de préparation, écoles où les besoins sont les plus criants, écoles prioritaires pour les conseils scolaires).

  • Nous affectons un employé d’un bureau de santé publique comme personne-ressource pour faire office de liaison avec les écoles prioritaires.

  • Nous comptons des employés d’un bureau de santé publique possédant une expertise sur des enjeux particuliers qui peuvent appuyer les écoles pour la planification relative à des enjeux spécifiques.

  • Nous (qu’il s’agisse de la personne-ressource ou d’employés affectés à des programmes spécifiques) offrons des conseils et de l’information pour orienter les enfants/jeunes, les parents et le personnel des écoles vers les programmes et les services communautaires pertinents pour divers enjeux relatifs à la santé.

  • Nous veillons à ce que le personnel comprenne et apprécie à leur juste valeur les politiques, procédures, processus et structures des conseils scolaires et des écoles individuelles.

    Coordination externe (Réf. GOSMS 3.b.iii)

  • Nous organisons des réunions annuelles des directeurs, du médecin hygiéniste et des gestionnaires/surintendants de nos conseils scolaires locaux et du bureau de santé publique pour établir des relations de travail positives et renforcer l’engagement d’une collaboration.

  • Nous obtenons l’appui des surintendants, et d’autres personnes chargées de responsabilités relatives à la santé des élèves au sein des conseils scolaires, pour les initiatives Écoles saines (ce qui peut comprendre des travaux relatifs aux politiques).

  • Nous explorons, avec les conseils scolaires, les meilleures façons d’intégrer le concept des Écoles saines aux processus de planification des conseils et des écoles (p. ex., plans d’amélioration des écoles, sécurité dans les écoles, programmes de « formation du caractère », leadership chez les jeunes, réussite des élèves, engagement des parents, sensibilisation à l’environnement).

  • Nous encourageons chaque conseil scolaire et chaque école participante à déterminer une personne-ressource principale pour les initiatives Écoles saines avec lesquelles le personnel des bureaux de santé publique peut communiquer.

  • Nous fournissons aux conseils scolaires et aux écoles le nom de la personne-ressource ou des coordonnateurs principaux de notre bureau de santé publique en ce qui a trait aux initiatives Écoles saines, et/ou une liste de personnes-ressources appropriées au sein de nos divers services.

  • Nous avons un comité de coordination pour le(s) conseil(s) scolaire(s) et le bureau de santé publique en ce qui a trait à nos initiatives Écoles saines locales (il peut comprendre d’autres partenaires communautaires ou être un comité de coordination pour l’ensemble de la collectivité).

  • Si de nombreux bureaux de santé publique collaborent avec un seul conseil scolaire, nous assurons une coordination parmi les bureaux de santé.

    Coordination au niveau des écoles (Réf. GOSMS 3.b.iv)

  • Nous comprenons qu’un comité de coordination idéal au niveau des écoles primaires doit comprendre des représentants de l’administration de l’école et de son personnel, de même que des élèves, des parents et des partenaires communautaires pertinents, comme les services de santé publique, les services de loisirs et la police.

  • Nous comprenons qu’un comité de coordination au niveau des écoles secondaires pourrait comprendre principalement des élèves et un enseignant/conseiller, avec l’appui de l’administration de l’école, des parents et des partenaires communautaires pertinents (comme les services de santé publique, les services de loisirs et la police), le cas échéant.

  • Nous fournissons à l’école le nom d’une personne-ressource ou de coordonnateurs principaux pour les initiatives Écoles saines.

Mise en œuvre d’une approche globale de promotion de la santé (Réf. GOSMS 3.b.v-vi)

  • Nous assurons une compréhension commune de l’approche Écoles saines qui comprend un plan global pour l’action-santé qui vise les quatre composantes, avec des politiques intégrées pour chacune d’elles :

  • un enseignement et des programmes de qualité supérieure;
  • un environnement physique sain;
  • un milieu social favorable;
  • des partenaires communautaires

En collaboration avec les conseils scolaires et/ou les écoles :

  • Nous planifions des processus pour évaluer les points forts et les besoins de la population scolaire et sur lesquels fonder la planification et l’élaboration de programmes et de politiques.

  • Nous aidons à recommander, à élaborer et/ou à passer en revue des outils de soutien relatifs au curriculum afin d’enrichir la mise en œuvre des curriculums de santé et d’éducation physique et autres.

  • Nous visons à sensibiliser et à enrichir les compétences de tous les intervenants de l’école (élèves/jeunes, parents, personnel) en ce qui a trait à divers enjeux relatifs à la santé.

  • Nous recherchons des occasions de créer ou d’enrichir l’environnement physique des écoles pour les rendre plus propices à la promotion de la santé.

  • Nous recherchons des occasions de créer ou d’enrichir l’environnement social des écoles pour les rendre plus propices à la promotion de la santé.

  • Nous recherchons des occasions d’établir des partenariats et de promouvoir l’accès aux ressources communautaires, y compris des programmes et des services.

  • Nous travaillons à des politiques de promotion de la santé, qu’il s’agisse d’une politique École saine ou de politiques relatives à des enjeux spécifiques.

  • Nous préparons les outils nécessaires dont les écoles auront besoin pour aller de l’avant avec les initiatives Écoles saines, comme :
  • des conseils sur la façon de former une équipe action-santé ou de l’intégrer à un groupe de travail existant;
  • passer en revue les questions et le processus;
  • entente/déclaration d’engagement;
  • évaluation des points forts et des besoins de l’école pour l’aider à déterminer l’ordre de priorité des enjeux;
  • modèle de planification;
  • rapport sur les activités;
  • rapport final/suivi/outil d’évaluation de fin d’exercice;
  • formulaire de procès verbal;
  • options de reconnaissance et de communication (p. ex., bannières, plaques, mentions dans les bulletins, couverture médiatique);

     

  • Nous planifions des initiatives de renforcement des capacités auprès des intervenants pertinents à propos du processus Écoles saines et de leurs rôles respectifs, comme :
  • directeurs d’écoles et directeurs adjoints;
  • enseignants/personnel enseignant;
  • enfants/jeunes;
  • parents;
  • partenaires communautaires, p. ex., services des loisirs, police, notre propre personnel du secteur de la santé publique, etc.

  • Nous planifions des occasions pour le réseautage, le partage et la célébration.

  • Nous déterminons des possibilités de financement pour appuyer/stimuler les travaux relatifs à l’approche Écoles saines.

     

Communications (Réf. GOSMS 3.b.vii)

  • Nous communiquons avec nos partenaires au sein du conseil scolaire afin de comprendre le processus nécessaire à la transmission des messages relatifs à la santé aux directeurs d’écoles, aux enseignants, aux parents et aux élèves.

  • Nous coordonnons nos communications avec les conseils scolaires et les écoles pour veiller à ce qu’ils ne se sentent pas bombardés par divers services et faire en sorte qu’un processus d’approbation des messages soit en place à l’échelle du conseil.

  • Nous adaptons ou complétons les stratégies de communication nationales et provinciales en matière de santé ou nous élaborons et mettons en œuvre des stratégies de communication locales/régionales relativement à divers enjeux liés à la santé.

  • Nous faisons le suivi de l’appui fourni aux écoles par le secteur de la santé publique au cours de l’année scolaire et présentons un rapport sommaire aux conseils scolaires.

  • Par l’intermédiaire de bulletins ou d’autres moyens appropriés, nous communiquons au personnel des conseils scolaires et des écoles, aux parents, aux élèves et à la collectivité de l’information relative à la santé, aux réussites dans le cadre d’initiatives Écoles saines et aux activités scolaires relatives à la santé publique.

  • Nous faisons connaître les services communs offerts à toutes les écoles ou auxquels les membres du public peuvent avoir accès par l’intermédiaire du secteur de la santé publique (p. ex., prévention et contrôle maladies infectieuses; vaccination; inspections des cafétérias; analyses de l’eau potable; santé buccodentaire; application de la Loi favorisant un Ontario sans fumée; services/soutien relatifs à la santé sexuelle; fiches de renseignements/lignes directrices; articles de bulletins; lignes téléphoniques d’information pour la consultation; sites Web et ressources en ligne des bureaux de santé publique, etc.).

  • Nous faisons connaître les services accompagnés d’options pour lesquels, en raison des ressources limitées, il est impossible de répondre à toutes les demandes (p. ex., soutien du comité Écoles saines; programmes de soutien/petits groupes; des programmes destinés à des petits groupes; des programmes de développement du leadership chez les jeunes; des cours sur la salubrité des aliments; des cliniques santé-voyage; des programmes sur les soins prénataux, l’allaitement maternel, l’art d’être parent, la santé des enfants / de la famille ou sur la désaccoutumance au tabac; appui au curriculum/formation continue pour les enseignants; ainsi que les services de consultation et d’orientation individuelles).

    Facteurs déterminants de la santé (Réf. GOSMS 3.c)

  • Nous évaluons, étudions et mettons en œuvre des mesures relatives aux facteurs déterminants de la santé qui ont une incidence sur notre population locale.

  • Nous collaborons avec les partenaires pertinents à des initiatives qui contribueront à encourager les enfants et les jeunes à poursuivre leurs études, car l’éducation / la littératie est un important facteur déterminant de la santé.

  • Nous collaborons avec les partenaires pertinents relativement à la prévention, à la promotion de la santé, à la reconnaissance précoce et aux efforts d’orientation liés à un vaste éventail d’enjeux relatifs à la santé, car la santé globale a une grande influence sur la capacité d’apprentissage.

  • Nous faisons la promotion d’approches positives de l’art d’être parent, d’une dynamique de famille saine ainsi que d’une croissance et d’un développement sains, car ces facteurs contribuent au développement sain des enfants et des jeunes en tant que déterminants de la santé.

  • Nous respectons les exigences associées aux écoles où le français est la langue première conformément à la Loi sur les services en français et aux politiques des conseils scolaires.

    Santé mentale (Réf. GOSMS 3.d)

  • Nous visons à promouvoir le bien-être non seulement physique, mais aussi mental, émotionnel et social des enfants, des parents et du personnel des écoles.

  • Nous sommes conscients que les problèmes de santé mentale et les maladies mentales sont des facteurs de risque pour de nombreux comportements néfastes pour la santé, de sorte que nous travaillons avec des partenaires communautaires pour promouvoir le bien-être mental et réduire le stress des enfants/jeunes, des parents et du personnel des écoles.

  • Nous collaborons avec les partenaires communautaires pour renforcer les facteurs protecteurs et la résilience des enfants/jeunes, des parents et du personnel des écoles.

     

Suivi/Évaluation

  • Nous accédons aux données de surveillance sur les points forts et les enjeux relatifs à la santé de la population d’âge scolaire, nous les recueillons et nous les analysons.

  • Nous échangeons l’information relative aux tendances et aux populations prioritaires avec les partenaires communautaires, notamment les conseils scolaires et les écoles.

  • Nous échangeons les pratiques exemplaires et les données probantes relatives à la promotion de la santé et à la prévention des maladies avec les intervenants pertinents pour faciliter la planification de programmes.

  • Nous établissons des relations avec les chercheurs communautaires, les partenaires universitaires et les autres organismes compétents en vue de soutenir la recherche sur la santé publique et l'échange des connaissances.

  • Nous visons à recueillir des données sur l’évaluation des résultats et des processus en ce qui a trait aux programmes et aux services fournis.

     

Veuillez noter que « nous » signifie le bureau/service de santé publique.
Veuillez noter que « parents » est un terme générique utilisé pour désigner les parents/gardiens/tuteurs.
Veuillez noter que « Équipe d’action-santé » fait référence à tout groupe de planification d’écoles locales qui traite des enjeux qui ont une incidence sur la santé (physique, mentale, émotionnelle, sociale, spirituelle) des élèves, du personnel et/ou de leurs familles. Ces équipes peuvent être nommées de différentes façons, notamment équipe sanitaire de l’école; comité école sécuritaire, saine et bienveillante; ou comité d’amélioration scolaire. Il peut s’agir d’un sous-comité d’un conseil scolaire, etc.
Veuillez noter que les « facteurs déterminants de la santé » comprennent notamment : revenu et statut social; réseaux de soutien social; éducation et littératie; emploi/conditions de travail; environnements social et physique; pratiques de santé personnelle et habiletés d’adaptation; développement sain des enfants; héritage biologique et génétique; services de santé; sexe; culture; et langue.
Veuillez noter que les « facteurs protecteurs » sont des caractéristiques, des conditions ou des comportements individuels ou environnementaux qui réduisent les effets des événements stressants de la vie, qui augmentent la capacité d’une personne à éviter les risques ou les dangers et qui favorisent l’épanouissement de la compétence sociale et émotionnelle de la personne dans tous les aspects de sa vie à l’heure actuelle et dans l’avenir (1). Les acquis internes sont les facteurs positifs qui sont propres à la personne, comme sa compétence sociale, ses habiletés d’adaptation et son efficacité personnelle. Les acquis ou les facteurs externes sont les ressources qui existent dans l’environnement social de la personne, et comprennent le soutien parental, le mentorat de la part d’adultes, les relations avec les pairs et les organismes communautaires (2).

(1) CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION. School Connectedness: Strategies for increasing protective factors among youth. Atlanta, Géorgie, département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, 2009. Tiré de : http://www.cdc.gov/healthyyouth/adolescenthealth/connectedness.htm

(2) FERGUS, S., et M. ZIMMERMAN. « Adolescent Resilience: A framework for understanding health development in the face of risk », Annu Rev. Public Health (2005), 26: 399-419.

 


Références

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2.         KENDALL, PRW. « An ounce of prevention revisited: a review of health promotion and selected outcomes for children and youth in BC schools », Provincial Health Officer’s Annual Report 2006. Victoria, Colombie-Britannique, Ministère de la Santé, 2008. Affiché à l’adresse : http://www.health.gov.bc.ca/library/publications/index.html  

3.         DRYFOOS, JG. « Adolescents at risk: a summation of work in field-programs and policies », J of Adolesc Health (déc. 1991), 12(8):630–7.

4.         BOYCE, WF, MA KING et J. ROCHE. Des cadres sains pour les jeunes du Canada, Ottawa, Ontario, Agence de la santé publique du Canada (2007). Affiché à l’adresse : http://www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/yjc/index-fra.php

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6.         WADDELL, C., K. MCEWAN, CA SHEPHERD et DR OFFORD. « A public health strategy to improve the mental health of Canadian children », Can J Psychiatry (mars 2005), 50(4):226–33.

7.         CHAMBRE DES COMMUNES DU CANADA. Des enfants en santé : une question de poids, Rapport du Comité permanent de la santé, Ottawa (ON): Communication Canada – Édition (2007). Affiché à l’adresse :
http://cmte.parl.gc.ca/Content/HOC/committee/391/hesa/reports/rp2795145/hesarp07/hesarp07-f.pdf

8.         KATZMARZYK, PT, et I. JANSSEN. « The economic costs associated with physical inactivity and obesity in Canada: an update », Can J of Appl Physiol (fév. 2004), 29(1):90–115.

9.         COMMUNITY AND SCHOOLS PROMOTING HEALTH. Mental health in schools: background information summary. Affiché à l’adresse : http://www.safehealthyschools.org/mental_health/summary.htm

10.       ASHTON J. « The historical shift in public health », dans : TSOUROS, AD, G. DOWDING, J. THOMPSON et M. DOORIS (sous la direction de). Health promoting universities: concept, experience and framework for action, Copenhague, Organisation mondiale de la Santé (1998), p. 5–9.

11.       ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. Healthy settings: introduction to healthy settings, Affiché à l’adresse : http://www.who.int/healthy_settings/about/en

12.       DOORIS, M, G. DOWDING, J. THOMPSON et C. WYNN. « The settings-based approach to health promotion », dans : TSOUROS, AD, G. DOWDING, J. THOMPSON et M. DOORIS (sous la direction de). Health promoting universities: concept, experience and framework for action, Copenhague, Organisation mondiale de la Santé (1998), p. 18–28.                                              

13.       ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. School health and youth health promotion. Affiché à l’adresse : http://www.who.int/school_youth_health/en

14.       UNION INTERNATIONALE DE PROMOTION DE LA SANTÉ ET D’ÉDUCATION POUR LA SANTÉ. Vers des Écoles promotrices de Santé : Lignes directrices pour la promotion de la santé à l’école. Affiché à l’adresse : http://www.iuhpe.org/uploaded/Publications/Books_Reports/HPS_GuidelinesII_2009_French.pdf

15.       SYMONS, CW, B. CINELLI, TC JAMES et P. GROFF. « Bridging student health risks and academic achievement through comprehensive school health programs », J Sch Health (août 1997), 67(6):220–7.

16.       MA, X., et Y. ZHANG. Évaluation nationale de l'effet des expériences scolaires sur les résultats et les comportements liés à la santé chez les jeunes : Rapport technique, Ottawa, Ontario, Santé Canada (2002).

17.       STEWART-BROWN, S. What is the evidence on school health promotion in improving health or preventing disease and, specifically what is the effectiveness of the health promoting schools approach?, Copenhague, Organisation mondiale de la Santé (2006).

18.       VEUGELERS, PJ, et AL FITZGERALD. « Effectiveness of school programs in preventing childhood obesity: a multilevel comparison ». Am J Public Health (mars 2005), 95(3):432–5.

19.       ROSAS, S., J. CASE et L. THOLSTRUP. « A retrospective examination of the relationship between implementation quality of the coordinated school health program model and school-level academic indicators over time », J Sch Health (mars 2009), 79(3):108-15, questionnaire 144–6.

20.       « A correlational study of the relationship between a multi-component
school health program and school achievement: a case for school
health », Dissertation Abstracts International Section A: Humanities and Social
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21.       GUERTIN, M. An examination of the effect of a comprehensive school health model on academic achievement: the effect of a living school on EQAO test scores, Toronto, Ontario, Institut d'études pédagogiques de l'Ontario, Université de Toronto (2007).

22.       CONSORTIUM CONJOINT POUR LES ÉCOLES EN SANTÉ. Collaboration des gouvernements dans les secteurs de la santé et de l’éducation, Rapport annuel (2008). Affiché à l’adresse : http://www.jcsh-cces.ca 

23.       ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, Conférence internationale pour la promotion de la santé (21 nov. 1986), Ottawa, Ontario, Santé Canada (1986). Affiché à l’adresse : http://www.euro.who.int/fr/home

24.       HAMILTON, N., et T. BHATTI. Promotion de la santé de la population : Modèle d'intégration de la santé de la population et de la promotion de la santé. Ottawa, Ontario, Santé Canada (1996).

25.       ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. Déclaration de Jakarta sur la Promotion de la Santé au XXIème Siècle, La quatrième conférence internationale sur la promotion de la santé (juil. 2007), Jakarta. Affiché à l’adresse : www.who.int/hpr/NPH/docs/jakarta_declaration_fr.pdf

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